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29.02.2008

Mon psy est mort

Je viens d’apprendre la terrible nouvelle par la bouche de sa femme.
C’était un gros avec un nœud papillon, devenu tout rouge à force de vider sa cave, et qui rigolait de bon cœur à mes plaisanteries de jeune misanthrope.
Ce n’était pas la moitié d’un crétin, puisqu’il allait dans les prisons pour examiner des psychopathes et décider s’ils devaient sortir où non. En général, il conseillait au parquet de ne relâcher personne.
Il m‘en parlait souvent. Il me disait que si les choses ne tenaient qu’à lui, cette faune de rebut serait à Cayenne en train de casser de la brique, que ce serait bien fait, que la comptabilité publique s‘en porterait mieux, mais que ni lui ni moi ne pourrions changer le monde et le faire meilleur.

Bref, vous l’avez compris, c’était un brave homme.

Il plaçait tout son argent dans la pierre. C’est de ça que nous parlions le plus souvent au cours des consultations, après que nous avios évoqué le souvenir de Maistre et Léon Daudet… Je lui ai d’ailleurs permis de faire un joli coup:un plateau de 80 M 2 en plein centre ville loué à quatre étudiants, totalement défiscalisé. Sa veuve m’en a d’ailleurs remercié hier soir.
« il vous aimait beaucoup », m’a-t-elle susurré à l’oreille.

Un jour, faisant abstraction de toute déontologie, il m’avait invité chez lui. Dans son garage, il avait emménagé un stand de tir, et il ne fut pas peu fier de démontrer qu’il pouvait viser le genou d’un raquetteur à cent mètres.

« Pan! Vous voyez la cible mon cher XP ? Imaginez qu’il s’agisse de la rotule d’un repris de justice! ».
Nous avions ri de bon cœur, ce soir là.

Il avait une très jolie maison. 200 M2 habitables, 8 pièces+stand de tir en sous-sol et chambres dans les combles pour seviteurs Tamoul, entourée de voisins polis imposés ISF, à qui il faisait toutefois des procès qu'il gagnait, et ces gains de justice étaient tous réinvestis dans des nains de jardin de collection qu'il caressait amoureusement et tournait vers l'exterieur, comme pour qu'ils se moquent des crétins alentours.

Je le consultais il y a quelques années déjà, et nos entretiens ont pris fin à l’heure de sa retraite.
Depuis, j’ai vieilli, la sagesse est venue, et j’ai appris à considérer comme des crottes tous ceux qui font carrière dans les sciences sociales, chose qui m‘a dissuadée de partir en quête d‘un autre praticien.

Cependant, je suis prêt à consulter de nouveau un psy, si les conditions suivantes sont réunis: Je veux qu’il vienne chez moi, qu’il s’allonge, qu’il parle tandis que je me tais, et qu’à la fin de la séance il me fasse un chèque de 30 €, sur présentation d‘un pièce d‘identité.

Pour me remercier de la plus-value financière qu'il avait faite grâce à moi, Charles Benoît (mon psy), m’avait offert un livre intitulé « Psychoscopie », dans lequel sont dressés les portraits psychiatriques de quelques génies de l’écriture, de la peinture, du Rock’n’roll, de la politique ,du meurtre en série où même sans récidive, pour peu que celui-ci eût été exécuté avec assez de maestria pour inspirer des auteurs de synopsis cinquante ans après la liquidation de son auteur par la puissance publique.

- Tu as aimé ce livre, m’avait-il demandé un jour d’un air fébrile? 
- Je l’ai aimé, mais cependant…. lui avais-je répondu.

En fait, je ne comprenais pas pourquoi des disciples de Lacan faisaient des portraits de Céline, Kafka où de Proust, des sœurs Papin où du Docteur Petiot, alors qu’il me semblait plus utile pour mon édification intellectuelle d’apprendre ce que ces gens là pensaient des Docteurs en psychiatrie.

- Je suis bien d’accord avec toi, m’avait-il répondu. Je le pensais aussi, mais je voulais avoir ton avis.

Cet homme m’a guéri du spleen. Je le pleure. Je vais prier pour lui.
Je ne plaisante pas.

Show must go on, more and more badly.

28.02.2008

Metallica en Russie

La France, ce pays d’ivrognes communistes

http://ilikeyourstyle.net/index.php/2008/02/27/la-france-ce-pays-d%e2%80%99ivrognes-communistes/


On raconte partout, ces jours-ci, que les caissières de supermarchés sont mal payées.

C’est vrai.

On dit, partout là encore, que c’est la faute aux industriels de la grande distribution, à leurs actionnaires qui se goinfrent et spéculent en fumant des cigares plus gros que la bite à Soral (enfin, c’est-ce qu’il dit toutes les dix lignes, et les dernières clientes du gigolo graphomane étant toutes mortes de vieillesses, nous sommes condamnés à le croire sur parole) tandis que ces braves petites s’activent sous la table pour assurer leurs treizièmes mois.

C’est faux.

On ne dit nulle part que les caissières doivent leur indigence au système socialiste qui les exploite, et qui est toujours plus en vigueur dans le pays de Jean Jaurès, Léon Blum et du chanteur Cali.

C’est pourtant vrai. Tout le monde peut le comprendre. Même un enfant de 12 ans, un déficient mental, un chroniqueur politique remonté contre les « gros » où un rédacteur de plate-forme économique appointé par Lutte Ouvrière où le Front National.

Jetons un rapide coup d’œil sur le panier de la ménagère qui sort de son magasin Carrefour. Si elle veut bien, évidemment.

La dame à 100 € de provisions dans ses sacs en plastique.

75 € servent à payer les fournisseurs.

12 € vont dans les caisses de l’état, pour le plus grand bonheur de tout un tas de cultureux où de bénéficiaires de la détestable exception Française, lesquelles n’aiment pas du tout les grandes surfaces.

10 € sont versés au personnel, dont moins de 6 lui sont donnés en espèce sonnante, les 4 restant allant aussi dans les coffres du Léviathan par le biais de caisses sociales, lequel y puisera encore allègrement pour entretenir ses gens (retraités de la fonction publique, immigrés clandestins malades et frères, chauffeurs de Marc Blondel, inspecteurs du travail de la LCR…).

2 € tombent dans l’escarcelle de Carrefour.

0,80 €, et c’est à ça que je veux en venir, sont reversés aux vilains actionnaires-spéculateurs, sans le travail desquels ce joli fromage ne serait partagé par personne, pour la simple raison qu’il n’y aurait pas de fromage.

Les grandes surfaces cristallisent sur elles tous les fantasmes et servent de catharsis aux débiteurs de lieux communs, qu’ils soient en proie à des envies de régressions anales leur faisant espérer l’avènement d’une société tribale fonctionnant sur le troc et régulée au cordeau (les idées de gauche en matière économique relèvent toutes de la régression anale, les gens sérieux le savent), où qu’ils soient nostalgiques du petit commerçant cancanier et malpoli dont on se demande bien pourquoi on lui prête une capacité à « créer du lien social », comme on dit dans les talk-shows de France-cul.

En effet, les plus gros de amateurs de ce « lien social », de la causette matinale avec le commerçant , du badinage avec les potes qu’on se fait entre les fruits et légumes et l’étal de poissons, se sont les vieux. Quant ils sont en nombre dans un quartier, ils éradiquent par leurs seules présences les petits commerces alentours, souvent au plus grand dam des gens pressés qui n’aspirent qu’à se garer en double fil pour acheter leurs baguettes et n’attendent rien d’autre de la boulangère qu’elle serve fissa, et sans raconter sa vie.

Ils sont comiques, les vieux au supermarché. Quand les portes ouvrent à neuf heures, les premiers sont devant l’entrée à 8H 30, ce qui leur donne droit à la pole position. Si par malheur un inconscient qui ne connaît pas le rituel s’autorise à se mettre en première ligne avec moins d’un quart d’heure d’avance, une dizaine de paires d’yeux le fusillent, ce qui suffit en général à le faire retourner à sa place.

A neuf heure moins cinq, ils s’agrippent à la barre du caddy, le regard fié sur la porte coulissante, le pied gauche en arrière, dans l’attente du coup de pistolet, et malheur à la vitre si à 9H 02 elle ne s’est pas ouverte: ils n’hésitent pas, ils la cognent…. C’est méchant, un retraité par répartition…Il faut dire que 70 ans de social-démocratie n’arrangent pas le caractère et n’acouchent que de vieux gamins mal conservés, de capricieux sans dents et sans prostates.

On trouvera toujours des lecteurs de Jean Dutourd, de la mère Saint-Robert, où des auditeurs de la nuit des longs coûteaux pour regretter les marchés d’antan et futiger “la grande distribution éradicatrice de chaleur humaine” (admirez comme je parle bien la langue).

N’allez pas le répéter, mais ce sont des ânes: qu’est-ce qui ressemble plus, par la taille et la structure, à une place de marché qu’une moyenne surface avec une dizaine de caisses, dans lesquels les clients les plus assidus finissent par appeler les caissières par leurs petits noms, Elodie, Jennifer, Charlène, où Josy, pour celles qui vont bientôt partir (voilà encore un “c’était mieux avant” qui tombe à plat, soit dit en passant).

Puisqu’elles sont mal payées et que le consommateur ne poussera pas la compassion jusqu’à vouloir qu’on augmente le prix du panier pour elles, pourquoi ne pas autoriser, voire encourager le pourboires? Parce que le syndicats et les agents du fisc ne supporteraient pas que de l’argent aille directement dans les poches des filles sans passer par leurs mains? Parce que le syndicalisme et les idées de gauche ne seraient peut-être rien d’autres, pour le dire comme Oscar Wilde, que l’art d’écraser le peuple par le peuple et pour le peuple?

Possible

27.02.2008

Turn at home Alabama

24.02.2008

I have a dream

http://ilikeyourstyle.net/index.php/2008/02/24/i-have-a-dream/

J’ai fait un rêve. Un beau rêve.

Il eut d’abord des airs de cauchemer, car au début de mon sommeil paradoxal, nous étions le 4 novembre 2008 et Obama venait d’être élu président des États-Unis. Le regard dans le vide, je tapotais une table avec le journal du matin quand un type qui ressemblait à Joe Pesci a déboulé dans mon bureau en gueulant plus fort que dans Casino.

- Il faut qu’on parle, tous le deux, Joe, me dit-il

(dans mon rêve, je m’appelais Joe…Joe.W.Garret, pour être précis…Dans mes rêves, je m’appelle toujours comme ça… Dingue, ce truc..).

- Petit enc…, poursuivit le petit gros, tu es un des lawyers les mieux payés de Washington (dans mes rêves, je ne me refuse rien), alors tu vas nous trouver une p… de jurisprudence pour invalider la p… d’élection de cet enc… de ####.

Il était furieux, et je crois bien que si Sharone Stone n’avait pas été là pour le calmer en caressant son crâne chauve et frotter ses hanches sur son thorax, je m’en serais reçu une sévère en pleine tête…

Bon, je vous passe le cœur du récit, d’autant que je me suis levé un moment pour aller pisser, ce qui rend le synopsis assez confus.

Vers la fin, John McCain prêtait serment, la main droite posée sur la bible, pendant que le gros Michaël Moore était traîné par les cheveux jusqu’aux commodités pour qu’il y reçoive une correction sévère, mais juste.

La délégation Française était composée de José Bové, Noël Mamère, D. de Villepin, André Lajoignie, Pierre Bérégovoy (il est mort, je sais), Giscard d’Estaing (lui aussi), et Mimy Mathy (pourquoi elle? Je n’en sais fichtre rien).

Ils n’avaient pas pu entrer, car ils avaient raté le bus navette qui allait de l’aéroport à la maison blanche, et pendant la cérémonie, ils frappaient contre la porte vitrée coulissante en agitant leurs cartes de laissez-passer, sous le regard impassible d’un vieux noir de la sécurité qui leurs faisait non en agitant son doigt.

Un moment, Joe Pesci est sorti pour donner des coups de têtes dans le ventre à nos compatriotes, en leur gueulant d’aller à l’armée du salut, que c’était réservé aux gens respectables et pas aux beatniks et aux éclopés (il était plutôt réac. Joe pesci dans mon rêve), mais heureusement, un type qui ressemblait au videur de Cotton Club est intervenu pour apaiser son courroux, au moment où il commençait à traîner Bové par les moustaches et que Mimi mathy s’accrochait à son pantalon en le suppliant d’épargner le fabricant de Roquefort que le monde entier nous envie.

Après l’entrée de fonction de John (je l’appelais John… Sympa, le vieux, d’ailleurs), je donnais des conférences dans le monde entier pour expliquer comment j’avais réussi à annuler l’élection d’Obama, et je prenais un maximum de fric. C’était chouette.

J’expliquais à des parterres d’étudiants en droit en délire, avec Daniel Pipes en levée de rideau (un petit jeune qui se lançait dans le concept), comment j’avais mis en place ce que tout le monde appelait désormais la « Jurisprudence Lee Harvey Hoswald ».

Bon, ce n’était qu’un rêve, mais ça me plait bien comme notion, la « Jurisprudence Lee Harvey Oswald ».

La démocratie, c’est bien, mais il faut empêcher les dérapages, quand même.

Given drugs, where not given drugs?

23.02.2008

Philippe de Villiers, pourquoi tu tousses?

Je viens trouver cette phrase chez notre excellent camarade Le grand Charles:

« Le Christ n’a rien écrit : il a voulu nous libérer de la Lettre. Muhammad est la réaction gnostique à cette subversion de la Loi »

On ne saurait mieux maîtriser l'art de la synthèse.

Cela dit, elle vise à mon sens les Catholiques traditionalistes autant que les Mahométans.

S’ils sont autant attachés à la tradition, c’est bel et bien parce qu’ils ne sont pas traversés par l’esprit, et qu’à l’instar de ces Musulmans pour lesquels ils ont des faiblesses parfaitement explicables, leurs fois se résument pour l’essentiel à leur attachement à des pierres, des rites, ce qui fait sommes toutes d’eux des matérialistes de la pire espèce.

Cette aversion du consumérisme et le l’American way of life qu’ils ont en partage avec les Musulmans témoigne aussi de cette absence de foi, puisqu’ils sont incapable de sentir le souffle divin et ne se sentent pas Chrétien sans avoir une perception sensible d’une mitre où d’une vieille pierre.

Tout cela ne doit rien à la théorie, mais au contraire tout à un sentiment qui prend à la gorge et se palpe.
Ce gigantesque tout autant qu’indéfinissable sentiment de malaise qu’ils inspirent et la froideur qui se dégage d’eux avant même qu’ils aient ouvert la bouche ont bien davantage contribué a vider les églises que ce concile Vatican II dont-ils se servent pour ne pas voir que ce sont eux qui par leurs seuls présence, barrent aux meilleurs de ses enfant la porte de la maison du Christ.

Ce gouffre immense qui sépare la charité de cette idolâtrie pour la pierre et la tradition, ils finissent par le porter sur leurs gueules, et l’ écart entre ce qu’ils se targuent d’être et ce qu’ils sont les entraînent si bien au mensonge qu’ils finissent par le maîtriser bien mieux que ne peut le faire le commun des mortels.

L’extraordinaire proportion de pédophiles chez ces gens là ne s’explique pas autrement, Car pour un prêtre pédophile qui sévit pendant 20 ans, il faut tout autour de lui quelques dizaines d’ouailles qui pratiquent l’omerta, et vont s’ils le faut jusqu’à contraindre leurs propres enfants au silence, jusqu’à le rendre fou, et jusqu’à ce que son témoignage soit invalidé par cette folie.

22.02.2008

Socialisme et Kebab

http://ilikeyourstyle.net/index.php/2008/02/22/socialisme-et-kebab/



Pourquoi il Y a-t-il dans nos rues autant de restaurants à Kebabs?.

Parce qu’il y a beaucoup trop de fonctionnaires nuisibles et de parasites dans les administrations.

Parce qu’ils rendent à coups de taxes et d’impôts l’aventure de la création d’entreprise bien trop risquée tout autant que bien trop peu propice à l’enrichissement pour que les gens s’y adonnent en masse….

A moins, bien entendu, qu’ils soient nantis du privilège de pouvoir se torcher avec les commandements de payer, diriger leurs commerces en touchant l’assurance chômage, planter les fournisseurs, partir au bled et en laisser la direction à leurs cousins le temps que les esprits s’apaisent, employer leurs frères et soeurs sans payer de charges sociales mais au contraire en faisant qu’ils continuent à manger celles des salariés en règle, bref, en plongeant sa main dans la caisse en fin de journée pour craquer le chiffre d’affaire, chose suffisante pour que vous où mois nous retrouvions en prison où que nos familles soient dépouillées par le fisc sur trois générations.

Réussir dans le commerce dans ses conditions, c’est à peu près aussi méritoire que de gagner le tour de France avec la mobylette du Mollah Omar.

Pour le dire d’un mot, les Kebabs prolifèrent parce qu’un sur deux de leurs propriétaires ne se donne pas la peine de présenter des bilans truqués, pour la simple raison qu’il n’en présente pas du tout.

Il faut être ravagé par le trotskisme pour décider un beau jour que l’on va désormais faire deux repas par jour et embrasser ses enfants le soir tout en se faisant inspecteur du travail où du fisc, et c’est sans doute pour ça que cette engeance ne doit pas voir d’un si mauvais œil cette prolifération de commerces exotiques qui vitriolent cette France moisie et repliée sur elle-même que les illustres camarades de la IV internationale n’ont pas réussis à faire plier…

Sans compter que ça facilite rudement la tâche d’un paresseux du secteur protégé que de n’avoir à persécuter que des gens dont l’éducation et les mœurs des ancêtres furent telles qu’une lettre recommandée suffit à les priver de sommeil.

Pour les Marxistes, tous les moyens sont bons pour tourner l’Europe par l’Afrique, comme disait le camarade Lénine.

20.02.2008

Seine-Saint-Denis 2025

18.02.2008

John McCain

"Son discours sur l’ennemi islamiste est sans ambiguïté. Pour ce qui concerne l’Irak, la stratégie de surge, mise en place avec succès par le général Petraeus ces derniers mois, est celle qu’il avait préconisée dès le départ. On peut penser, de surplus, que si elle avait été appliquée plus tôt, des morts et des destructions inutiles auraient été évitées. Ce qui aurait pu avoir des conséquences géopolitiques importantes, à l’instar du « printemps de Beyrouth », qui a fait partie des retombées du renversement du régime de Saddam Hussein.

Pour ce qui est de l’Iran, McCain a toujours été de ceux qui ont gardé l’option militaire sur la table, et qui ne font pas mystère que, si le choix devait se situer entre un bombardement des installations nucléaires iraniennes et le fait de voir l'Iran des mollahs disposer de l’arme atomique, la pire alternative serait de permettre à un fanatique tel qu’Ahmadinejad la latitude de poser le doigt sur le bouton déclenchant le feu nucléaire.

McCain sait aussi à quoi s’en tenir à propos de la Russie telle qu’elle évolue aujourd’hui : à un journaliste qui lui demandait ce qu’il voyait en regardant les yeux de Poutine, il a répondu qu’il y déchiffrait trois lettre, un K, un G et un B.

Ses positions sur Israël sont limpides, et nul ne pourrait soupçonner McCain de se faire des illusions sur les intentions réelles des dirigeants palestiniens quels qu’ils soient.

Un avantage non négligeable de la personnalité politique de McCain, dans l’optique du choix final des Américains, tient en ce qu’il attire des électeurs « indépendants », parce qu’il n’a jamais pris des positions radicalement hostiles à l’immigration et à la régularisation des illégaux, ce qui lui vaut des sympathies parmi l’imposante communauté hispanique.

McCain, Républicain d’ouverture, possède ainsi une chance réelle de l’emporter. Si j’étais seul à le penser, je pourrais me dire que je me fais des illusions, mais j’ai pu constater, ces dernières semaines, que nombre de militants Démocrates partagent mon pressentiment. Pour eux, c’est une perspective sombre. Pour moi, c’est ce qui pourrait arriver de mieux dans les circonstances dominantes.

Le parti Démocrate n’est plus ce qu'il était voici quelques décennies. C'est une formation qui oscille entre des idées vaguement social-démocrates en politique intérieure et un aveuglement volontairement forcené en politique étrangère. C’est un parti dans lequel on ne sait plus ce que c’est que le totalitarisme.

Avec Hillary Clinton, on retournerait, pleinement et entièrement, aux désastreuses politiques du temps de Bill. Ces années durant lesquelles, au nom du « processus de paix », Israël n’a cessé de « négocier », tandis que les actes de terrorisme suicidaire succédaient aux actes de terrorisme suicidaire et ensanglantaient le pays où devraient couler le lait et le miel.

Ces années aussi où les talibans régnaient sur l’Afghanistan, où Ben Laden organisait, dans l’arrière-pays, les futures campagnes d’attentats d’al Qaida, qui, au fil des ans, ont conduit aux attentats du 11 septembre 2001. Une date dont les Démocrates semblent fort peu se souvenir.

Hillary était First Lady, lorsque Yasser Arafat venait faire de fréquents séjours à la Maison Blanche, et c’est sans doute pour ne pas perdre ses vieilles habitudes, qu’en 1999, elle a embrassé chaleureusement Suha, la veuve Arafat, après que celle-ci eut prononcé une diatribe délirante et haineuse, dans laquelle elle accusait Israël d’empoisonner les femmes et les enfants arabes palestiniens.

Avec Barack Obama, ce serait pire. Et le fait qu’Obama suscite un enthousiasme croissant sur le continent européen, où se mêlent si inextricablement antisémitisme sournois et islamisation rampante, est un signe qui ne trompe pas. Obama est le chef de file du défaitisme actif en Irak, et sa promesse de campagne, essentielle sur ce plan, est celle d’un retrait immédiat de Mésopotamie, qui déferait ce que Petraeus et tant de courageux soldats de l’US Army ont fait depuis 2003, parfois au prix du sacrifice de leur vie.

Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il serait le candidat favori des islamistes, mais je ne suis pas loin de le penser. Obama a également déclaré qu’il entendait, dès son investiture et, à fortiori, s’il était élu, rencontrer tous les dirigeants musulmans du Proche-Orient, pour discuter avec eux sans la moindre condition préalable. Ceci promet des rencontres intéressantes et permettrait de voir en combien de temps des gens cyniques et sans scrupules prendraient le nouveau président pour un crétin de l’acabit d’un Jimmy Carter. Dois-je dire que je ne tiens pas à subir ce genre de rencontres et que je n’ai nulle envie de voir un second Carter, voire pire qu’un Carter, à la Maison Blanche, en une époque où le monde est plus dangereux encore qu’il ne l’était en 1978 ou en 1979 ?

Voici quelques semaines, Obama, après avoir tenu des propos consternants de niaiserie et d’angélisme béats sur l’Iran, avait tenté d’équilibrer son discours en promettant, si nécessaire, des bombardements… au Pakistan.

Après l’avoir entendu parler de la grande rencontre fraternelle qu’il entendrait organiser avec Assad, Ahmadinejad et quelques autres individus aussi peu recommandables, un journaliste du magazine Commentary s’est posé une question : Obama organiserait-il la rencontre avant ou après avoir lancé des bombes sur le Pakistan ?

L’électorat juif américain vote très majoritairement à gauche depuis plus de sept décennies. On ne peut que lui conseiller de se tourner vers des lectures solides, Commentary, par exemple, puisque je viens de le citer, ou le dernier livre de Norman Podhoretz, « World War IV », qui constitue la description la plus lucide de l’état du monde.

A défaut de lire Commentary ou Norman Podhoretz, on pourrait conseiller à l’électorat juif américain, et à l’électorat américain tout court, de lire ce que Daniel Pipes a écrit sur Obama : « Confirmed : Barack Obama practiced islam » (7 janvier 2008). (Confirmé : Barack Obama a pratiqué l’islam).

S’ils ne veulent pas lire Daniel Pipes, qu’ils écoutent au moins Joe Lieberman. C’est un Démocrate, et sur nombre de sujets, j’ai avec lui des divergences très profondes. Mais c’est un homme honnête et un être de droiture, un homme qui aime son pays et la liberté. Quelqu’un qui comprend les enjeux à l’échelle planétaire.

C’est un aussi, ou pour cause, un homme que le parti Démocrate a chassé et exclu. Lieberman sait ce qu’est devenu le parti Démocrate. Il est un ami de John McCain, et il le soutient : précisément parce que nous sommes en guerre et que les Etats-Unis ne peuvent se permettre de fléchir et d’être gouvernés par des gens tels qu’Hillary Clinton ou Barack Obama."

Guy Millière pour Metula News Agency le 13 février 2008

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