16.04.2009

Sur le mythe de la "féminisation" de l'occident.

Trouvé chez François Desouche

A propos de la dévirilisation, je n’ai pas encore lu le bouquin de Zemmour, mais si j’en juge par ses interviews disponibles sur le net, j’ai l’impression qu’il fait fausse route.
Il a la nostalgie d’un patriarcat idéal qui n’a jamais existé. Il semble relier la féminisation de l’homme (qui me semble d’ailleurs assez anecdotique en dehors des grandes villes) à la montée en puissance d’un “néo-matriarcat”. Or, cette masculinisation des femmes (elle, bien réelle, en revanche), cette relative dévirilisation des hommes, ce ne sont que les symptômes d’une phallocratie absolue et en bout de course. Il n’y a définitivement rien de “matriarcal” là-dedans.
Aucune société matriarcale n’a jamais été une gynocratie (le mythe des Amazones est un mythe, précisément), la plupart des sociétés matriarcales n’ont jamais dévirilisé leurs hommes, bien au contraire. Elles se situaient par exemple à l’extrême opposé de cultures comme la culture arabo-musulmane, qui se construit dans l’intime terreur de la femme, et n’offre à ses hommes névrosés que l’apparat burlesque de la virilité.

En occident, je crois qu’on assiste aujourd’hui au stade terminal de la maladie patriarcat, qui a castré les hommes en les enchaînant à l’exercice du pouvoir. (Pour la France : particulièrement depuis l’époque napoléonienne, avec pour apogée le XIXème siècle petit-bourgeois.)
L’organisation de la vie collective, tout ce qui relève de la politique intérieure, tue la virilité. Ce n’est pas l’affaire des hommes. En leur demandant d’être ce qu’ils ne sont pas, des chefs en temps de paix, on les empêche d’être ce qu’ils sont fondamentalement.

Le patriarcat moderne (c’est à dire dans sa forme la plus poussée, soit depuis le XVIIIème) a tout bonnement demandé aux hommes d’être des mamans. On en constate le résultat aujourd’hui.

Commentaires

Ce texte est très intéressant... Est-il du mystérieux "François" -Desouche?

Zemmour accomplit un raccourci certes un peu rapide mais pas foncièrement faux lorsqu'il identifie le mal de notre occident à une dégénérescence matriarcale. Car il apparaît somme toute assez logique que la décadence d'un patriarcat corresponde précisément à sa dévirilisation.
En revanche je ne suis pas d'accord avec François Desouche sur un point précis : la civilisation (pour autant qu'on puisse aujourd'hui parler de civilisation) islamique considérée comme un patriarcat. En réalité je pense que la société arabe est à l'origine matriarcale, et que son extrême misogynie actuelle relève d'un phénomène jumeau-inversé à celui qu'on observe chez nous. La phallocracie morbide, renfermée, qu'elle représente me semble davantage être le résultat d'une dégénérescence du matriarcat, comme la fascination sans borne pour cet "Autre" éternel que symbolise la femme relève en occident d'une domination du regard masculin.

Bien à vous.

Ps : j'ai été vraiment déçue de votre réaction récemment sur le fil "Femmes à Babouches"... Le sujet en était d'une profondeur infinie et vous l'avez traité par-dessus la jambe en y mellant vos inimitiés personnelles. J'avais abordé le même sujet chez moi sous un autre angle il y a quelques temps... Si cela vous intéresse d'y jeter un oeil, tout est dans les commentaires. ^^

http://mimisdiogenesclub.hautetfort.com/archive/2009/01/16/think-tank-extrait-de-conversation-sur-ilys.html#comments

Ecrit par : Millie | 24.04.2009

Bonjour XP et Millie,
J'ai écrit ce texte et je voulais juste signaler qu'il n'engage que moi. Je commente régulièrement sur Fdesouche mais je n'ai aucun lien avec les administrateurs du site, ni ne prétend représenter leur ligne éditoriale :)

@Millie :
"En réalité je pense que la société arabe est à l'origine matriarcale, et que son extrême misogynie actuelle relève d'un phénomène jumeau-inversé à celui qu'on observe chez nous. La phallocracie morbide, renfermée, qu'elle représente me semble davantage être le résultat d'une dégénérescence du matriarcat, comme la fascination sans borne pour cet "Autre" éternel que symbolise la femme relève en occident d'une domination du regard masculin."

Pas idiot. (Cf notamment la préhistoire de la religion musulmane, déesses lunaires, etc.) Toutefois, ce légitime questionnement généalogique ne change pas radicalement mon point de vue sur cette culture.

Ecrit par : Morse | 05.05.2009

"Or, cette masculinisation des femmes (elle, bien réelle, en revanche), cette relative dévirilisation des hommes"

Eh bien voilà, les faits sont là. Et c'est à partir d'eux qu'une analyse pertinente peut se déployer.
La "phallocratie absolue", vous la voyez où ? Moi, nulle part. Quand la femme était considérée comme le "sexe faible", personne ne la mettait sous l'homme. Au contraire. Entre l'amour courtois, la vierge Marie ou les mille et un jeux de la séduction, il n'y a aucune phallocratie dans le passé occidental.
Par contre, dans l'islam, il y en a une : et si des jeunes sont attirés par lui, c'est justement parce qu'il comble ce manque, avec son machisme excessif qui peut ressembler - de loin - à une forme de virilité.

Ecrit par : Lanternier | 06.10.2009

Pas de doute c'est bien une femme 'occidentale' qui a écrit cet article. Elles ont tendance à tout sexualiser et a généraliser autour de la dualité h/f.
Or, si l'occident s'est féminisée ou dévirilisé, l'homme occidental lui s'est complètement embourgeoisé. Si bien qu'il faut comprendre l'Homme dans le sens philosophique. Zemmour connait bien les ficelles de la communication et la télévision
Il a produit une étude marketing car c'est plus vendeur auprès des ménagères.

En france, on est plus capable de distinguer justement l'homme de la femme car les femmes ne souhaitent plus jouer leur role de mère et les hommes préfèrent rester seuls, sans enfant que de se marier ou vivre en couple.
abordons maintenant le sujet sur l'homme et la femme car l'homme n'est rien sans l'un et l'autre.
Oublions les rapports et les différences qui existent entre les hommes / les femmes. Regardons maintenant ce qui nous rapproche.
La tradition matriarcale est un héritage du christianisme et en particulier du catholicisme.
Il place la femme (la mère) au centre de la famille et rompt avec le culte du sang et de la tradition qui était le socle de toutes les sociétés ou regne l'endogamie. Jésus a rejeté sa propre paternité, voire meme la sexualité. il a méprisé le corps, les rituels traditionnels. Il a renié sa judéité. Il a aboli la race, l'atavisme, la filiation entre le père et son fils.

Dans la morale chrétienne, si l'homme est le chef de la femme. Il est avant tout le serviteur de dieu et doit donc se sacrifier pour elle car c'est elle qui donne la vie.
Si la femme n'a pas la parole dans une assemblée, c'est que la femme a à l'évidence un atout que l'homme n'a pas. Sa mission sur Terre peut paraitre un peu moyen ageuse mais elle est de procréer et donner la vie. Dans le christianisme contrairement à la génése, la vie est amour. Elle n'est plus seulement une punition. C'est un don de Dieu.

On celebre ainsi l'union entre l'homme et a la femme autour du mariage.
L'islam par son coté polygame place l'homme au centre de tout et la femme a un role subsidiaire. Elle a presque un statut de chose et elle n'est qu'un objet de consommation qui sert à procréer. En contrepartie, l'homme doit la protéger, la nourrir et lui doit honneur et fidélité.. L'homme devient à la fois chef de tribu, chef de la famille, gardien de clan, chef militaire. Dans l'antiquité, la femme était peut être esclave de l'homme, (on les vendait comme des objets sans demander leur consentement) , les liens h/f et la famille n'étaient pas sacrée mais c'est aussi une bonne excuse pour l'obliger à porter un collier et un voile . Le sultan gardien de son harem et chef de guerre devient se faisant le chef de famille.

Ecrit par : george | 10.10.2009

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