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29.04.2008
Règlement de comptes à O.K. Soral.
"Je n'ai que du mépris pour ceux qui donnent une tribune à ce genre d'écrivains de cabinet"
Alain Finkielkraut
Les phrase les plus profondes de cette très belle conférence:
"pouvez pas appeler la poulice?"
"Ali, t'y où? Ils ont frappé fort, là mon ami!"
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28.04.2008
Alain Soral et d’autres affreux
Dans la ville de Grenoble, la communauté juive vient d’être secouée par une agression antisémite qui ne fleure pas tout à fait l’ignorance et la méconnaissance de la Shoah, mais beaucoup la lecture quotidienne d’Oumma.com, la fréquentation répétée des ouvrages d’Alain Soral le toujours communiste, et cette compassion suspecte pour le Palestinien qui pue si fort la métaphore antisémite.
Petit rappel des faits: A la faculté de médecine, dans le silence de la bibliothèque universitaire, Samuel travaillait, une discrète kippa sur sa tête. Un autre étudiant s‘en est approché pour lui signifier qu‘il était Palestinien et qu‘il voulait parler avec lui de Moïse et de la religion. Comme dans une théma de France-cul, sommes toutes…Mais ce jour-là, Samuel n’avait pas envie d’entrer dans un débat citoyen avec cet émule de Pascal Boniface, de Ramadan ou d’ Emmanuel Todd, cet intellectuel français tant admiré des souverainistes et dont Ben Laden est l’agent littéraire à l‘internationale. Samuel lui a donc indiqué que ça ne l’intéressait pas, qu’il voulait étudier et qu’il avait bientôt des examens. Ces propos d’une rare violence lui ont valu d’être traité de sale Juif, de sioniste et sauvagement frappé….
Les souverainistes de Grenoble sont décidés à bien faire savoir aux Juifs que ces petites choses-là ne les émeuvent pas vraiment.
Le temps d‘une soirée, ils vont bientôt refaire la France de leurs rêves (*) et la reconstruire autour d’Une Gauche du travail alliée à une Droite des valeurs. Pour se faire, ils se sont choisis un maître de cérémonie en la personne de l’Antisémite compulsif Alain Soral, selon la formule d‘Alain Finkielkraut.
Mais que vont-ils se dire, une fois qu’ils auront épuisé cette thématique qui empeste son Jacques Doriot à plein nez? Soral va-t-il détendre l’atmosphère en évoquant comme dans ses livres les traders à bretelles qui se jetaient des tours le 11 Septembre 2001 pour sa plus grande joie?
Va-t-il encore lâcher de manière sibylline à la tribune que s’il était Juif et détesté de partout depuis 2000 ans, il se poserait des questions?
Va-t-il montrer les photos de son voyage au Moyen-Orient avec Thierry Messian et Dieudonné M’bala M’bala au cours duquel les tueurs du Hezbollah les ont reçu avec tellement de gentillesse?
Et ce Dieudonné, au fait, sera-t-il là pour échanger de savoureuses plaisanteries politiquement incorrects autour d’un verre de rouge avec un vieux lecteur de l’Action Française et un échappé d’Attac?
Il n’y a rien de plus infect que ces aréopages de traditionalistes et de jacobins qui se roulent des pelles, cette union sacrée entre la France moisie et la liberticide, la crypto communiste indécrottable.
Avec son art du mot juste, Finkielkraut avait qualifié cet « écrivain » d‘auteur de cabinet (**). Ce qui est encore plus dégoûtant que sa prose, ce sont les gens qui dans l’assistance se lanceront des clins d’œil appuyés et des sourires gourmands chaque fois qu’il sera question des forces de l’argent et de ceux qui les détiennent.
Il avait condamné comme il se doit ceux qui n’en tenant plus d’être agressés par les mots de ce Monsieur Soral avaient renversé quelques chaises au milieux d’antisémites venus-là pour voir le Maître, et souligné qu’il était malhabile de faire le cadeau d’une diabolisation à un gugusse qui se repaît de l’air du temps en surfant sur les poncifs les mieux admis de son époque. Il avait cependant précisé que sa désapprobation n’excluait nullement l’empathie et qu’il partageait avec ces jeunes gens leurs mépris pour ceux qui donnent une onction culturelle aux écrivains de cabinet (**).
Il serait bon que des Samuel potentiels soient présents à cette petite sauterie rouge verte et brune pour dire le plus calmement du monde au micro qu’ils ne se laisseront pas égorger sous le regard amusé de la gauchiasse islamophile, et que la soirée clins d’œil appuyés et sourires gourmands n‘aura pas lieu.
(*) http://www.alainsoral.com/
(**)http://www.dailymotion.com/video/x4zyzb_finkielkraut-agression-dalain-soral_news
17:50 Publié dans Taillage de gueule | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.04.2008
Life goes on, more and more badly
http://ilikeyourstyle.net/index.php/2008/04/26/life-go-on-more-and-more-badly/
Quand j’étais petit, je passais beaucoup de temps à la campagne. En altitude. Avec mes cousins, on faisait des jeux. On attrapait les mouches au vol, par exemple. Le règlement prévoyait qu’il était interdit de nous servir de nos deux mains, puisque en dépit de notre jeunesse, nous savions déjà qu’à vaincre sans périples, on triomphe sans gloire. C’était un point la mouche, deux si elle était vivante, et trois quand par bonheur, elle était intacte. C’était tout une technique. Les rescapées, on les mettait dans une boite pour les préparer aux compétitions qu’on organisait pour elles. L’épreuve reine, c’était le vol avec une aile. C’est rigolo, une mouche qui vole avec une aile. Elle s’élève du sol, tourbillonne un peu pour la forme, mais elle ne va pas bien loin. Pas de quoi atteindre les étoiles, je vous le promet. Elle décolle, retombe, recommence et s’écrase à nouveau pour mourir de fatigue. Il y avait des cas d’espèce, des surdouées qui échappaient à notre vigilance et s’évanouissaient dans l’air, mais enfin c’était rare. . J’aimais bien les courses sans ailes et sur trois pattes. Quand un cas de se genre leur échoyaient, Elles allaient quand même de l’avant. Je suis persuadé qu’elles ne savaient pas où aller, mais enfin, elles s’obstinaient à tracer, au prix j’imagine d’une immense douleur. Il me semble que si un géant de 800 mètres au garrot me coupait les deux jambes pour tromper son ennui, je ne bougerais plus et j’attendrais la mort, mais elles, il fallait qu’elles bougent. Dingue. Je repense toujours à ça quand je vais à carrefour le samedi, à la foire aux boudins ou en discothèque. Vous riez, mais figurez-vous que Gombrowicz écrit dans son journal qu’il reproche à la philosophie son absence cruel de téléphones et de pantalons. Moi, je trouve qu’elle manque de mouches.
Pour les mouches, je crois qu’il y a prescription, mais ce qu’en revanche je ne me pardonne pas, ce sont les cartons que nous faisions sur les chats avec les carabines à plomb qu‘on nous offrait à Noël. Je suis devenu très copain avec eux par la suite, et j’ai du mal à croiser le regard d’un seul d’entre eux sans penser aux erreurs de ma jeunesse, et ce d’autant plus que j’étais très habile. Au prix d’une longue introspection, j’ai compris que j’avais plutôt envie de canarder les paysans alentours. Si je leur ai laissé la vie à tous, c’est que j’avais peur de finir en maison de correction et de passer mes nuits dans un dortoir, au milieu d’autres préadolescents qui auraient senti le sperme et la chaussette sale.
Parfois, nous allions voir Norbert. C’était un vieux qui passait sa vie assis sur une murette et qui rigolait tout le temps. Ce qui nous fascinait chez lui, c’était qu’il n’avait pas d’ongle à son index droit. Il nous racontait qu’il l’avait perdu à la guerre, mais je n’en ai jamais cru un mot. Aujourd’hui encore, je pense qu’il l’avait perdu en sabrant une bouteille de rouge, mais il a emporté son secret dans sa tombe. Il était communiste, Norbert. C’était le seul du village. D’ailleurs, tous le monde l’appelait le communiste . Quand il était assis sur son mur au bord de la R.N., les touristes le klaxonnaient pour se foutre de sa gueule. Ça lui faisait plaisir. Un jour, Chirac a déboulé en trombe avec pleins de motards pour visiter les fermes du village et dire aux jeunes ploucs qu’ils avaient bien raison d’entreprendre et que l’avenir de la France, c’était eux. Nom de Dieu. Joli foutage de gueule, quand j’y pense. Le Crédit Agricole les avait tous endetté jusqu’à la mort, ils ont mangé le patrimoine des trois générations qui étaient passés avant eux, et pour la plupart, ils sont sans épouses et ne reçoivent même pas canal Sat pour se branler devant les pornos. Le seul qui a convolé en juste noce, c’est avec une Malgache obèse qu’il a conquis avec l’argent de ses économies et qui a fait venir toute sa famille dans le village. Aujourd’hui, si vous le traversez pour vous rendre aux stations, vous pourrez voir pleins de mulâtres en train de prendre du bon temps sur la terrasse d’une ferme construite au XVIII ème siècle. Ça fait drôle.
Au village,tout le monde se foutait de la gueule de Norbert parce que tout communiste qu’il était, il avait serré la main de Chirac et que la photo était passée dans le journal. Sur la fin, les gens ne l’appelaient même plus le communiste, mais le copain à Chirac. C’est vrai qu’il avait l’air con sur la photo. On aurait pu juré qu’ils avaient tous les deux snifé une ligne. Je l’aimais bien, Norbert. Il n’avait pas lu Shakespeare, puisqu’il ne savait pas lire, mais je pressentais qu’il avait compris de la vie qu’elle était une histoire de fou racontée par un idiot, et que rien n’était grave ici bas. Son plus grand plaisir, c’était de nous montrer son index sans ongle, de nous demander d’appeler le maître d’hôtel et le tirer, ce après quoi il lâchait un pet sonore qui faisait notre joie et la sienne. Ils sont cons, ces communistes.
Je ne revois plus mes cousins. Je sais que notre junior est avocat. Un autre a fait le cours Florent et joue dans une troupe. C’est normal, que nous soyons chacun doués pour les mots, puisque notre jeunesse fut emplie de poésie et de métaphores au point que celui d’entre nous qui était pris par une très forte envie de chier disait qu’il avait le cigare au bord des lèvres. Je n’arrive pas à savoir ce que fait dans la vie ma chère petite cousine. Elle est toujours belle comme un ange, mais je suis sûr qu’elle boit. Les alcooliques qui planquent leur bouteille dans leurs panières à linge se reconnaissent à quelques vaisseaux pétés sur le nez et dans le blanc des yeux, mais surtout par des absences furtives qui les font partir loin de vous quand ils continuent pourtant à vous sourire et vous fixer.
Il ne faut pas revenir sur ses pas ou se baigner deux fois dans la même rivière. Je ne vais plus dans mes chères montagnes, pour me préserver d’une envie de gerber, de m’exiler dans le noir et d’attendre que la mort me prenne ou que la vie me transforme en statue de sel.
En fait, tout le monde s’en fout de tout ça, puisque des géants de 800 mètres au garrot vont bientôt venir nous cherchez.
Putain de temps.
17:25 Publié dans Best of XP | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Morceaux choisis
http://ilikeyourstyle.net/index.php/2008/04/26/courrier-des-lecteurs/
Voici quelques pépites laissé sur Ilys par l'excellent Sanpiero. Moi, tout m'a fait exploser de rire.
“tu préfères une jambe en mousse ou un bras en carton?”
“Je crois que les sénégalais se reproduisent plus que les cadres de la CGT, mais bien sûr, il est possible qu’un sénégalais devienne cadre de la CGT.”
“C’est la démocratie le problème. Il faudrait une démocratie élitiste, autrement dit une fusée à réaction qui fonctionnerait au charbon.
L’ équivalent d’un satellite à pédales C’est sûr on y croit.”
“Les Émirats Arabes, faut aimer les buildings sur du sable et les camps de pakos parqués en dehors de la ville.”
“Toute la planète dégueule le blanc. (Quant on va dans le tiers-monde) il faut s’appuyer les discours surréalistes des flics locaux, lors des contrôles, sur la colonisation, le sort des sans-papiers en France, etc…”
“Les motivations de ceux qui veulent venir en Europe (…) c’est leur haine viscérale du blanc couplée à leur posture misérabiliste d’éternelle victime du toubab pour qui il est juste de se venger…C’’est normal, faut partager maintenant.”
“(Sur les clandestins) Rien a voir avec la pauvreté, c’est l’indignité rencontrée qui fait chier, cette indignité qu’ils se trimballent en permanence. ”
“(Sur les clandestins qui « foutraient la pétoche » aux Français de souche…) Ca n’a rien à voir avec la pétoche, cela à voir avec le dégoût qu’inspire à toute homme normalement constitué l’indignité.”
“Pour ceux qui veulent vivre ce multiculturalisme de chiottes, c’est bardé d’endroits sur la planète ou ils pourront communier à cette eucharistie de pouilleux haineux.”
“Je n’ai pas envie de vivre avec eux, encore moins avec les raclures de blancs ayant un problème avec leur épiderme et l’héritage de leurs ancêtres qu’ils sont bien contents de baffrer malgré tout.”
10:50 Publié dans Fusées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Samael
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25.04.2008
La lettre volée
http://ilikeyourstyle.net/index.php/2008/04/25/la-lettre-volee/
J’ai compris pourquoi le discours selon lequel « on ne peut pas empêcher les travailleurs pauvres de l’hémisphère sud d’émigrer vers les pays riches, et qu’on aura beau construire des murs, patin couffin…. » relève de la jobardise la plus absolue, de celles qui font rire pendant un siècle ou deux sur les bancs des amphis et même dans les bistrots.
Comment, se diront nos arrières petits-enfants, nos aïeux ont-ils été assez fous et aveuglés par les superstitions de leurs temps pour décréter qu’ils ne pouvaient rien contre une sorte de délinquance que par ailleurs et en amont, ils avaient décidé de ne jamais punir?
Un immigré clandestin est un délinquant qui dans le cas d’une interpellation par la police risque une convocation au tribunal, lequel décide parfois de se conformer à la loi, auquel cas il confie à la même police le soin de le retrouver. Celle-ci arrive parfois à lui remettre la main dessus, et dans ce cas, il peut-être remis dans un avion. Si par bonheur il est mis fin à ce délit que constitue sa présence sur nos territoires, il ne lui est en revanche jamais demandé de le réparer.
Procédons par analogie.
Un clandos, c’est l’équivalent d’un type qui volerait chez Leclerc en ne risquant que d’être serré par les vigiles pour se voir remettre une convocation au tribunal ayant autorité pour décider s’il doit rendre ou non la marchandise. Dans ce cas, si par extraordinaire la convocation arrivait jusqu’à la boite aux lettres du voleur, que celui-ci, magnanime, décidait de s’y rendre et que le juge n’était pas trop laxiste, le voleur aurait trois jours pour rendre la marchandise, avec une remise de peine sur les denrées de premières nécessités… Si les chose se passaient comme ça, les établissements Leclerc seraient des passoires, et personne ne pourraient empêcher les miséreux de la ville de les franchir d’assaut pour nourrir leurs familles, comme on dit au CNRS, dans les médias et dans les ministères.
L’immigration clandestine est donc un délit qui présente la singulière particularité d‘être totalement dépénalisé. Le sens commun est parfaitement suffisant pour comprendre que si les clandestins étaient punis d’une reconduite à la frontière précédée de quatre ans de prisons, non seulement nous ne ferions aucune entorse aux principes de droit en vigueur sous nos cieux, mais nous tordrions aussi le cou à cette fable d’un occident condamné à la submersion, comme dans la thèse N-Z de l’espace vital.
La propagande tape si fort et tout cela crève tellement les yeux que tout le monde n’y voit que du feu.
Un clandestin reconduit à la frontière, c’est comme un automobiliste qui aurait pris la route à contre sens et que la police reconduirait chez lui en lui faisant promettre d’être sage et de ne ne plus prendre le volant
17:55 Publié dans 4th world war , France | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.04.2008
En prison pour médiocrité
http://ilikeyourstyle.net/index.php/2008/04/24/mort-aux-cons/
Dans la vie, je suis un type tolérant. C’est même la principale de mes qualités.
Avec la modestie.
Modeste, Je le suis au point que des gens croisés presque tous les jours par ma personne ne savent même pas que je frise le génie. Avec ma science de la manipulation, il me serait pourtant facile qu’ils l’apprennent en croyant de l’information qu’elle leur est arrivée par hasard, mais non. Je me contente des sourires de politesse de ces cons. Je suis du genre simple, comme gars.
Simple, et gentil. Figurez-vous que devant la superette de mon quartier, il y a un clochard à qui jusqu’il y a peu, je donnais tous les jours une pièce. Si aujourd’hui je me contente de caresser son chien et de prodiguer mes conseils, c’est qu’il a trouvé l’âme sœur en la personne d’une dame manifestement de la même condition sociale que lui (chose indispensable a la durée des couples). Elle fait la manche avec lui. Ils sont toujours enlacés, et leur amour crève les yeux. Non contents d’être deux pour affronter les affres de l’existence, ils ont un métier, la vie semble leur sourire, et je trouve ça poignant. Cela dit, je ne donne plus rien, ne voulant tout de même pas nourrir toute la famille. Pourquoi pas envoyer un chèque à l’Urssaf, pendant qu’on y est? N’importe quoi.
Comme vous le démontre le bref portrait que je viens d’esquisser, j’ai une bonne nature. J’ai bien quelques défauts, pourquoi le taire (Caractère infect, langage ordurier, goût prononcé pour l’insulte, alcoolisme, profil psychologique avoisinant dans les mauvais jours celui des psychopathes, pingrerie, orthographe aussi douteuse que celle de Montaigne…), mais qui n’en a pas.
Je vous disait donc que je suis tolérant. Pourtant, il existe un travers propice à me foutre en rage et qui selon moi pourrait servir de circonstance atténuante dans les procès pour pogrom, c’est le manque d’intelligence.
C’est honteux, le manque d’intelligence. Ignoble, même.
Je vais tâcher de vous donner quelques exemples:
Si, à seul fin d’amuser l’assistance (j’aime amuser l’assistance, car je suis gentil), je me risque à quelques blagues bonne enfants sur les unijambistes, les pauvres, les chevènementistes ou les athlètes handisports, il se trouvera toujours un salaud de déficient mental pour me rétorquer que je ne suis pas charitable. Je fais généralement remarquer à ce stade que Pierre Desproges ne se gênait pas pour faire la même chose, ce après quoi il lâche invariablement la phrase qui tue: « tu ne vas quand même pas de comparer à Desproges, dis, oh! »
C’est une des caractéristiques de l’imbécile que de ne pas comprendre le sens du verbe « comparer ». Se comparer à quelqu’un ne signifie pourtant pas que l’on se déclare son égal ou son clone, mais qu’on le cite dans le cadre d’une démonstration ou il n’est question ni de ses mérites ni des notre. C’est si difficile à comprendre, ça?
Pour détendre l’atmosphère, je change à ce moment de conversation, et j’enchaîne sur la bite des noirs, qu’ils ont souvent grandes, et c’est alors que le crétin de mon histoire revient à l’attaque:
- Ne généralisons pas, dit-il d’un ton grave, je suis sûr que des noirs ont des petites bites…C’est comme ça qu’on en arrive à dire que les rouquins puent, que les Juifs ceci, les Arabes cela, et tu sais où ça mène, les généralités? A Auschwitz.
Il échappe toujours à l’entendement de l’abruti que s’il faut en effet se garder de systématiser, il faut en revanche toujours généraliser, sous peine d’être incapable d’avoir cet esprit de système indispensable à toute bonne rhétorique.
A fortiori, il est tout à fait impossible de faire entrer dans la tête de l’abruti ce qui sépare une dictature d’un régime totalitaire, la Collaboration du Collaborationnisme ou le pacifisme et la paix, mais il est paradoxalement parmi ceux qui votent celui qui se vante le plus de le faire et qui est le plus imbu du pouvoir qui ce droit lui confère.
Je hais les imbéciles parce que l’inégalitariste forcené que je suis est curieusement convaincu de ce que l’intelligence est la chose la mieux partagée au monde. Cherchez bien, et vous ne trouverez pas ou très peu de gens dans votre entourage qui soient empêchés pour des raisons strictement cognitives de saisir les subtilités que je viens d’évoquer. Dieu m’est témoin que je suis gonflé par le mépris, mais je ne crois pourtant pas avoir compris grand-chose qui ne soit pas à la portée de tout le monde, ou peu s‘en faut. Tous ceux qui savent marcher et parler savent courir et chanter, quand ils maîtrisent les équations de premier degré, ils peuvent en faire une au deuxième degré, et si leurs esprits sont lourds en dépit d’une intelligence normale, c’est qu’ils le veulent, et que ce sont des salauds, d’authentiques salauds. Comme je vous le dit.
Bon, Je me ravise un peu. Je crois qu’il existe tout de même une différence de nature entre les imbéciles et ceux qui savent faire danser leurs esprits, à savoir la grâce. Les cons n’ont pas la volonté de comprendre, mais celle-ci est donnée à la naissance. Regardez-bien. La recherche de la vérité par delà les poncifs réclame un esprit d’abnégation et pour tout dire une humilité qui rend touchant celui qui s’y adonne et porte à croire qu’un doigt céleste s’est posé sur lui…. Cela signifie donc que les imbéciles ont été punis par le ciel… Raison de plus, alors, pour les traiter mal et leur faire savoir qu’on ne les aime pas du tout.
La moquerie est l’arme la mieux indiquée pour se faire, me semble-t-il.
14:30 Publié dans Best of XP | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
23.04.2008
Pourquoi l’Amérique?
http://ilikeyourstyle.net/index.php/2008/04/23/pourquoi-l%e2%80%99amerique/
Le génie de notre civilisation veut que de l’ennemi qui nous menace et rêve d’en finir avec nous, nous commençons invariablement par ne rien en penser. Ensuite, nous parlons à n’en plus finir. Dans les conciles, comme Saint-Thomas derrières les murs glacés de la Sorbonne naissante, dans nos parlements, nos colloques, nos Think tank, et nos tavernes. Ça fait toujours rire le Barbare, de nous voir parler de lui et nous déchirer alors qu’il a déjà sa hache en main, qu’il est à nos portes et n’eut besoin d’aucune table ronde pour entreprendre de nous mettre en esclavage. Pour tout dire, il a parfois le sentiment d’avoir à faire à des tarlouzes. Le Kamikaze Japonais devait bien s’amuser au spectacle de ces obèses qui s’envoyaient des gros mots à la figure à Washington pour décider s’il fallait faire la guerre où non, alors que le même sabre les attendait à tous. Si vous leur aviez dit, en 1941, que ces gros messieurs allaient dans trois ans faire exploser leur capitale avec des trucs qui feraient ressembler leurs pétoires à des allumettes, vous les auriez sans doute amusé.
Ensuite, l’occidental entreprend de déterminer où sont ses intérêts à moyen terme et la manière de les défendre avec réalisme, les principes aux quels il se réfère durent-ils en souffrir. Il pratique alors ce qu’il est convenu d’appeler de la réal politique, mais dans ses murs, les critiques fusent, le moral s’effondre, et le Barbare se dit qu’il à décidément à faire à des idiots, des idiots utiles, comme il dit, des bourgeois si bêtes qu’ils vendront la corde pour se faire pendre. Il pousse alors encore ses avantages, enfonce de nouvelles portes et corrompt quelques esprits faibles de plus parmi ceux qui peuplent nos rangs.
Il se délecte à ce moment de notre propension à palabrer pour in fine décider de nous coucher, mais il a tort. Il ne connaît pas cette civilisation fondée sur la séparation du temporel et du spirituel et ne comprend pas que cet art de la dispute comme la confusion passagère entre nos intérêts à courts ou longs terme ne sont que les rançons de ce trait de génie…N’ayant pas un Livre auquel nous soumettre, c’est par l’étude et l’expérimentation qu’il nous faut toujours déterminer où se trouvent le bien et le mal, mais l’occident finit toujours par ne pas vendre la corde. A la dernière minute, il se reprend, frappe et défonce des capitales historiques bien mieux que ne savait le faire Gengis Kahn..
Sa longue errance est toujours un périple homérien, duquel il revient en sachant de ses Intérêts fondamentaux qu’ils ne sont pas ses intérêts prosaïques et pour sortir l’épée comme Ulysse de retour à Ithaque..
C’est l’intuition que les choses se passent toujours comme ça qui à fait la fortune historique de Général De Gaulle. Il devait bien faire rire les réalistes de Vichy, lui et « ses nations qui allaient se lever », ce choc des civilisations qu’il prévoyait au mépris des règles les plus élémentaires de la géopolitique, de la chose militaire et des intérêts financiers en jeu. Les Pétainistes avaient raison, c’était foutu pour nous, il n’y avait pas plus à espérer de l’Amérique qu’il y en à aujourd’hui. Ils avaient une ambassade à Vichy pour les mêmes raisons qu’ils prennent aujourd’hui langue avec la racaille des cités. Ils sont encore un peu favorables à l’entrée de la Turquie dans l’Europe et se conduisent de façon terriblement infects avec les Serbes pareil à ce qu’en 1939 ils interdisaient à Charlie Chaplin de monter son Dictateur pour ne pas froisser Hitler. Tout cela est bien triste, mais ce n’est pas grave et parfaitement logique. Pour se faire une opinion sur l’Amérique, il ne faut pas s’intéresser à ce qu’elle fait, mais à ce qu’elle fera…. Quand les turcs leur auront mordu la main comme ils menacent déjà de le faire, quand les racailles des cités revenus enchantés d’Amérique auront montré qu’ils sont toujours Musulmans et que les premiers kosovars leur auront pété à la gueule comme un vulgaire Ben Laden , les Wasp devront pour survivre se souvenir que l’Amérique, c‘est eux.
Certains reprochent aux states d’avoir armé Al kaïda. C’est aussi inconséquent que de leur faire grief d’avoir posé leurs gros culs autour d’une table à Yalta pour ensuite mener la guerre froide, et c’est regarder le monde avec des yeux de Musulmans, en le croyant statique, alors que c’est notre génie que de l’avoir toujours su mouvant comme un Récit de l‘Antiquité Grec.
Qu’avons nous pour gagner la quatrième guerre mondiale? Une seule chose. Nous avons contre nous la démographie, des races humaines qui ont déjà commencé à se substituer à la notre, des esprits gangrenés de part en part, mais par un étrange paradoxe, nous avons le feu. Tout le feu, et plus de feu que les toutes les armées de l’histoire n’en n’eurent jamais. Ce qui est terrifiant, c’est que n’ayant plus que ça, nous allons nous en servir.
Qu’avons-nous, dans cette vielle France avachie dans la vieille Europe, sur cette terre assez moisie pour avoir un Villepin dans ses murs? Rien. Même pas le feu… Seulement la chance que l’Amérique ne pourra pas se permettre d’avoir des barbares à ses portes. Comme en 40. C’est en vertu de cette logique que nous avons été mis à la table des vainqueurs en 45 et pu nous faire croire les cinquante années suivantes que nous étions une puissance.
C’est aux States et rien qu’aux States que nous autres Français devons d‘avoir survécu à la 2ème et 3ème guerre mondiale. Il eut été justice que nous crevions la gueule ouverte, pourtant….
20:35 Publié dans 4th world war | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22.04.2008
Pourquoi des poètes en temps de détresse?
http://ilikeyourstyle.net/index.php/2008/04/22/pourquoi-des-poetes-en-temps-de-detresse/
A la fin de sa vie, Philippe Muray s’agaçait quelque peu de l’accroissement de son audience et de l’arrivée d’un nouveau public qui certes, lui faisait l’honneur d’acheter ses livres, mais qui dans la foulée, lui faisait aussi l’insulte de les lire, et même parfois de les encenser.
C’est qu’il en va des siennes comme de toutes les œuvres d’arts majeures, elle sont faites pour quelques personnes, et je crois qu’une part de la grâce et des dons qu’il faut pour les faire sortir du néant sont indispensables à qui veut les lire ou les contempler. Je parle bien de grâce, et non pas d’intelligence. Il s’agit d’avoir en partage avec les Maîtres une sensibilité qui donne à voir bien plus qu’à comprendre. C‘est de cela dont parlaient Heidegger ou Annah Arendt quand ils plaçaient les poètes sur le même chemin que les philosophes, en précisant que les lumières des uns s‘allumaient quand s‘éteignaient celles des autres.
Philippe Muray à donc été pris par ces lecteurs illégitimes pour un nouveau réactionnaire, le dernier promu de l’école conservatrice et le pourfendeur en chef de la modernité, alors qu’il s’agissait bien sur d’autre chose. Il nous parlait d’une entrée de l’humanité dans une ère nouvelle, glaciale et jubilatoire pour qui prendrait le parti d’en rire, de cette fin de l’Histoire dont il se gardait bien de dire si elle s’est déjà produite ou si l’envie d’y accéder ne faisait qu’hanter les post-modernes et dicter leurs gestes, pour la plus grande joie de ce moqueur d’exception. Ce qu’il dessinait, c’est notre Occident placé depuis toujours sous les signes tutélaires de la dialectique et de la négativité, moulé dans la forme du Récit, lequel s’ interrompt sous nos yeux pour faire place au mouvement perpétuel, à l’histoire sans fin, cette fin de l’histoire que des abrutis ont pris pour une redite des thèses de Fukuyama.
Léon Bloy aussi, a beaucoup trop de lecteurs pour son immense talent. Combien croient qu’il fustige les bourgeois pour leur manque de charité, et qu’au monde de l’argent, il reproche son égoïsme, son matérialisme et la déspiritualisation du monde?
Combien ont vu qu’il les tenait pour des Êtres spirituels par excellence, ces bourgeois, des prophètes qui entassaient dans leurs coffres l’or que l’on trouve dans les yeux du Christ, et que sa mendicité chronique relevait de la quête métaphysique?
Et que dire de ces exécrables lecteurs de Kafka qui voient en lui une sorte de Courteline sous tranxene, de ceux qui se délectent des Fleurs du mal sans déceler qu’il s’agit d’une œuvre d’allégeance aux dogmes cardinaux de l‘Église?
Leurs mots à tous ne sont pas accessibles par la pensée calculante mais par un éclair et l’art d’en être traversé, ce don de naissance dont Rimbaud parlait dans son poète de sept ans. Leur malheur, c’est que leurs visions sont imperméables aux structures mentales des gens de la foule à tel point qu‘ils referment parfois leurs livres comme le couvercle d’un cercueil, satisfaits d’avoir lu des choses qui n‘ont jamais été écrites.
Houellebecq dit de Dantec que leurs forces à tous deux résident dans leurs origines populaires, desquelles il avaient su tirer ce mépris du peuple indispensable aux vrais écrivains. L’art est une affaire d’Aristocrates, et les œuvres ne sont pas faites pour rassembler mais pour séparer, marquer une distance entre la foule et quelques élus .
C’est par les mots des poètes, aussi, que l’on se souvient de l’avenir. L’incapacité de Soral à faire de la littérature à tout à voir avec l’indigence absolue de ses idées. A l’inverse; Les ouvrages politiques de Dantec et ses romans forment une seule œuvre traversée de bout en bout par le même éclair, Soral le sait, et c’est pour ça qu’il trépigne de rage à la seule évocation de son nom.
Dans sa benne à sociologues, loin des muses qui se refuseront toujours à lui, il n’est pas seulement condamné à penser mal, Soral, mais aussi à ne jamais comprendre un seul mot de ce que raconte Dantec.
Moi, le peuple, je l’aime bien. Je le crois même souvent très lucide, jusqu’à l’heure où il s’entiche d’aller traîner dans les musées et les cafés philos pour, d’un mot, cesser d’être le peuple.
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20.04.2008
J'aimais tant cette Croix
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