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31.05.2008
Casus belli
http://ilikeyourstyle.net/index.php/2008/05/31/casus-belli/
« Dix jours après que le gouvernement italien a adopté des mesures plus restrictives contre l’immigration, le Vatican a affirmé vendredi 30 mai que “le maintien de l’unité de la famille” et les regroupements familiaux pour les immigrés sont “un objectif fondamental” de l’Église catholique.
Dans la mesure où les immigrés, même clandestins, “représentent une ressource pour les sociétés où ils travaillent (…), il ont droit à ce que l’on affronte le problème des familles séparées”, poursuit le Conseil pontifical de la pastorale pour les immigrés dans un document adopté à l’issue d’une assemblée plénière.”Cela peut être fait avant tout en favorisant le regroupement familial dans le pays d’accueil”, souligne le Vatican.
Le Vatican estime lui qu’il est possible de faire face à la séparation des membres de la famille “en examinant les causes profondes des migrations et le rôle que le développement [économique] peut jouer dans la recherche d’une solution. »
Le dernier paragraphe du texte témoigne tout particulièrement de l’aveuglement de l’Église, lequel confine au fanatisme:
En vertu d’une idéologie dont elle est la proie, la civilisation occidentale et chrétienne s’attelle depuis deux siècles au développement économique et social de l’Afrique et du monde Musulman.
Il s’agit là d’une entreprise gigantesque et dictée par la foi en l’universalisme républicain, comparable à l’édification des pyramides et des Cathédrales par son ampleur et la passion religieuse qui la sous-tend
Le profit essentiel que nos protégés ont choisi de tirer de nos dispensaires et de nos programmes de vaccinations, c’est la force qu’on peut tirer d’une explosion démographique, laquelle, on ne le dira jamais assez, procède de la volonté politique unanime des dirigeants du tiers-monde d’opposer une suprématie quantitative à la suprématie qualitative de l’Occident.
C’est un fait sans précédent dans l’histoire du monde qu’une civilisation décide d’en sortir d‘autres de la fange, d’en faire ses égales et de leur apporter en quelques décennies ce qu’elle a conquis elle-même au prix de siècles de travail et d’abnégations. Or, de cet élan altruiste proprement irrationnel, ces bénéficiaires en ont conçu un ressentiment profond à l’égard de ses bienfaiteurs, et celui-là tourne chaque jour un peu plus vite à la haine .
L’Église croit donc qu’en persévérant dans l’erreur avec la constance du Diable, en jetant toujours plus notre or dans le tonneau des danaïdes, on finira par rendre ces populations autosuffisantes et les débarrasser de cette envie obsessionelle de nous voir plier sous le poids du nombre.
Elle croit donc qu’avec un dernier effort et quelques lignes de crédit en plus, l’Afrique noire et la sphère Musulmane vont devenir laborieuses, se peupler d’usines et de pôles technologiques au point d’en faire pâlir les foules Japonaises, et qu’enfin, l’espoir commun de ces peuples ne résidera plus dans la conquête d’un graal imaginaire usurpé par l’homme blanc au commencement du monde.
Cela ne relève pas de l’erreur d’analyse, mais littéralement de la folie.
Ajoutons que le Saint-Siège succombe à ce délire au prix de l’oubli de l’un de ses dogmes cardinaux, à savoir celui de la corruption de la chair et de l’un de ses corollaires les plus visibles, soit la propension des hommes à liquider leurs dettes morales en se débarrassant de leurs bienfaiteurs
Tendre sans arrières pensées la main à celui d’en face est un moyen très sûr de s’en faire un ennemi mortel, et c’est très mal connaître la nature humaine que de ne pas le savoir.
Ajoutons que le Pape contrevient-là aux règles les plus élémentaires de la charité chrétienne, puisque le confort moral et la reconnaissance terrestre qu’il mendie en ne s’opposant pas à la substitution ethnique de l’Europe Chrétienne, il l’obtient en acculant par avance nos fils à la violence et la barbarie.
Depuis que les Papes vont prier leur Dieu dans les Moquées de Constantinople, il est pour le moins légitime de se demander s’il est encore possible d’être à la fois Catholique et fidèle aux souverains Pontifes de l’époque, lesquels ressemblent furieusement à des anti-Papes.
Je n’affirme rien, je m’interroge.
16:50 Publié dans 4th world war , XP est catholique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
28.05.2008
En attendant Bégaudeau
http://ilikeyourstyle.net/index.php/2008/05/28/en-attendant-begaudeau/
En vertu de cet art orwelien de l’inversion sémantique dont notre époque a le secret, les professeurs sont portés au pinacle en même temps qu’il nous est enjoint d’en parler comme de pauvres gens déconsidérés, livrés à la vindicte populacière et pris en chasse par les argentiers de l’état.
Pareil à ce qu’on devait jadis baiser la bague d’un prélat avant de lui demander poliment d’enculer moins les enfants, il faut que toute évocation du fantastique gâchis dont-ils sont tout de même au coeur soit précédée d’ un hommage à leurs personnes, leurs dévouements, leurs mérites, et que la politesse soit conclue par le sacro-saint en tout cas, moi, j’aimerais pas faire leur boulot, alors même que soixante ans de Social-démocratie ont presque fait du peuple de France une armée de culs plombés effrayés par leurs ombres et ne rêvant que d’entrer à l’éducation nationale ou d’y caser leurs mouflets.
Les enseignants sont protégés par cette croyance religieuse en l’intégration Républicaine et la capacité surnaturelle du pédagogue à faire un Français d’un descendant de pygmées du centre Afrique, et ce par l’apprentissage de l’imparfait du subjonctif ou des amours de la Princesse de Clèves qu’on inculquerait un peu comme le roi posait ses mains sur les écrouelles.
On traite bien les professeurs de feignasses dans les chaumières et les tavernes, mais pareil à ce qu’au temps de la toute puissance de l’Église on rigolait du curé derrière son dos, en évoquant le gros Monsieur habillé en femme et juché sur une chaire en bois dont les plus taquins prédisaient qu’elle s’écroulerait bientôt sous le poids de sa bedaine.
Connaissant un peu le sens des mots, j’affirme moi que ces gens sont des cons en général et qu’il s’agit-là d’un jugement d’autorité.
Je les ai vus. Je suis un commercial de métier, c’est-à-dire qu‘à leur inverse, j’ai longtemps exercé une profession noble, de celles qui nourrissent deux fois par jour son homme à la seule condition qu’il réussisse à faire ce qu’on attend de lui, soit en l’état prendre un chèque avant la concurrence, et sans se rouler parterre sous les fenêtres du secrétaire d’état au commerce quand ça ne veut pas sourire.
A ce titre, je les ai croisés, et je sais donc ce qu’il convient d’en penser en général, je le répète. Lorsque deux vendeurs se croisent et parlent chiffons, ils évoquent pour se fendre la gueule leurs histoires d’enseignants, leur manière si particulière d’être boursouflé jusqu‘au ridicule, de pontifier en évoquant ce qu’ils n’ont pas même vécu en rêve, et surtout, cette propension à se croire overbooké quand ils n’ont rien à foutre… C’est tout un spectacle, un instituteur prenant l’air soucieux de qui pose un avion de ligne sur une route de campagne pour annoncer qu’il va falloir faire vite, et que la présidence d’un conseil municipal de jeunes, ça n‘attend pas..
Je me souviens entre autres de ce type que j’avais tant de mal à joindre au téléphone et lui parler plus de trente secondes, dont j’ai cru un instant qu’il dirigait un truc comme la Generale Motors, mais qui finît par m’apprendre qu’il était professeur d’éducation physique en maladie.
Du reste, je suis sûr que les histoires d’employés du mammouth accablantes et drôles font aussi les délices des notaires, des avocats où des psychiatres, que tout le monde sait de cette corporation qu’il convient de la montrer du doigt, stricto sensu de la discriminer, que toute considération magistrale un tant soit peu construite sur la transmission des savoirs doit commencer par là.
Nos Rois ont bâti notre histoire en visant les jambes ou la tête des Jésuites, des Templiers ou des lépreux, et je ne vois pas en vertu de quel principe une corporation ne pourrait plus faire l’objet d’un procès collectif suivi d’une punition infligée par le prince.
Ils se décrivent comme nombreux, mal payés, entassés dans des bâtiments publics, mais cet état des lieux convient aussi aux gens de la cour entassés par Louis XIV sous les sous pentes de Versailles pour qu’ils fassent la claque un peu comme les pédagogues font les majorités de gauche, et dont les familles payaient la maigre instruction pour qu’une fois au palais, ils envoient quelques pièces à leurs frères et sœurs restés au village.
Ajoutons pour finir que ces fonctionnaires-là se sentent atteints dans leurs dignités sitôt qu’on se penche sur leur travail mais sont les premiers à s’abonner à des torchons qu’on appelle 60 millions de consommateurs ou que choisir et qu’ils consacrent bien souvent une part leurs 17 semaines de congés payés à chercher des poux dans la tête des commerçants petits ou gros qui encaissent les taxes dont on fait leurs émoluments.
Ils reçoivent maintenant des baffes par les enfants de la France d’après, nous dit-on. C’est pas mon problème. Qu’ils changent de métier, s’ils ne supportent pas la douleur. C’est d’ailleurs, dans l’esprit, ce qu’ils répondent à ceux qui évoquent leurs privilèges …. Passez le CAPES, disent-ils à ceux qui leurs en parlent… Vendez des frites au bord de la route et tâchez d’en tirer un profit, se doit-on de répondre aux professeurs de ZEP qui chougnent et tombent en dépression nerveuse pour faire les malins.
Que Bégaudeau s’enfonce sa palme d’or mal acquise dans le trou du cul, qu’il commande à ses élèves de filmer le supplice. Avec un peu de chance, le Jury de Cannes aimera le court métrage et leur en filera une autre. L’année prochaine.
17:30 Publié dans France , Taillage de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Foutre en taule les cinéastres Français?
Serait-il légitime de condamner à de lourdes peines de prisons la majorité des cinéastes Français?
Oui, car exception culturelle oblige, leurs films tous pourris sont financés avec de l’argent public, et Monsieur Crozemarie, de l’Arc, à fait un séjour à l'ombre pour moins que ça.
Si ces gens étaient leurs propres producteurs, et qu'ils devaient hypothéquer leurs maisons de campagne pour boucler leurs budgets, jamais ils ne financeraient les merdes qu'ils tournent.
Cerise sur le fumier, le premier rôle est tenu par le fils du réalisateur.... Mon Dieu que ça pue, tout ça...
01:45 Publié dans Vidéos | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.05.2008
Malraux par Basile de Koch
"Vu l’autre jeudi sur Planète un documentaire édifiant intitulé “le mystère Malraux”. Quel mystère, donc ? Eh bien, s’interroge d’emblée l’auteur, René-Jean Bouyer, d’où vient que la personnalité de cet homme qui a “marqué son siècle” reste aussi “insaisissable” ? Drôle de mystère en vérité, puisqu’il est élucidé dès les premières minutes par la dernière épouse d’André Malraux, Madeleine : “Il s’était fabriqué une vie, explique-t-elle, et il avait peur en se livrant de livrer autre chose que ce qu’il avait fabriqué.”
Une analyse confirmée par ce cri du cœur du jeune André au début des années 1920, rapporté par sa première épouse Clara : “Je construirai ma statue de mon vivant !” En d’autres termes le secret de Malraux, c’est qu’il n’était pas Malraux : il fut toute sa vie le sculpteur minutieux et le modèle complaisant de son futur gisant.
La voilà donc, la clé des rodomontades malruciennes, de ses multiples revirements et, pour tout dire, de son coup de bluff permanent. Il s’agissait tout simplement des poses successives auxquelles l’a astreint, au fil du temps, l’érection de son propre monument – avec ses deux profils : le héros engagé et le géant de la pensée. Ainsi s’explique la “pudeur” de Malraux, c’est-à-dire sa détestation des confidences et, il faut bien le dire, un souverain mépris pour la vérité. Pas question qu’ un “misérable petit tas de secrets” comme disait l’autre, vienne ruiner son entreprise d’autoglorification.
Et le documentaire d’expliquer un peu banalement ce tropisme par les “humiliations” infligées à André dès sa plus tendre enfance ; une enfance dont Malraux ne dira jamais rien, hormis qu’il la “déteste”. De fait, apprenons-nous, il en détestait tout. Ses origines sociales d’abord, sans doute trop modestes pour lui… Et pourtant, né d’une mère épicière et d’un père flambeur mythomane, l’homme Malraux n’incarnera-t-il pas une heureuse combinaison des deux ?
Son physique ensuite, qu’il jugeait un peu ingrat pour le séducteur qu’il voulait être… Et pourtant, il aura toutes les femmes qu’il voudra, de Clara à Madeleine en passant par Josette Clotis, Sophie de Vilmorin, etc. Il les “aura”, dis-je, car il s’agit toujours plus d’avoir des femmes que de les aimer, pour ce Don Juan narcissique qui écrira à la fin de sa vie : “L’amour, je ne saurai jamais ce que c’est que par mon imagination…”
En attendant, le jeune André déteste aussi l’école, où il est carrément mauvais élève. La seule discipline qui le fascine, c’est le théâtre ; et Dieu sait qu’il en fera ! Malraux panthéonisant Jean Moulin, dirait-on pas une parodie de Sarah Bernhardt ?
Notre futur héros déteste jusqu’à son prénom : ses parents l’ont appelé Georges, ce qui n’est définitivement pas assez classe pour lui. Alors c’est décidé, il se rebaptisera André ; au moins ça veut dire “Homme”, en attendant le préfixe “Grand”. Car c’est décidé aussi, Malraux sera un grand homme et tutoiera l’Histoire !
A 20 ans déjà, le voici dandy parisien et critique littéraire chez Gallimard… Son premier talent pour se faire un nom, c’est un culot noir. Même Jean Lacouture, son biographe légèrement mangousté, lâche : “Il y aura toujours de l’esbroufe chez lui : il sait 9 et il dit 11 !” — avant de se reprendre en précisant, les yeux embués : “…mais il sait quand même 9 !”
Pour draguer aussi, Malraux marche au culot. Il repère Clara Goldschmidt, l’invite à danser, la séduit par sa conversation picdelamirandolesque, l’emmène en Italie, l’épouse et mène grand train avec son fric à elle…
Très vite, Clara se rend compte qu’elle ne connaît pas l’homme qu’elle a épousé. Il faut dire aussi que ce mec ment comme il respire ; ainsi, pour compenser une de ses premières “humiliations”, s’inventera-t-il un père influent dans la haute finance et une mère vivant à l’année au Claridge… Pourquoi se gêner ?
Très vite aussi, Malraux étouffe à Paris. Tel un concurrent de Koh-Lanta, il rêve d’aventure et d’exotisme, de fortune et de gloire.
Or, si la gloire est encore à conquérir, la fortune est déjà à reconquérir : à coups de placements hasardeux, André a ruiné Clara… Leur expédition en Indochine tient donc un peu des Pieds Nickelés : Malraux s’est mis en tête d’aller voler des statues antiques dans des temples khmers pour les revendre à des collectionneurs… Hélas ! Il est interpellé par la police française à Phnom-Penh, et condamné à trois ans de prison ferme.
A Paris, Clara mobilise le microcosme intello-littéraire et décroche les soutiens de Gide, Mauriac, Breton, Aragon et les autres pour ce gandin de 25 ans qui n’a presque rien signé – sauf un larcin raté. Grâce à ce lobbying efficace, en appel, les trois ans ferme sont commués en un an avec sursis ; mais pour André, l’”humiliation” subsiste… Une humiliation qu’il a subie en Indochine française : c’est donc tout naturellement qu’il va devenir anticolonialiste — mélangeant audacieusement sa honte de voleur de statuette pris sur le fait avec “l’humiliation du peuple indochinois exploité”.
Cet engagement courageux lui vaut en 1934 le prix Goncourt pour La Condition humaine, roman flamboyant sur la Révolution chinoise de 1925, dont il ignore tout. Qu’à cela ne tienne ! Lui qui n’a passé que quelques jours en Chine en tant que touriste ira jusqu’à s’inventer un passé de “Commissaire du Peuple”, ce qui fait quand même mieux dans le tableau, pardon la sculpture.
Du même coup, le grand homme a trouvé sa grande cause : il sera le chantre de la “littérature engagée”, orateur infatigable de l’Association des Artistes Révolutionnaires, puis du Comité de Vigilance des Intellectuels Antifascistes, s’il vous plaît.
Es qualités, Malraux est invité par Staline à Moscou en 1934, avant de s’inviter deux ans plus tard en Espagne : la guerre révolutionnaire ne saurait se passer de lui ! Pour l’occasion, il se bombarde “colonel” d’une escadrille antifranquiste, lui qui ne sait même pas piloter une automobile…
Cette fois encore, la geste du héros André est contée par le génie Malraux : c’est L’Espoir, accueilli comme un chef-d’œuvre et qui n’est en fait, comme l’écrira Simon Leys, qu’”un amphigouri théâtral à la rhétorique brumeuse et flatulente”.
Quant à l’engagement, attention : c’est seulement quand notre visionnaire le sent ! Tel n’est pas le cas, par exemple, de l’Occupation allemande, qui voit Malraux sillonner deux ans durant la côte d’Azur, avant de se fixer en Corrèze — dans un château, pas dans le maquis.
Il faut dire aussi que l’époque n’est guère propice aux rêves de gloire entretenus par notre héros : son Frente popular a vécu, son ex-ami Staline a pactisé avec Hitler et son nouvel ami Trotski s’est mangé un piolet. Quant à l’état de la France de l’époque, eh bien, seuls les historiens qui ne l’ont pas connue en parlent simplement. Mais sur le moment, quelle posture adopter ? André tâtonne… A ses deux frères qui l’exhortent inlassablement à entrer dans la clandestinité, il répond tout aussi invariablement que “l’heure de la Résistance n’est pas venue”… Elle viendra, à ses yeux, au lendemain du Débarquement. Là il est temps, pour notre Clark Kent, de réendosser son costume de Superman ; il se fait appeler “colonel Berger” et affirme être chargé par les Alliés d’unifier la Résistance dans le Sud-Ouest… Et ça marche !
Gaulliste, Malraux ? Il le devient miraculeusement lorsque le général est nommé chef du gouvernement provisoire. Aussitôt l’homme du 18 juin, qu’il qualifiait hier encore (en privé) de “fasciste”, est rebaptisé “incarnation de la France” — et Malraux sera son prophète ! Un ralliement récompensé à coups de portefeuilles, de vrais-faux rendez-vous avec l’Histoire et de discours-fleuves sous le crépitement des flashs : tout ce qu’aime André !
“Il s’admirait beaucoup, commente un Lacouture lucide mais toujours sous le charme : il considérait que ce qu’il avait créé, une statue mouvante dans le XXe siècle, entre Trotski et De Gaulle, c’était quand même une assez belle réussite.”
Une anecdote suffit à décrire l’ego surdimensionné du Malraux des sixties. A une missive de Michel Debré, qui était alors son Premier ministre, il répond : “Mon cher Michel, votre lettre m’a déplu. Vous voudrez bien m’en écrire une autre.”
Ca sonne comme du Louis XIV réinventé par Guitry ? Eh bien, c’est du Malraux et ça ne plaisante pas — au moins avec soi-même.
Ce qui surprend pourtant, c’est qu’un tel charlatan ait su impressionner à peu près tout le monde – hormis de Gaulle, qu’il “amusait”, et son psy, qu’il inquiétait plutôt. Bref la statue de Malraux, c’est un peu le portrait de Dorian Gray : plus elle paraît immortelle et grandiose, plus le modèle s’avère pour ce qu’il fut : vaniteux, mythomane et creux.
Mais après tout, le mystère Malraux n’était-il pas élucidé déjà dans les Antimémoires par ce vieux prêtre qui disait à l’auteur : “Le fond de tout, c’est qu’il n’y a pas de grandes personnes…” ?
Et si c’était vrai, comme dit Marc Lévy ? Si l’idée même d’être un “grand homme” n’était qu’un rêve de petit garçon ? Alors André aurait vraiment eu tous les joujoux qu’il voulait : prix, titres, lambris et panoplies de cow-boy humaniste… Mais pour cette concession à perpétuité dans le cimetière de ses rêves d’enfant, Malraux paie le prix. Il est au Panthéon, certes ; mais il n’en reste que des cendres…"
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25.05.2008
Naulleauté
"Michel Polac, dans les ultimes soubresauts de sa nudité intellectuelle, a fait un bébé à la télévision d'Etat, c'est Eric Naulleau. Son héritier en vues artistiques piteuses et en analyses politiques fofolles. Chaque samedi soir, à « On n'est pas couché » (France 2), Naulleau blablate aux côtés de l'excellent Zemmour. Sur le plateau, il fait la pluie des clichés et le beau temps de l'ennui. On cherche en vain les raisons pour lesquelles, dans l'arrondi satisfait de sa tête creuse, il semble si content de lui. Des années qu'il déambule dans les couloirs des journaux et des radios, sans qu'on comprenne qui il est ni ce qu'il veut. Ce qu'il a écrit, personne ne l'a lu. Ou ceux qui l'ont lu n'ont pas l'air de s'en souvenir. Il serait éditeur. C'est une créature indéterminée telle que les médias en présentent régulièrement à notre absence d'appétit. Sur ce qu'il a vu, entendu ou lu, il donne des avis abondants comme des flots de salive. C'est le travailleur culturel forcé de dire des bêtises, puisqu'il les pense. Homme de trop plein de lui-même, il doit à l'immense gentillesse de Laurent Ruquier d'avoir trouvé un coin de télé où asseoir sa vanité surprise et rondouillarde. On se demande pour combien de temps. Le plus court sera le mieux."
Patrick Besson
24.05.2008
Hungry Heart
Toujours dans mon casque quand j'avais 18 ans, et dans ma tête depuis trois jours.
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Sauver la planète en Cherokee
http://ilikeyourstyle.net/index.php/2008/05/24/sauver-la-planete-en-cherokee/
Il y a quelques jours, j’ai relu Max Weber et son Éthique protestante, esprit du capitalisme, ou pour être plus précis, je l’ai parcouru en diagonale, en regardant les Barbouzes, sur F3. J’adore le bruit des silencieux, dans les films d’Audiard, et j’aime bien quand Francis Blanche prend un accent Nazi terrible, comme dans l’histoire où Brigitte Bardot saute en treillis sur la France occupée pour la délivrer du joug Allemand, qu’elle tombe dans ses griffes, et qu’il menace de l’envoyer à Buchenwald si elle refuse de se faire prendre en levrette. La scène où il lui demande « voulez vous être torturée, petite Madmoiselle », et qu’elle répond « oh bin non alors », voilà ce qu’il faudra montrer aux Gremlins quand ils coloniseront la planète et qu’ils voudront savoir ce que c’est que c’est que le cinéma. Ça les fera rire, et pour le coup, ils ne seront pas trop cruels avec nous. Babeth s’en va-t-en guerre, qu’il s’appelait, ce nanard.
La pensée de Weber est la plus élevée qui se puisse trouver sous un crâne de sociologue. Ce qui n’est pas grand-chose. S’il avait su s’extirper de cette micro science et faire danser les concepts, il aurait compris que l’esprit du capitalisme est le pendant économique de celui qui sous-tend notre civilisation, et qu’à contrario, ceux qui veulent le mettre à bas cherchent le coup à trois bandes, l’effondrement du modèle judéo-chrétien par la fin de son économie de marché, à l’instar de Lénine qui voulait « tourner l’Europe par l’Afrique », où de tous les José Bovidé à moustaches dont l’attirance morbide pour l’économie planifiée n’a d’égal que l’affection qu’ils portent aux kamikazes palestiniens.
Le capitalisme pendait au nez de cette civilisation qui a fait le choix du libre arbitre, de l’aventure et de la crise permanente. Depuis deux siècles, des aréopages de barbo-moustachus veulent foutre l’avenir en cage, le tracer au cordeau et l’enfermer dans un éternel gosplan dicté par un prophète dont la statue de bronze serait sur la place, et les aspirations de ceux-là ont tout a voir avec la théologie.
La pensée anti-libérale est une hérésie de facture très classique, elle procède d’une révolte contre cette idée folle que le royaume du grand architecte n’est pas de ce monde, qu’il nous commande de chercher pitance et salut les yeux bandés, que notre chair corrompue nous entraînera chaque jour dans la fosse, mais qu’il a placé en nous la force d’en sortir.
Au sommet du G7 de 1983 dont les assemblés se tenaient dans la galerie des glace du palais de Versailles, le Président socialiste Mitterrand avait suggéré à ses homologues que soit crée une usine à gaz internationale destinée à prévoir les avancées technologiques futures. Le grand libéral et Chrétien Ronald Reagan lui répondit que d’autres maboules dans son genre avaient eu la même idée dans les années 30, qu’ils avaient reçu plein d’argent pour enculer les mouches, et c’est en brandissant son stylo sous les yeux de Mitterran le socialan qu’il dît de ses jean-foutre qu’ils n’avaient même pas prévu le remplacement de la plume par la bille. Sur ce, Thatcher a pouffé, et Le Français à baissé la tête comme le gros balourd qu’il était, en dépit du roman national qui le dépeint sous les traits d’un Florentin. Ce qui achève de rendre cocasse cette histoire, c’est que le pied Nickelé en chef s’est ensuite vengé sur Jacques Attali (l’auteur de la couillonade) en l’humiliant à son tour devant pleins de gens, pendant ses parties de golf .
Les problèmes de réchauffement climatique et de pénurie de matières premières prennent leur place dans l’interminable fanfare des affres que génère le capitalisme et qu’il finit toujours par résoudre et transcender.
Seulement, la catastrophe avance à grand pas, et les écologistes s’affolent. Déjà, les golden boy californiens roulent en voiture électrique et salissent beaucoup moins l’atmosphère que José Bové ou Yan Arthus Bertrand dans son hélicoptère de crétin. Si nous ne faisons rien, si nous ne modifions pas nos habitudes de consommation subito, il ne faudra pas vingt ans à l’humanité pour qu’elle apprenne des verts que ce sont des rouges, des Folamour travaillés par le fantasme annal et régressif d’un monde retourné à sa forme tribale, au troc, à la cueillette et aux documentaires de Nicolas hulot qu’on regarde en se gelant les couilles, malgré les pulls à cols roulés qui grattent.
C’est pour ça qu’ils pourrissent la vie à tout le monde avec autant de force, ils savent que leurs heures sont comptés. Raison de plus pour leur chier au nez en faisant longuement couler les robinets d’eau chaude, et les citoyens riches ont en sus le devoir de s’acheter des 4*4 et passer devant ces connards en trombe, quand ils sont réunis devant une flaque d’eau.
Un jour, nos petits enfants remercieront le président Bush pour le doigt d’honneur qu’il fît aux signataires des accords de Kyoto, et sans doute à-t-il donné là vingt ans d’avance à la civilisation occidentale, dans la guerre de sape que lui mène les écologistes.
12:05 Publié dans 4th world war , XP hait les écologistes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Catholiques et Musulmans pratiquement
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23.05.2008
Les simpson en vrai!
13:05 Publié dans Vidéos | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
22.05.2008
young angry white man
J’ai souvent pensé au suicide.
Pas au mien, rassurez-vous, mais à celui des autres. A cause de leurs gueules, souvent, mais certaines choses plus subjectives encore sont de nature à susciter ce genre de rêveries. La voix de l’écrivain Yann Queffélec, par exemple, me fait regretter de ne jamais avoir été gardien dans un stalag pour le balancer dans le bâtiment réservé aux imbéciles qui parlent du nez.. A son propos, je l’ai entendu un jour expliqué qu’à sa naissance, son père l’a pris dans ses bras pour aussitôt concevoir un dégoût profond à l’endroit de son enfant, lequel ne s’est plus jamais démenti. Ça me réchauffe le cœur, ce genre d‘histoire, et je me sens moins seul en les apprenant.
Arlette Laguiller aussi, mériterait d’être sévèrement punie pour son timbre. Ce qui est impardonnable, ce n’est pas tant qu’elle ait depuis sa jeunesse consacrée son temps libre à la politique à seule fin que je croupisse un jour en Sibérie ou sur le plateau des mille vaches, pas davantage qu’elle soit hommasse et salariée de crédit lyonnais en retraite. Ce qui ne passe pas, c’est qu’elle parle très fort, cette bonne femme. Je suis sûr que les chiens la morde aussitôt qu’ elle ouvre la bouche. Elle pourrait bien se convertir aux thèses économiques de l’école de Chicago, ça n’y changerait rien.
D’autrefois, ce sont les noms et prénoms de mes prochains qui appellent chez moi un rejet profond de l’engeance humaine. Quitterie Delmas, je l’ai détesté avant même de savoir qui s’était, et je fais remarquer au passage que la méthode est fiable. C’est en vertu de ce racisme patronymique assumé que j’ai couché pêle-mêle sur ma blacklist Clara Dupond-Monnod, Boutros Boutros-Ghali, John-Paul Lepers, John-John Kennedy et le penseur gaulliste Sébastien Lapaque (en fait, lui, c’est pour autre chose qui a davantage avoir avec sa gueule et les idées qui son gravées sur chacun de ses pores…).
Les dents du bonheur, voilà encore une chose qui m’éloigne ostensiblement de mes contemporains. Mise à part celles de Jean Tibéri, lequel est fort sympathique, je supporte pas cette fantaisie ridicule. Un sourire de Renaud Dennodieu de Vabres, (celui-là entre dans beaucoup de cases) ou de PPDA me renforce toujours dans l’idée que bien des gens ne méritent pas de vivre.
Au sommet de l’échelle de mes répulsions, se trouve les lippes éternellement pleines de salives des fines gueules, celles qui font claquer leurs lèvres avec distinction quand ils mangent et sont nantis des visages à chier contre de Bernard Pivot ou Pierre Perret. Celui-là, en plus, il pousse la provocation jusqu’à ne pas montrer ses dents quand il se force à rire pour faire croire qu’il est jovial, ce qui le fait ressembler à une poule. C’est inacceptable, ce genre de chose. En tout cas, moi, ça me révolte.
les lèvres toujours humides de ces gens quand ils sont à table, cette manière de faire des petits bruits avec elles en tenant leurs cuillères entre le bout du pouce et celui de l’index comme des grosses tantes, je ne connais rien qui évoque mieux ce mélange de lourdeur et de puérilité dont est pétrie la chaire humaine.. J’ai de la tendresse pour les alcooliques, les drogués et même les pachydermes boulimiques, mais en revanche, ces gourmets-là me font toujours envisager l’Apocalypse future avec sérénité. Je me dis toujours en les voyant savourer que s’ils avaient été sur le Titanic, ils auraient continué à faire claquer leurs babilles comme des vaches tandis que la carcasse du bateau se serait cognée contre l’iceberg et qu‘un bruit sourd serait venu jusqu‘à eux.. Leurs gueules rougies m’évoquent aussi Pétain, sa putain de terre qui ne ment pas, ses terroirs, les labels rouges et pour le dire d’un mot, la carcasse de la France dont on ne finit plus de lécher les os à mesure que ses armées sont défaites et que son âme se fait asperger à grands jets de vitriol. Les cochons raffinés ramènent encore au souvenir de Mitterrand sur la roche de Solutré, avec son bâton, son pantalon de velours, et cette exaltation du terroir qui revenait à la bonne heure, celle où l’on s’est froidement résigné à génocider par substitution le peuple Français.
La chère est menteuse, la pomme de terre n’existait pas en France avant 1789, et du nord au sud, les français de la plus grande époque se nourrissaient de la même façon, a savoir d’une soupe, une tranche de lard, un morceau de fromage et d’un pichet dont il convenait juste de savoir si c’était du 12 ou du 13. Comme tout ce qui mérite ici bas d’être exalté, la grandeur de la France se trouve dans son essence, laquelle vole, change de corps et ne dévoile pas même ses secrets sous les plus grande plumes. Je pense de ceux qui croient aimer la France quand ils n’aiment que la croûte qui la recouvre et ses fromages de tête ce que je pense des faux chrétiens, ceux qui le sont à la manière musulmane, en s’accrochant à une pierre noire ou des traditions.
Il y a tout cela, dans le spectacle de cette andouille de Pierre Perret qui mange, car philosopher c’est apprendre à maudire, et déceler les trésors que recèlent nos impressions premières, pareil au peintre qui esquisse la femme veuve en retrouvant sa douleur dans chaque grain de sa peau.
Cette misanthropie exacerbée ne s’explique par aucune des antiennes que sert la vulgate psychologisante, car je n’ai d’une part aucune revanche à prendre sur la vie, n’ayant pour l’heure jamais été pauvre, malade, bègue ou frappé par un chagrin d’amour qui fut autre chose qu‘une blessure d‘orgueil. Par ailleurs, la tarte à la crème selon laquelle celui qui n’aime pas les autres ne s’aime pas lui-même ne peu s’appliquer à ma personne, si tenté qu’elle se soit appliquée un jour à quelqu’ un: Je me trouve fréquentable et me suis toujours enrichi à mon contact, à tel point qu’ au milieu de trop de monde, je me manque et me rejoint discrètement, tandis que ma tête bouge toute seule pour faire croire à cette bande de cons que j’écoute encore.
La vérité, c’est que le dégoût de l’autre est une grâce octroyée par le ciel. Il procède d’une conscience acérée de ce que la chaire est corrompue, que les hommes sont à fuir et promis aux flammes, mais cette aversion pour le commerce avec celui d’en face témoigne surtout de ce qu’une âme n’est pas faite pour le sang, les larmes, les plongées dans les fors intérieurs et les pogroms qui suivent les amours déçus
Je hais la patrie, les salons, les kibboutz, les fêtes de voisinages, les processions, les ligues et les chorales, car je sais de l’homme de la foule qu’il est traîné vers elle par ses pulsions de mort.
Moi, je suis un réactionnaire, le nostalgique d‘un monde coloré de blasons, quadrillé par les barrières de classes et protégé de la haine par l’indifférence. Ce que je pleure, c’est un temps où les hommes s‘aimaient encore assez pour ne pas s‘approcher.
Rien d’autre.
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