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27.01.2008

L’étrange patrimoine de Ségolène R.

J’ai travaillé un certain nombre d’années dans l’immobilier (c‘est à vrai dire mon métier), grâce à quoi je peux me faire une idée assez précise du patrimoine d’une personne en fonction de sa profession, son train de vie, la ville où elle habite et la famille dont elle est issue. A l’inverse, ce patrimoine me permet de savoir si j’ai à faire à un ouvrier, un cadre supérieur, un héritier où à l’homme qui a fait le casse du siècle.

Imaginons un jeune couple qui convole alors que les amoureux sont encore à la fac. Ils sont tous les deux issus de la bourgeoisie de province (le père de Madame est officier, le père de monsieur est médecin, sa mère est assistante sociale), leurs parents sont encore jeunes, ils ont des frères et sœurs, ce qui veut dire qu’ils n’hériteront pas d’un patrimoine substantiel, et sans doute qu’ils n’auront presque rien avant leurs 60 ans.

Leurs études ont été longues, et ils n’entreront dans la vie active qu’à l’approche de la trentaine.

Ils embrasseront bientôt une carrière de cadres supérieurs dans la fonction publique, ce qui nous permet de postuler qu’ils auront tout au long de leurs vies professionnelles 15 000 € de revenues par mois, ce qui est très confortable…

…Mais ils habitent en France, et seront donc assommés par l’impôt sur le revenu.

Mais ils sont Parisiens, et bien qu’ayant tous les deux le cœur à gauche, ils savent que les quartiers bons marchés sont bondés de métèques que l’on ne pourra éviter au jour le jour qu’en se logeant dans le 16ème.

Mais comme madame est Catholique, ils auront 4 enfants qui coûteront comme il se doit la peau du cul: écoles privées, piano, tennis (les enfants de trous du cul font tous du piano et du tennis, c’est presque scientifique), weight watchers pour la fille aînée qui se lèvera la nuit pour vider des bouteilles de Yop, Cours Florent pour son cadet qui menacera de s’ouvrir les veines si l’on ne reconnaît pas son statut d’artiste dans la famille, boite à bac pour ces deux branleurs, suivi par une émule de Françoise Dolto du petit dernier qui fera encore caca au lit à 7 ans (60 € de l’heure réglés en liquide, c’est indispensable pour le succès de la thérapie d‘éviter les chèques et la carte bleue, freudiens et lacaniens sont en accord sur le sujet…), et je ne vous compte pas la panoplie racaille achetée aux Nouvelles Galerie,les deux voitures, le golf et les Seychelles.

Mais si madame a des principes religieux, elle est moderne quand même, elle ne s’arrêtera pas de travailler et nos tourtereaux auront une bonne à demeure, dont il faudra payer le salaire, les charges sociales, les bijoux qu’elle aura volée (car toutes les bonnes sont des voleuses, de nombreuses thèses sociologiques le démontrent), et le prix de son silence quand elle aura pris en photo Monsieur tout nu et qu’elle menacera ‘d’envoyer les clichées à son ministère.

Mais monsieur et madame auront des amis qui les inviteront chez eux, qu’il faudra à son tour inviter, et même si ces gens, comme tous les gens normaux, préféreront les pâtes à la bolognaise au caviar, ils seront du genre à faire courir dans tout Paris le bruit que vous êtes ruiné et même au bord du suicide si vous leur servez des pâtes.

Mais à l’instar de Marie-Antoinette, Madame aura des envies de campagne; il faudra donc qu’ils dénichent une maison toute pourrie dans un coin de France où le Christ à perdu ses chaussettes, dont il faudra refaire le toit, tondre le gazon, et la prêter aux copains qui saloperont tout sur leur passage, mais où ils n’iront presque jamais, parce que les ploucs seront derrière leurs fenêtres à chaque fois que l’Espace arrivera ans le village, et qu’ils s’amuseront à crever leurs pneus (on les comprend, les ploucs, et même, on les applaudit).

A l’heure du divorce, autour de la cinquantaine, ils auront payé les 150 M2 à Paris ainsi que la maison de campagne, et il appartiendra aux avocats de déterminer à qui revient les 200 000 € placés en bourse, le financement des études en histoire de l’art de la petite grosse et la rénovation de l’appartement auquel son frère aura mis le feu, un soir où il aura été invité dans une fête et qu’il sera ivre.

Pas plus.

Prenons maintenant le problème à l’envers, et imaginons qu’on ignore la profession de Monsieur et Madame, mais qu’au moment du divorce, ils soient à la tête d’un luxueux appartement à Paris, d’une villa sur les hauteurs de Cannes, d’un hôtel particulier à Paris, d’un appartement à Megève et d’une maison dans le Poitou, le tout sans plus aucun crédit en cours, sans qu’à aucun moment ils n’aient eu besoin de louer ces biens pour les financer où en assurer l’entretien, et qu’il nous faille deviner leurs jobs. Pour ma part, je dirais non pas médecin, avocat, chef de cabinet où consultant international, mais gangster, héritier d’un empire industriel, Madonna où Alain Delon.

Troisième hypothèse, vous êtes, ce qu’à Dieu ne plaise, inspecteur du fisc, et l’on vous annonce que vos deux clients ont tout ça dans leur escarcelle alors qu’ils ont un statut de simples cadres supérieurs….Dans l’instant, vous courrez chez eux , persuadé d’avoir mis la main sur l’affaire du siècle, le nid à corruption et à fraude qui va vous permettre de grimper d’un coup tout en haut de votre hiérarchie…

Dernier cas de figure, Madame vient d’être candidate à l’élection présidentielle et doit toute sa carrière à Mitterrand et sans doute à l’attrait que ses jambes avaient sur ce vieil Harpagon libidineux, et vous ricanez devant votre téléviseur en vous disant que si la démocratie est décidément une belle saloperie, vos contemporains ne valent pas lourds, eux qui aiment tant qu’on les vole et qu’on leur mente.

P.S: Pour être plus précis: lorsque l’on est propriétaire à Mougins (banlieue chic de Cannes, ce qui n’est pas peu dire), Megève, Boulogne-Billancourt, Paris 16ème, et Melle dans le Poitou, on n’est pas un bourgeois aisé. Pas non plus un Bourgeois très aisé. On est milliardaire.

It's my car.

Le mépris

Prenant sans relâche la défense du Père Samuel, Anne-Marie Delcambre dénonce l’indigne lâcheté des évêques de Belgique.


"Messeigneurs les évêques de Belgique, on m’a souvent vanté votre extraordinaire ouverture aux autres, votre souci de dialogue interreligieux, votre main tendue à vos frères humains, en particulier musulmans. Aussi ai-je lu très attentivement ce que quelques-uns d’entre vous écrivent sur l’islam.

Certains, dont Monseigneur Guy Harpigny, actuel évêque de Tournai, se présentent comme « spécialistes des relations entre chrétiens et musulmans », des islamologues en quelque sorte. Le primat de Belgique lui-même, le cardinal Godfried Danneels, cardinal archevêque de Malines-Bruxelles, considère que l’islam véritable est un « islam des lumières » qu’il faut accueillir avec bonté. Aussi prône-t-il l’accueil de l’étranger non catholique dans les églises. Ne s’est-il pas réjoui, en effet, de « la présence de la descendance d’Abraham dans la basilique de Koekelberg » lors d’un congrès qui s’est tenu à Bruxelles la journée du vendredi 3 novembre 2006 ?!

Pour vous tous, Messeigneurs les évêques de Belgique, rien ne semble plus beau que le dialogue islamo-chrétien dans un climat d’amour, de paix et de tolérance. À lire vos discours adressés à vos frères musulmans, on sent la charité chrétienne qui déborde de vos cœurs et on se prend à rêver. Quelle générosité ! Quel amour pour le prochain ! Quel respect mutuel ! Quel humanisme !

Mais bizarrement, vous gardez volontairement le silence sur la montée de l’antisémitisme d’origine maghrébine à Anvers, Bruxelles, Charleroi et d’autres grandes villes de votre beau royaume. Alors, Messeigneurs les évêques belges, je vous pose publiquement cette question : votre indulgence, votre charité sont-elles les mêmes pour tous les hommes, sans distinction de religion ?

Si je vous pose cette question, c’est qu’il existe dans votre pays un prêtre catholique d’origine orientale parlant l’araméen, le turc, le kurde et l’arabe, connaissant les textes de l’islam qu’il étudie depuis 40 ans, et de plus ayant vécu 35 ans en pays musulmans. Et chose curieuse, il m’a semblé que pour ce prêtre catholique – votre « frère dans le Christ » – vous n’aviez pas la même bienveillance. Je veux parler de Charles Clément Boniface, plus connu sous le nom de Père Samuel.

Pour vous, Messeigneurs, le Père Samuel serait différent du reste des prêtres. Vous brossez de lui, à toute occasion, un portrait totalement méprisant mais surtout mensonger : gourou, manipulateur, raciste, islamophobe…

Faut-il vous rappeler l’attitude de l’ancien évêque de Tournai, Jean Huard, qui, voilà bientôt 20 ans déclara faussement au Ministère belge des Cultes que le Père Samuel avait démissionné et ce, afin de faire supprimer, en plein hiver, un salaire auquel a droit tout ministre des cultes en Belgique. Or le Père Samuel n’a jamais démissionné et ce mensonge incroyable a d’ailleurs valu à l’évêque, le 7 janvier 1993, une condamnation pour voie de fait par la justice civile belge.

Quelque temps auparavant déjà, ce même évêque avait, lors d’une messe, humilié les parents du Père Samuel en leur tournant le dos publiquement pour ne pas avoir à leur donner la communion. Ils étaient restés là, à attendre debout, humblement, sans comprendre qu’ils étaient victimes de mépris de la part d’un évêque dont l’attitude cynique n’avait pour but que de manifester le peu d’estime qu’il avait pour ce prêtre oriental et sa famille. Attitude particulièrement ignoble sur le plan religieux mais aussi sur le plan humain.

Mais, Messeigneurs, je me demande si cette attitude n’est pas tout simplement raciste car le Père Samuel est en fait un des vôtres. Après avoir obtenu la permission (nihil obstat) de l’ancien évêque de Tournai Jean Huard, l’archevêque Grégoire Ephrem Jarjour, auxiliaire du patriarche d’Antioche – et que j’ai bien connu au Liban – était venu en Belgique pour conférer, le 23 octobre 1988, au Père Samuel le titre de chorévêque (« évêque des campagnes ») en remerciement de l’aide et des services rendus aux Chrétiens du Liban et d’Irak.

Au cas où vous l’auriez oublié, Messeigneurs, ce titre donne le droit au Père Samuel de se faire appeler lui aussi « Monseigneur » et de porter, comme vous, la croix pectorale et l’anneau dans les cérémonies officielles religieuses et civiles. Ce titre de chorévêque n’est certes plus connu en Occident depuis le XIIIe siècle, mais il est encore d’usage fréquent en Orient.

Je me demande même si, derrière votre attitude dédaigneuse envers ce prêtre catholique oriental, ne se cache pas un antisémitisme qui n’ose pas dire son nom. Pourquoi tant de haine, Messeigneurs, pour un confrère qui n’a commis d’autre crime que de rester fidèle à la soutane, de prêcher une morale traditionnelle, de célébrer des messes en latin qui plaisent et qui attirent des foules nombreuses et, surtout, de dénoncer les dangers de l’islam ?

Pourtant, le Père Samuel, prêtre araméen qui a vu une partie de sa famille massacrée et l’autre partie contrainte à l’exil, parle de l’islam, lui, en connaissance de cause. Comment pourrait-il envisager d’évoquer un islam fait de paix et de tolérance – comme certains d’entre vous le suggèrent – lui qui a été confronté au quotidien et pendant des années à la dure réalité de cette religion ! Faut-il dès lors, comme vous le faites, qualifier ses déclarations sur l’islam de « propos racistes » à l’égard des musulmans, quand on sait qu’être musulman relève non pas de la race mais de la religion ?

Mais pourquoi vos propos le concernant sont-ils toujours aussi fielleux et venimeux ? En caricaturant ce prêtre sous les traits d’un gourou, et en parlant d’adeptes à propos de ses fidèles, vous jetez le doute sur son titre et ses qualités de prêtre catholique. Or vous savez pertinemment qu’il est bel et bien prêtre et que « quand un prêtre est ordonné, il l’est jusqu’à la mort ». En somme, vous vous permettez, sans fondement théologique, de disqualifier le Père Samuel aux yeux de tous, à défaut de pouvoir l’excommunier.

Dès lors, les questions que je me pose, en tant qu’agnostique, sont les suivantes : Messeigneurs, pourquoi une telle indulgence envers les Musulmans qui, eux, vous considèrent comme des chiens d’infidèles, impurs et polythéistes, et qui nient et condamnent tout ce qui fait votre raison d’être d’hommes d’Église et même tout simplement de Chrétiens : Trinité, divinité du Christ, sa crucifixion, sa mort et sa résurrection ? À l’inverse, pourquoi un tel acharnement contre ce prêtre catholique, votre « frère dans le Christ » ? Où est votre charité, Messeigneurs, vous qui devriez normalement être remplis d’amour fraternel pour votre confrère venu d’Orient ? Seriez-vous, par hasard, devenus musulmans ?

Et pourtant on vous voit, Messieurs les évêques, aller la main tendue, hypocritement, vers n’importe quelle secte ou religion. S’étonnera-t-on alors de l’attitude du Père Samuel qui en arrive à ne plus rien espérer de vous, sa hiérarchie ? Il y a deux phrases favorites qu’il aime répéter : « Le salut vient des juifs » (S. Jean 4, 22) et « Je préfère un franc-maçon humain à un évêque inhumain ». À vrai dire, je suis tentée de lui donner raison."

26.01.2008

Petite plongée dans la benne à sociologues.

Si en 1935, la France avait eu la chance d’être doté d’un machin aussi éblouissant que le C.N.RS. Avec des « chercheurs en science sociale » dans tous ses placards, par quels arguments auraient-ils enrichi le débat public?

Les esprits forts vont me répondre qu’on ne pourra jamais le savoir, et pourtant, moi, je le sais:

Au frais d’un contribuable qui ne se portait déjà pas très fort, ils auraient sillonné l’Allemagne de fond en comble pour faire des « enquêtes », comme disent aussi dans la police les enculeurs de mouches qui veulent justifier leurs notes de claque et de brasserie.

Ils auraient longuement interrogé de jeunes Allemands engagés dans la Wermart où la SS pour comprendre leurs souffrances et leurs espoirs, avant de revenir le teint rose, des dizaines de kilos de papier sous le bras et des portraits touchants de braves types cabossés par la vie, sympathiques en tête à tête, soucieux d‘élever leurs enfants et les sortir à la campagne le dimanche, bref, autant de choses parfaitement inutiles pour saisir l’essence du Nazisme tout autant que la poussée teutone rendue inévitable depuis la réalisation de son unité et l’abandon de la politique capétienne.

Partant, ils auraient doctement renvoyé dans leurs cordes tous ceux qui ont des velléités de penser leur temps par l’usage de l’histoire et de la philosophie en les sommant de mettre le nez sur le guidon, auraient décrété que l’Allemagne avait besoin de reconnaissance et de main tendu, et qu’eux seuls, grâce à leur « science », la connaissait, puisqu’ils avaient vu des Allemands.

Mais ils auraient poussé la jobardise plus loin: avec leurs structures mentales d’employés aux écritures incapables de se départir de la religion des faits bruts et de saisir le fil rouge qui les relie entre eux, ils auraient placé la SS dans la catégorie des fantasmes, puisque l’écrasante majorité de la population n’en a jamais fait parti, et la poussée antisémite dans celle des blagues de poète , car de ce coté-là du Rhin comme ailleurs, presque tout le monde va du berceau jusqu’à la tombe sans toucher un seul cheveu de Youpin.

70 ans plus tard, alors que l’Europe suscite une fois de plus les appétits du clan mongol, ils vont les voir un par un pour sentir leurs petits cœurs qui battent (où leurs petits culs qui bougent, pour certains d’entre eux, mais c’est une autre histoire), et nous abreuvent de portraits de braves gens qui cherchent du travail et qui seront tricolores jusqu‘au slip quand ils en auront trouvé, pour en conclure qu’il n’y à rien a penser des synagogues qui se remettent gentiment à brûler, des petites vieilles qui baissent les yeux devant les bandes ethniques, du bédouin Kadhafi qui nous promet la soumission, et surtout qu’il n’est pas souhaitable de chercher l’essence commune à cette avalanche de signes, de fléaux et de menaces.

Rechercher l’essence commune aux faits et gestes qui colorent une époque, c’est pourtant la seule manière de la penser, mais les imbéciles, les sociologues et les journalistes appellent ça « faire des amalgames », et se payent ainsi l’incroyable luxe de faire passer ceux qui voient un peu plus loin qu’eux pour des bourrins.

Il serait temps de leur dire qu’en effet, la plupart des soldats involontaires de cette fantastique invasion migratoire et Musulmane dont l’Europe est la proie sont au jour les jours des braves gens, que nous le savons, mais qu’il n’y a sur terre que des braves gens, puisque même les psychopathes, les serial killer et les inspecteurs du travail ont des enfants qu’ils vont chercher à l’école et dont-ils soignent les grippes, des voisins à qui ils disent bonjour et des mères sur la tombe desquelles ils pleurent…

Parce qu’il faut bien vivre. Parce qu’entre deux pulsions qu’on laisse échapper, chacun est contraint de vivre en civilisé…Mais surtout parce que l’appartenance au mal absolu ne réside pas tant dans la capacité où même la volonté de le faire soi-même mais dans la facilité avec la quelle on peut coucher dans son lit…

L’Allemagne toute entière n’a pas été Nazi parce que chacun à tuer son feuj, mais parce que ceux qui leur détruisaient la gueule à coups de pelle étaient au milieu d’eux comme des poissons dans l’eau.

En vertu des mêmes raisons, si tous les Musulmans d’Europe ne posent pas des bombes et voire même éprouvent un dégoût sincère devant les corps déchiquetés, il n’en demeure pas moins que les terroristes islamiques se cacheront toujours bien mieux aux Tarteret, au milieu des « braves gens », que sur le plateau es Millevaches.

Un islamiste, ce n’est pas seulement celui qui tranche la gorge au dessinateur mécréant, c’est aussi le « Musulman modéré »qui tout en condamnant la méthode, descendra ans la rue pour se plaindre d’être persécuté à coups de crayons, mais jamais parce que dix bonnes sœurs ont été empalées en représailles.

Il y a de braves gens partout, tous les homme se valent, et tout ça, mais il convient d’en avoir rien à foutre.

24.01.2008

Mauvaise nouvelle d’Australie.

Un dénommé Tsonga vient de se qualifier pour la finale de l’Open d’Australie de Tennis.

C’est un Français , ce qui aurait tendance à me laisser totalement imperturbable

D’abord parce qu’à l’instar de toutes personnes au cerveau normalement constitué, je me fous de toutes les quinzaines de la transpirante organisées à travers le monde et dans laquelle des semi-mongoliens jouent à la balle où lancent des marteaux, et je ne daigne pas prêter la moindre attention aux palmarès des sports qui échappent à la mécanique.

Ensuite parce que le patriotisme sportif et les médailles des podiums sont plutôt l’apanage des peuples avachis constitués de feignasses qui tiennent le mur de l’entreprise qui les emploie et se contentent aisément de salaires de misères pourvu qu’on ne les bouscule pas pendant les heures ouvrables.

Comparez en effet pour vous en persuader le nombre impressionnant de trophées glanés jadis par les pays de l’Est alors même qu’ils se clochardisaient, et plus cruel encore, admirez comme nos très chers compatriotes des îles réussissent mieux dans les Olympiades que ces pauvres Japonais qui, faute de mieux, ne prouvent leur bravoure et leurs adresse qu’à la guerre, dans le commerce et la technologie.

L’ennui, c’est que c’est un Français noir qui vient de gagner, et par conséquence un homme-sandwich tout désigné pour que les laudateurs de la France métissée puissent ramasser leurs délires dans quelques slogans qu’ils vont punaiser sur le cuir de ce garçon, lequel ira sagement les vendre sur tous les plateaux de télévision, aux marches de l’Élysée où dans les écoles primaires, et les médias de nous montrer combien ce jeune homme est gentil et modeste, avec derrière chaque reportage, un message subliminal parfaitement calibré: Si ce qui vous entoure vous fait chaque jour un peu plus penser que ce multiculturalisme est porteur de la plus grande catastrophe qui n’aura jamais balayée le sol d’Europe, c’est que vous êtes la proie des fantasmes…

La preuve par le gentil joueur de baballe.

Des blessures à répétitions nous ont pour l’instant débarrassées de la joueuse-homosexuelle-bien-dans-sa-peau-qui-gagne-et-fait-honte-aux-hétéros, alors espérons que le nouveau jouet des fanatiques de la France d’après ne soit que l’auteur d’un exploit sportif sans lendemain…On en sera désolé pour lui, bien sûr, mais il pourra se consoler en pensant aux vacances que ça nous fera.

Ce Tsonga va peut-être disputer la finale contre notre presque compatriote Federer, natif et résidant d’une ville de montagne Suisse, à quelques kilomètres de la frontière Française, et comme le chauvinisme n’est curieusement pas ostracisé dans le sport, permettez-moi, une fois n’est pas coutume, d’être patriote et de souhaiter sa victoire contre un Français à moitié Sénégalais dont je me sens tellement plus éloigné.

Non pas en vertu d’un quelconque racisme, mais de ce chauvinisme qui va dégouliner de tous les pores du pays si par malheur ce joueur gagne son tournoi, et auquel j’ai autant le droit de succomber qu’un abruti qui défile sur les champs Elysées en chantant du Gloria Gaynor

23.01.2008

L’avenir radieux de Sarkozy.

Les partisans du Front National affirment que Le Pen a eu raison sur l‘essentiel, alors que Sarkozy appartient a une famille politique qui se trompe sans discontinuer depuis des décennies. Si l’on fait abstraction des soraleries multiples et variées dont est pétri l’humus idéologique de ce mouvement, on peut dire que c’est globalement vrai.

Ils en tirent la conclusion que le F.N. engrangera un jour où l’autre les fruits électoraux de sa clairvoyance, tandis que Sarko et ses amis finiront par être punis par les urnes de leur incurie. Cela relève d’un raisonnement parfaitement rationnel, et donc rigoureusement faux.

D’abord, s’adresser à des gens qui n’ont jamais votés pour vous où qui un jour ont cessé de le faire en leur disant qu’ils ont eu tort, et alors même qu’il en ont la preuve autour d’eux, voilà qui consiste peu où proue à les traiter d’imbécile, et personne n’aime se faire traiter d’imbécile. Surtout quand c’est vrai.

Prendre acte ensuite de l’échec de ce Sarkozy pour lequel ils ont voté massivement, ce serait s’ avouer que l’on est de la race des cocus, et personne n’aime se dire qu’il est de la race des cocus. Surtout quand c’est vrai.

Voilà pourquoi nous assisterons aux prochaines élections cruciales à un fantastique numéro d’amnésie collective et à la reconduction de notre chef adoré.

(Je précise à toutes fins utiles que je vois s’éloigner la perspective d’une France gouvernée par le Front en étant gagné par un spleen tout relatif, que le souvenir de leur gestion des affaires toulonnaises suffit à faire disparaître en totalité).

Le suffrage universel est une saloperie.

Ce n’est pas grave Il suffit juste de le savoir et de ne rien attendre de cette abstraction qui s’appelle le peuple.

21.01.2008

Army strong.

Ma mère aura peur de mon sang.

On peut faire de jolies choses en France.

Ce n'est qu'une question de volonté.

La preuve par l'image et par le son:




19.01.2008

Le don d'admiration.

S’il est une chose qui me cesse de m’interroger, c’est bien cette propension du public à lire toujours un peu moins à mesure qu’il écrit de plus en plus. Elle est en effet curieuse, cette attirance pour la littérature, trop faible pour que l’on ai l’envie d’ouvrir un livre, mais assez forte pour que l’on se sente une vocation d’écrivain, fut-il en herbe.

En son temps, déjà, Paul Léautaud s’étonnait qu’autant de femmes écrivent des livres, et comme il était sage et savait remonter de la cause à l’effet, il expliquait par cette inflation d’écrivaine sa difficulté à trouver une femme de ménage qui ne soit pas une souillonne et une voleuse.

Il me semble qu’il existe pourtant une manière de savoir si l’on est doué de la moindre vocation d‘écrivain, et celle-ci consiste à se demander si l’on aime écrire. Si vous prenez du plaisir à la chose, et pire, si vous sentez que vous ne pourrez bientôt plus vous passez d’elle et d’assommer votre clavier à coup de misérables petits tas de secrets , alors c’est que vous n‘en n‘êtes pas.
Que chacun se rassure, ça n’est pas grave. Il existe bien d’autres façons d’occuper son temps intelligemment. On peut faire de la science, enfiler son jogging et ses pantoufles pour descendre au bistrot et tenir le comptoir toute la journée (zezette fait crédit, ne vous souciez pas de la contingence) et de ce fait alimenter l’inspiration d’un écrivain de passage. Un vrai. On peut même, avant de se livrer à cette lascive occupation, courser des dames seules et les détrousser pour aller boire leur argent durement gagné, et s’ ouvrir ensuite à son copain de beuverie romancier de cette double vie qui lui inspirera peut-être son chef-d’œuvre.

Céline disait qu’un écrivain devait mettre sa peau sur la table. Alors certes, tous n’ont pas vocation à devenir Céline, mais enfin, pour trouver sa petite musique et la petite saillie qui n’a pas déjà été dite cent fois, il faut laisser passer la désagréable impression que l’on se tire du sang et que notre œil tourne à mesure que la prose se fait plus claire et qu’elle laisse apparaître le contours de cette putain d’idée que l’on se garde bien d’énoncer en public. Si l’on ambitionne que l’année prochaine elle ne nous fasse pas l’effet d’un pensum ridicule, il faut accepter l’idée que le lendemain au réveil, nous soyons saisis par l’envie de se jeter sur nos feuilles et les déchirer en mous disant « Mon Dieu, qu‘est-ce que j‘ai fait là ».

Un écrivain ne toit tendre qu’à une chose, se voir débarrassé de cette impérieuse volonté d’écrire et de cette marotte contre-nature par le magistral mot Fin de la dernière page de son œuvre, en sachant qu’il n’y parviendra pas et qu’il n’y aura du reste probablement pas d’œuvre, et que Rimbaud seul à pu poser sa plume à dix-sept ans pour ‘en aller le cœur léger et l’âme claire trafiquer des fusils et de la négresse.

Il doit savoir que même s’il monte jusqu’à l’avant dernière marche de son échelle de Jacob, on viendra l’en chercher pour le foutre à Charenton, l’allonger sur un lit sur lequel il resta vingt ans sans piper mot, au côté d’une sœur bigote qui lèguera ses feuillets à des puceaux hystériques, ou bien encore entouré de chiens loups, plus mal sapé qu’un clochard de San Francisco, à donner des consultations de médecine pour des vieilles qui sentent comme toutes les vieilles et qui n’ont le sou qu‘un jour sur deux.

Si pour des raisons qui vous appartiennent vous vous rêviez à la Pléiade mais que la première prise de sang vous à fait fuir, il vous reste toujours le loisir d’aller regarder un dramaturge dans les yeux pour y trouver de la paille et rigoler grassement des faiblesses que vous avez cru déceler dans son style avec d’autre ratés, comme le fait si bien le pauvre Monsieur Naulleau de la Télévision.

En m’autorisant une seule fois l’un de ces bons sentiments dont je me garde d’instinct et font de si mauvais ouvrages, je dirais qu’il est sacrément plus utile à l’écrivain, même amateur, de cultiver le don d’admiration que l’art de la plaisanterie à deux balles sur les travers de ses confrères….
On raconte à Paris que le gros Carlier se trouve dix nouvelles cibles parmi ses confrères à chaque fois qu’il craque un pantalon…
J’ai la conviction profonde qu’il faut passer la terre entière au lance-flamme où à défaut, exprimer la haine qu‘elle nous inspire quand on a la tête est bien faite, mais je crois aussi que Dieu concassera les concierges dans ses marmites pour en faire de la colle.

Je hais les critiques.

15.01.2008

Notre mode de vie n'est pas négociable.

J’ aime bien George Bush.

Vraiment.

Je sais que c’est le genre de choses qui énerve du monde, un truc à se faire reprocher son orthographe, mais ça tombe bien, car non content d’aimer George Bush, j’aime aussi énerver du monde.

Sans compter qu’énerver du monde, ça permet en vertu d’une logique toute schmittienne de se faire des amis, et comme tout cela est décidément sacrement bien foutu, il se trouve qu’en sus d’aimer George Bush et énerver du monde, j’aime aussi me faire des amis.

Je l’aime pour une phrase qu’il décline sous différentes formes selon qu’il ait à renvoyer dans leurs grottes où leurs planques dans la fonction publique les verts Islamistes où les verts écolos, les fous furieux qui veulent détruire les tours New-Yorkaises où les abrutis qui démontent les Mac-do en exigeant qu’on mange leurs fromages de merde remplis de petites bêtes.

Ils dit en substance à ces gens cimentés par une haine commune de la civilisation occidentale et chaque jour un peu plus par des accords électoraux que « notre mode de vie n’est pas négociable ».

Il est frappant que si peu de monde ait noté que cette réplique est la marque d’un homme d’état visionnaire tout autant que celle d’un défenseur inspiré de la Chrétienté.

D’abord, je prend le pari que cette saillie apparaîtra un jour aussi troublante et proverbiale que les plus fameuses de Churchill, quand la secte écologiste sera devenue ce qu’elle est, à savoir une entreprise criminelle, un bouillon de ressentiment , la cristallisation d’envies plus où moins conscientes de casser la gueule à l’humanité toute entière où pour le moins la fliquer, la rationner et punaiser le programme de ses jours sur la porte de la cuisine .

On se rappellera un jour qu’elle était stoïquement lancée par un président des States aux heures ou des millions d’idiots utiles s’extasiaient devant la propagandastaffel verte d’Al Gore et triaient leurs ordures en fermant leurs robinets d’eau chaude comme on communie, pour se sentir engloutis dans .un mouvement de foule perpétuel.

Ensuite, Ce mode vie occidental rempli de femmes à poil maquillées comme des 604 d’arabes, de 4.4 aux jantes Chromées, de navets avec Galabru en vedette tournés dans les années 60 qu’on regarde en s’esclaffant comme si c’était de l‘Aristophane, d’écrans plasma qui valent la peau du cul, et je vous en passe, il se trouve qu’en dépit de toutes ses tares, c’est le notre et qu’il n‘est en effet pas à négocier.

A réformer tous les jours, certainement, car c’est son essence même qui l’exige; à remettre en cause en interne chaque matin par ceux qui veulent assurer son triomphe, sans aucun doute, mais pas à négocier avec ceux qui rêvent de lui planter un bâton de dynamite dans le cul à l’issu de la table ronde. Jamais.

On doit le défendre en premier lieu parce que la grandeur d’une civilisation se juge à la qualité de sa camelote. Les chefs d’œuvre, les civilisations les plus pourries arrivent toujours à en pondre, en lançant par exemple au fond d’une geôle un poète pour qu’il laisse un livre impérissable et en lui coupant les deux bras dans l’espoir qu’il se fende d’une trilogie. Ce n’est pas tant Tite Live où Cicéron qui témoignent de ce que Rome était grand sous l’Empire, mais la fascination qu’exercent encore les très vulgaires jeux du cirque, alors qu’à l’inverse, la ridicule Urss qui aura laissée Soljenitsyne en héritage n’aura in fine sortie de ses usines que des Sodas aux goûts de pisse et des trabans.

Mais surtout, ce fatras d’objets, de vices et de marottes parfaitement inutiles pour l’élévation de l’âme est néanmoins le corollaire parfaitement indispensable d’une civilisation qui a pris acte de ce que ciel et la terre sont séparés et de ce que les hommes ont le devoir d’exercer leurs libres arbitres. Il en va d’eux comme des peuples, ils se doivent de parcourir des existences jonchées de pleins et de déliés, provoquer des crises pour en sortir, partir, revenir, s’abîmer, ressurgir, tenter de toucher le ciel sans jamais l’atteindre, d’un mot vivre en Chrétien, en vrai Chrétien qui finira peut-être ses jours dans un monastère, mais guidé par la foi et son libre arbitre, et non parce qu’une autorité lui aura mis à la naissance un road book entre les mains.

La civilisation occidentale n’a pas besoin d’un road book rédigé par un politburo, un prophète du désert où un écologiste à col roulé et à pipe, elle a besoin d’une route avec des peep-show où des bars à pute sur sa gauche, et des vastes forêts où des Cathédrales sur sa droite.

Pour que chacun se démerde

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