18.11.2008
Céline, ce théologien
Une telle connerie dépasse l’homme. Une hébétude si fantastique démasque un instinct de mort, une pesanteur au charnier, une perversion mutilante que rien ne saurait expliquer sinon que les temps sont venus, que le Diable nous appréhende, que le Destin s’accomplit.
Louis Ferdinand Céline, Les beaux draps, cité par notre ami Xyr .
A l'instar de tous les écrivains majeurs depuis deux siècles, Céline est un mystique, et seulement un mystique. Nous n’avons pas encore foulé le sol de l’apocalypse, mais nous somme déjà dans son aire territoriale et il n’existe déjà plus d’artiste véritable qui n’ait pas pour seule mission de nous parler d’elle.
Par cette phrase tirée de l'un de ses pamphlets (lesquels, pour être abjectes, n'en sont pas moins lumineux), il nous livre cette vérité cardinale:
Tout raisonnement est biaisé si l'on perd de vue en l'énonçant que les idiots utiles n'existent pas, que ceux qui défendent des idées meurtrières sont mus par des envies de meurtre, et qu'ils n'ont plongé dans la disputatio que pour les assouvir.
C'est terrifiant à dire, mais cette vérité est plus apaisante qu'aucune autre. Elle charrie avec elle le calme et la sérénité qui suit la mort de l'être cher, après que l'on se soit épuisé à le porter à bout de bras et vécu trop longtemps dans l'espoir vain qu'il terrasserait son mal.
Cette vérité rend libre, et c’est par elle que nous pouvons guérir de cette l'envie puérile de convaincre tout le monde.
Après l'avoir comprise, tu ne sera plus jamais heureux, mais tu sera toujours gai, comme il sied aux gentlemen, aux dandies, ainsi qu'à tous les hommes déchainés, ceux qui savent rire dans les cimetières.
11:16 Publié dans Fusées | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note


Commentaires
Je les vois marcher sur nous tous les jours. Tous les jours que Dieu me contraint de les rencontrer, je les vois marcher sur nous, ces hordes d'ombres que deviennent les hommes confrontés à la pureté et à la faiblesse de leur semblable...
Ils ont mal, les enfants uniques de Dieu, lorsqu'ils rencontrent en leur prochain une autre vie unique, une autre étoile au brillant sacré dont le réfléchissement bref les éblouit, les émeut, puis les blesse très profond, de la blessure qu'ils avaient reçue au passage la Reine des Neiges : un éclat de verre dans l'oeil...
Ils ont mal parce qu'ils savent que l'âme va mourir. Parce qu'ils savent qu'il n'en restera rien. Et de dépit ils ont bien l'intention d'y être pour quelque chose.
"Le chaos ne se fera pas sans moi". Voilà le mot d'ordre de ces hordes sombres.
Ils ont transformé l'humanité en masse. Cette masse nous écrase de tout le poids aveugle de ses milliers de carapace. Les guerriers de l'apocalypse font la tortue. Le mou des ventres est protégé par des cuirasses.
Si tu arrives en face et que tu découvres ton propre ventre blanc, crois-tu que l'Eternel va crier du fond des cieux : "Il fait le Christ! Mes enfants, laissez-le passer!" ?
Crois-tu qu'ils te reconnaitront, Jésus, sous tes différents masques de misère, lorsque tu te présentera par milliers, noir de la poussière que leurs sabots soulèvent, à ces milliards de moutons blancs?
Vont-ils enfin comprendre qui ils sont, au lieu de chercher le nom de leur masse, tourner les yeux vers le ciel étoilé, et s'endormir pour la nuit?
Ils sont venus pour nous tuer, car nous leur avons dit "je t'aime", et qu'ils ne s'aimaient pas eux-mêmes, et que nous ne nous sommes pas excusés.
Ils sont venus de la nuit des temps, ces linceuls, ces brouillards, ces ombres, recouvrir au plus fort du cauchemard, les visage de ceux que nous avons le plus fort aimé.
Tous, sans exception, tous jusqu'à ma mère, tous ils nous condamneront si nous décidons entre les rangs des leurs, de n'entrer que les derniers.
Car ils sont la peur de vivre. Ils sont la physique pesanteur. Ils sont l'attraction du vide. Ils sont le vertige de nos sublimes grandeurs.
Ils sont la force d'inertie. Ils sont la sagesse des pierres. Ils sont "Eli, Eli, Lama Sabachtani". Ils sont le système nerveux de la guerre.
Mais nous sommes les chevaliers
qui sommes venus à l'épée
briser le sol gelé de l'hiver,
Nous sommes la charrue du fermier
qui sillonne en lisière de forêt
le champ brûlé de la terre.
Nous sommes les oiseaux des prés
Nous semons, légers, le blé
D'une inconnue nouvelle ère.
Nous sommes enfin le froment et l'ivraie
des prairies du dessus des nuages ;
juste des oiseaux de passage ;
nous sommes les faiseurs d'images,
pour qui un vent très mauvais est en train de se lever.
Ecrit par : Millie | 19.11.2008
Excusez-moi, XP... Je ne me suis pas rendue compte à quel point était long ce poème. Si vous le trouvez encombrant vous pouvez le supprimer.
Ecrit par : Millie | 19.11.2008
Mais je ne le trouve pas du tout encombrant, ma chère. Je le trouve joli.
.
Tenez, c'est un vieux mot qu'il faudrait réhabiliter, "joli".
Ecrit par : X | 19.11.2008
Un poème un peu chiant mais joli. Comme Millie en somme.
:D
Ecrit par : xyr | 20.11.2008
oui, mais toi,t'en n'a pas, des poèmes comme ça sur ton blog.
Je t'emmerde, Xyr.
quand tu auras des jolis poèmes comme ça sur ton blog et du poil au menton, tu reviendras nous voir.
Ecrit par : xp | 20.11.2008
=)
Ecrit par : xyr | 20.11.2008
Bof. On peut pas être génial 24/24... C'était un essai de retour aux sources. Ca faisait longtemps que j'avais pas écrit de poème...
J'ai un peu perdu la main on dirait. ^^
Mais c'est normal. Tu verras Xyr, la jeunesse est l'âge de la poésie, la maturité celui de la prose.
Ecrit par : Millie | 20.11.2008
Je n'ai jamais été foutu de pondre des vers.
Mais je récues l'opposition prose/Poésie. Il faurt mieux parler de l'opposition vers/prose, m'est d'avis.
Personnelement, je préfère très largement les"petits poèmes en prose" aux bleurs du mal, Idem pour Rimbaud. Je relis souvent "une saison en enfer", mais jamais ses vers.
Millie, arrêtez de vous excusez tout le temps, sacrebleu! Votre poëme est vraiment très beau.
Ecrit par : xp | 20.11.2008
Merci :)
Ecrit par : Millie | 20.11.2008
Je plaisantais Millie. A quoi Diable servent les smileys !
Ecrit par : xyr | 20.11.2008
D'accord, Xyr.
Je suis susceptible du vers, tu sais. ;)
Ecrit par : Millie | 20.11.2008
Bonjour,
Un événement mondial a eu lieu et cela est caché depuis 8 ans !
La Bible a toujours annoncé qu'un dernier prophète se lèverait aux temps de la fin.
J'ai relevé beaucoup de versets où cela est clairement annoncé mais je ne vais pas vous inonder de versets, je ne vais vous en citer qu'un
( Ezechiel 33.33 Quand ces choses arriveront, -et voici, elles arrivent! -ils sauront qu'il y avait un prophète au milieu d'eux.)
Ce prophète nous a remis son livre et peut-être ne le savez-vous pas.
Voici les liens pour lire son œuvre
Monique Marie
Le livre du dernier prophète tant attendu
http://www.lelivredevie.com
Prophéties déjà réalisées et vérifiées
http://pagesperso-orange.fr/metaphysique/decouvertes.html
Le Fils de l'homme est conforme aux prédictions Bibliques
http://pagesperso-orange.fr/metaphysique/index.html
Un témoignage de théologiens confirmés
http://www.tradition-science.com/Le%20livre%20des%20propheties.htm
Ecrit par : monique marie | 08.02.2009
Très bien, ça XP!
http://www.causeur.fr/le-retour-du-refoule,1919?show=comments#comment-33927
Ecrit par : Causeur | 15.02.2009
Oui, oui, Causeur m'inspire:)
http://www.causeur.fr/c%e2%80%99etait-la-gauche,1941
http://www.causeur.fr/ouverture-tontonlatre,1938
Ecrit par : XP | 18.02.2009
Ecrire un commentaire