18.12.2008
Anti-libéralisme à babouches
Sur ILYS
La ministre des finances du frankistan vous parle:
La finance islamique présente bien des avantages en ce qu'elle condamne la spéculation, et en ce qu'elle condamne le hasard, plus précisément le Gharar et le Massir, qui ne sont pas les bienvenus en terre islamique. (...) Dans la foulée, l'autorité des marchés financiers a crée un régime adapté aux fonds d'investissement respectueux des prescriptions de la Charia.
Tout ceci est lumineux et démontre la véritable nature du discours anti-libéral, lequel dépasse très largement le cadre des sciences économiques. Ce qui le sous-tend, c'est bien le refus et l'incompréhension des concepts de spéculation et de hasard qui sont au coeur de notre civilisation occidentale et d'elle seule, et qui par conséquence sont honnis par les enfants de celle qui depuis quinze siècles, s'est bâtie contre elle et n'a jamais eu comme seule horizon que sa destruction.
Car en effet, entre les presciptions économiques de la charia et les thèses de ceux qui s'égosillent contre l'économie virtuelle et le capitalisme financier, il n'y a rien.
Je ne parle pas ici d'économie, puisque ce domaine ne m'intéresse pas. Ce qui attire mon attention, c'est le fait que le discours des anti-libéraux est uniquement d'ordre spirituel et qu'il ne vise in fine rien d'autres rien d'autres que la condamnation du Gharar et du Massir.
Je m'autorise un petit reproche à notre ministre: elle a oublié de condamner la société de consommation et le fétichisme de la marchandise, ce gros dada dont ont la garde alternée les musulmans, les marxistes et les catholiques à babouches.
10:36 Publié dans 4th world war | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note


Commentaires
(Pardonnez-moi de poster hors-sujet.) Merci pour le mot sur Causeur.
J'ai autant de joie à vous lire, pour votre intelligence "transversale" (comme l'a qualifiée quelqu'un sur ILYS) et votre ironie mordante.
A bientôt
Ecrit par : Nicolas O-F | 31.12.2008
Bonjour Xp,
J'aimerais bien vous revoir écrire de la fiction.
Vous pourriez peut-être commencer pas de petits "à la manière de"... Seulement pour vous remettre le pied à l'étrier. :)
Ce n'est pas grave si vous avez épuisé tous les mensonges de votre vie. ;)
Ceci dit, votre dernière "poésie" sur Ilys était très touchante. Je suis comme Xyr, j'adore le virtuel-réalité!
Ecrit par : Millie | 06.02.2009
Et bien, vous voyez bien que je n'ai pas abandonné la fiction... Poésie, qu'est-ce que c'est d'autres? Et mon récit de noël, alors, ce n'est pas de la fiction?
http://ilikeyourstyle.net/2009/01/14/la-beuze/
Mais je ne publie pas tout!
Ecrit par : XP | 06.02.2009
Hum.
Vous savez je suis une midinette. Moi je crois tout c'que j'lis.
Vous ne publiez pas tout... Est-ce à dire que vous avez actuellement une activité littéraire plus... sérieuse? :)
Ecrit par : Millie | 06.02.2009
Affirmatif!
Mais pourquoi parlez vous de "pied à l'etrier"? Vous ne rangez pas ces deux textes dans de la fiction?
Ecrit par : XP | 07.02.2009
Oh vous savez bien ce que j'en pense. Ne me faites pas jouer à la voyante. ;)
Vous aimez à vous inventer certaines vies, bon. Seulement vous rendez vos histoires les plus invraisemblables si plausibles... A ce point qu'il est aisé de deviner que vous devez vous mystifier vous-même pour parvenir à vos fins, au point même où je subordore que vous ne pratiquez pas l'art du mentir-vrai sans y laisser quelques plumes... Je pense que vous vous effeuillez lentement, vérité après vérité, dans ces fausses autobiographies. Je pense que vous puisez dans l'or d'un petit contigent de vraies anecdotes ouïes tout au cours de votre vie de part et d'autre et qui n'est pas inépuisable. Et je me demande avec un peu d'effroi si vous êtes seulement capable d'inventer vos meilleurs détails de toute pièce, où si votre talent se borne à prélever et à distiller certains extraits rares de réalité. :-)
Ne prenez pas mal ce questionnement que j'ai. Moi-même suis plutôt embarrassée de ne pas pouvoir demander autant de fiction que je le voudrais à mon imaginaire. On pourrait croire mes histoire inventées, parce que je tente de "littérariser" un maximum certaines réalités de base pas immédiatement belle, en réalité j'utilise abondamment le pur suc de mon expérience pour donner corps à mes récits. Et je sais par trop combien "l'essence de réalité" est coûteuse, combien elle a trait à notre condition mortelle... Je la ménage forcément, dans l'attente de recevoir le don de recréer le monde à l'image de sa merveilleuse complexité naturelle.
Ecrit par : Millie | 07.02.2009
"Vous aimez à vous inventer certaines vies, bon."
Vous n'y êtes pas, mais alors pas du tout! Comment pouvez-vous dire ça, vous!
Alllez voir mon texte "franz" (en haut à gauche) par exemple, si vous y trouvez quelque chose qui peut être inspiré de ma vie, alors là....
Un ecrivain qui écrit pour parler de lui mérite qu'on lui brise les doigts, histoire qu'il ne puisse plus ecrire!
Si par hasard je puise dans ma vie, c'est par commodité, parce ce que j'ai plus de matière dans celle-là que dans celle d'un autre, parce que je la connais mieux!
Mais cette matière ne vaut pas plus que le fait divers lu dans le journal.
Un écrivain qui parle de lui, qui se raconte.... Pouah!
Ecrit par : XP | 07.02.2009
Ne faites pas si vilain. Comme vous dites, il faut prendre la vie où elle se trouve. On a juste davantage de profondeur potentielle lorsqu'il s'agit de la nôtre... Cela, si bien sûr l'on se connaît mieux soi-même qu'on ne pense connaître l'Homme.
Les gens s'aveuglent tellement à leur propre sujet, cependant, je comprends qu'ils soient plus lucides lorsqu'ils parlent d'autrui. :)
Bon, c'est vrai que nous n'avons pas tout-à-fait les mêmes buts littéraires non plus. Moi je cherche un secret. Vous, comme les autres littérateurs réac d'aujourd'hui (Houellebecq en tête) vous contentez du "là".
Ceci dit je suis plus loin que vous de mon but, c'est certain. ^^ L'au-delà m'échappe sans cesse. Je meurs de ne rien dire de vraiment essentiel.
Ecrit par : Millie | 07.02.2009
Notre petite conversation sur ce fil me trotte dans la tête....
"J'aimerais bien vous revoir écrire de la fiction."
[...]
"Vous aimez à vous inventer certaines vies, bon."
"Vous n'y êtes pas, mais alors pas du tout! Comment pouvez-vous dire ça, vous!
[...]
Un ecrivain qui écrit pour parler de lui mérite qu'on lui brise les doigts, histoire qu'il ne puisse plus ecrire!"
Donc si je comprends bien votre dernier texte aussi, au même titre que Franz, votre Récit de Noël, ou même la fameuse "Poésie" c'est encore et toujours ce que vous appelez de la fiction?
Excusez-moi, dans de telles circonstances, il m'apparaît ridicule de vous adresser mes condoléances comme l'ont fait les autres. J'aurais l'impression d'être le dindon d'une farce.
Ecrit par : Millie | 26.02.2009
Non, tout ça est vrai, hélas.
Mais c'est de la fiction, dans le sens où le but n'est pas d'informer les lecteurs de ce qui se passe dans la vie d'XP (ce dont tout le monde se fout à bon droit), mais de se servir de cette tranche de ma vie pour faire un texte qui a peut-être un intérêt littéraire (je dis bien peut-être).
Ecrit par : XP | 26.02.2009
Entendu.
Mes sincère condoléances, Xp.
Ecrit par : Millie | 26.02.2009
- Le hasard a fait un "retour en force" au XVIIe siècle en Europe avec Descartes ou Pascal, mais il n'a rien de particulièrement occidental, bien au contraire. L'Occident avec des penseurs comme Aristote ou Thomas d'Aquin, sans oublier Karl Marx évidemment, a réduit le hasard à néant. Bernanos s'inscrit dans cette tradition lorsqu'il écrit que "le hasard est le dieu des imbéciles". D'ailleurs sur le plan philosophique on peut résumer le combat de Marx à un combat contre le XVIIe siècle, contre la philosophie spéculative que la Renaissance avait "enterrée" ou presque.
Ecrit par : Lapinos | 02.03.2009
http://www.causeur.fr/les-antilles-vues-de-mon-balcon,1992
Ecrit par : V | 04.03.2009
Tenez...
http://www.libertyvox.com/article.php?id=381
Ecrit par : Nebo | 05.04.2009
Ecrire un commentaire