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31.10.2007

Les riches et les pauvres.

"Il est plus aisé pour un chameau de passer par le trou d'une aiguille que pour un riche d'entrer dans le royaume de Dieu" (Matthieu).

Il faut être pauvre sur la terre pour plaire à Dieu, c‘est une affaire entendue.

Mais le pauvre est celui qui déplait aux vrais puissants, ceux qui ont pouvoir de décréter ou sont le bien et le mal, et ce n’est rien d’autre.

Consentir à la pauvreté pour aller vers Dieu, c’est savoir se faire haïr et se passer de l’estime de ceux qui dorment bien la nuit.

L’abbé Pierre était donc riche a vomir, il entassait et se goinfrait…Dommage pour lui qu’aucun Chrétien n'ai jamais cherché à le convertir et lui expliquer qu’on n’emporte pas ses coffres dans la tombe.

Le ciel et la terre

La route qui mène au ciel est oblique, celle de l’enfer est droite.

Il faut s’arrêter en enfer pour finir au ciel et entreprendre de tracer tout droit vers Dieu pour finir en enfer.

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Croire en Dieu, c’est non seulement prendre acte que le Diable existe, mais savoir qu’ils se ressemblent et ne diffèrent parfois que par quelques traits invisibles à nos yeux de chair.

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Les prêtres juifs se brûlent la face quand ils s’approchent trop près de la table et les Cathédrales cachent derrière leurs murs ce que les Chrétiens ne doivent pas voir ici bas. Voilà pourquoi eux et nous devons aller dans le monde pour chercher, comparer, nous brûler et parfois nous perdre.

Ici-bas, La liberté n‘est pas une faveur, c‘est un ordre.

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Dans le désert, Le Christ est allé voir Satan pour que son père lui parle ensuite.

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Les Hérésiarques n’ont jamais voulu qu’une chose: Perdre les Chrétiens en leur faisant oublier la croix, les clous, et les glaives, arracher furieusement les pages du livre pour le réduire à quelques phrases: Dieu est amour aimez vous les uns les autres…. Autant de mots en l’air qui finissent dans l’escarcelle de Satan s’ils ne sont plus dans l’écheveau surnaturel de la parole.

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« Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais déjà trouvé. »

Tu ne m’as pas trouvé si tu ne me cherches plus.

C’est sans doute en oubliant tout ça que les fidèles agenouillés dans l’église font parfois d’avantage penser à Satan que ceux qui passent au dehors.

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Le ciel et la terre doivent se chercher toujours et se trouver jamais.

Cet éternel ballet, cette recherche sans but et ce chemin vers une défaite concédée d'avance, cela s'appelle la Chrétienté.

Thank you Satan.

En semant la confusion sur la terre, Satan complique l’accès au ciel, mais il épure ce faisant les troupes célestes.
Dieu est Hégélien...

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Les faux prêtres et les anges de lumières attirent ceux qui ne veulent de Dieu que la paix de l’âme et la tranquillité qu’elle procure dans le bas monde.
Ils vont vers le Père pour que Satan les laisse dormir.

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Beaucoup de Chrétiens confondent l’amour du prochain et l’indifférence pour le sort de la Chrétienté.

Mais vivre en Chrétien et défendre la Chrétienté sont deux choses aussi distinctes que le ciel et la terre et qui ont chacune leurs heures. L'oublier, c'est vivre comme si les temps étaient accomplis, soit se comporter moins bien que le dernier des pêcheurs, lui qui a au moins l'excuse de ne pas savoir.

Ils se persuadent qu’ils tendent l’autre joue quand ils ouvrent la porte de l’Eglise aux pillards, mais ce qu’ils cherchent, c’est à leur plaire autant qu’à Dieu.
Ils ignorent qu’ils seront écrasés par les uns et par l’autre, où sans doute par l'un qui lancera les autres sur eux.


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L’un prend prétexte de ce que le royaume n’est pas de ce monde pour se cacher dans une chapelle comme dans une forteresse et sourire à Satan quand il doit en sortir.
L’autre se sert de ce que Dieu est amour pour aimer Satan.

L’un est un bigot et l’autre un Chrétien progressiste, mais aucun des deux n’est Chrétien.

Les grenouilles de bénitiers ne font souvent que les squatter honteusement.


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Tendre l’autre joue à son prochain au point d’oublier que sa chair est corrompue et qu’il peut-être un ennemi à combattre où discriminer, c’est oublier que le royaume n’est pas de ce monde et ce foutre de Dieu bien plus sûrement que ceux qui blasphèment.

30.10.2007

Salauds de pauvres!

Prendre aux riches pour donner aux pauvres, c‘est peut-être moral.

(J’en doute pour ma part très fort. Il me semble que la morale consiste bien d'avantage en ce que le riche donne, plutôt qu'en ce qu'on lui prenne; par ailleurs, on prive ce faisant les pauvres de l'espoir de s'enrichir, soit de ce que l'on possède de plus cher ici bas quand on n'a pas d'argent...Enfin passons).

Prendre aux pauvres pour donner aux riches, en revanche, c’est beaucoup plus rigolo, et par temps de crise, nous avons tous besoin de rire.

Je n’ai rien contre les pauvres, mais je note qu’ils sont souvent obsédés par l’argent. Ils sont vénaux, et c‘est mal.
C’est peut-être pour les punir de ce vice que le ciel les maintient dans la pauvreté….

Santa Fallaci

Ce qui rend notre époque maudite si magistrale et les derniers temps si merveilleux à scruter, c’est l’immense confusion qui s’est emparée d'eux pour les mettre hors d’atteinte de l’œil salissant des imbéciles:

Dieu à fait d’Oriana Fallaci l’athée la plus grande Chrétienne de cette époque cardinale entre toutes et plutôt que de lui inspirer une conversion sur le fil, il lui souffla cette splendide relecture de l’Apocalypse qui ponctue son oeuvre.

Ceux qui donnent du pain aux indigents sont aussi mûrs pour les flammes de l’enfer que les dernières bigotes à fréquenter l’office.

Le premier rempart de l’Église Catholique Apostolique et Romaine est un Calviniste milliardaire et belliqueux…

Dieu s‘amuse, et je ne m’ennuie pas non plus.

29.10.2007

Le théâtre de l'antifascisme.



« [Durant l’époque mittérandienne] tout antifascisme n’était que du théâtre. Nous n’avons n’avons jamais dû faire face à une menace fasciste. »

Lionel Jospin.


Ce qui est extraordinaire, ça n’est pas qu’un homme d’état Français ait pu mentir pendant si longtemps pour accéder au pouvoir, mais qu’il puisse le dévoiler dans l’indifférence générale et sans que cet aveu ne fasse venir l'ombre de la queue d'un remord aux moindre électeur.

Les partisans du Front National ont parfois payé cet ostracisme de leurs carrières, de tourments qui leur furent infligés jusqu’au cœur de leurs foyers, parlent à voix basse et baissent les yeux dans le pays de leurs ancêtres, mais ils auraient bien tord de prendre cet aveu pour une levée d'omerta:

Tout ceci démontre au contraire qu’il s’agit en effet que de théâtre, que l’électeur anti-raciste est au théâtre et qu’il le sait.

La pièce est nauséabonde, la trame repose sur un mensonge pharaonique, les personnages principaux sont quelques uns des leurs que l’on couvre de boue, mais ils applaudissent pour glaner leurs quarts d’heure de gloire, monter sur la scène et se glisser dans le rôle jouissif du vertueux qui s’acharne et qui dénonce.

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a sans doute pas d’idiots utiles véritablement authentiques… Juste quelques millions de salauds putatifs dont il suffit de flatter la bassesse.

28.10.2007

Bullshit of Sunday.

Je viens de visionner une vieille interview de Giulietta Masina, feu madame Fellini à la ville, au cours de laquelle le journaliste lui posait la question bateau entre toutes, celle qu’elle avait dû entendre une bonne centaine de fois:

« Est-ce que c’était difficile de vivre avec un génie? »

Réponse de la dame, à prononcer avec l’accent:

« Tout lé mondé me pose cette question, je ne comprend pas! C’est plous facile pour ouné femme de vivre avec oune homme qu’il est oune génie, plutôt qu’avec oune homme qu’il est stoupide et idiote! »

A-t-on trouvé meilleure manière de suggérer à un casse pied qu’il serait bien venu qu’il ferme son claque merde?

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Alors que dans la foulée de son retour en métropole, le Général de Gaulle passait en revue des résistants qui étaient troufions dans l’armée régulière et qu’il venait d’arracher avec un canif quelques grades imaginaires qu’ils s’étaient attribués, il arriva devant un pauvre type qui n’avait rien sur la poitrine. C’est alors qu’il lui posa cette question d’anthologie:
« Alors, mon vieux, on sait pas coudre? »

26.10.2007

XP est en deuil.

Je viens d’apprendre par la bouche de sa femme que mon psy est mort. C’était un gros avec un nœud papillon devenu tout rouge à force de vider sa cave et qui rigolait de bon cœur à mes plaisanteries de jeune chiot misanthrope.
Ce n’était pas la moitié d’un crétin, puisqu’il allait dans les prisons pour examiner des psychopathes et décider s’ils devaient sortir où non. Généralement, il conseillait au parquet de ne pas les relâcher. Il m‘en parlait souvent. Il me disait que si les choses ne tenaient qu’à lui, cette faune de rebut serait à Cayenne en train de casser de la brique, et que ma foi, ce serait bien fait, mais que ni lui ni moi ne pourrions changer le monde. Bref, vous l’avez compris, c’était un brave homme.

Il plaçait tout son argent dans la pierre, et c’est de ça dont nous parlions le plus souvent au cours des consultations, après que nous ayons évoqués le souvenir de Maistre et Léon Daudet. Je lui ai d’ailleurs permis de faire un joli coup:un plateau de 80 M 2 en plein centre ville loué à quatre étudiants, totalement défiscalisé.

Un jour, faisant abstraction de toute déontologie, il m’a invité chez lui. Dans son garage, il avait emménagé un stand de tir, et il ne fut pas peu fier de me démontrer qu’il pouvait viser le genoux d’un raquetteur à 100 Mètres. « Pan! Vous voyez la cible mon cher XP ? Imaginez qu’il s’agisse de la rotule d’un repris de justice! ».Nous avions ris de bon cœur, ce soir là.

Cet homme m’a guéri du spleen. Je le pleure. Je vais prier pour lui.

Show must go on, more and more badly.

Désespérer pour entreprendre.

Pourquoi les gens de droite appellent souvent les rires et les toasts quand ils parlent de l’apocalypse qui vient, alors que ceux de gauche donnent des envies de cordes et de tabourets si tôt qu'ils évoquent leur putain de progrès?

Sans doute parce que Satan n’est plus grand-chose si l’on prend la peine de le fixer dans les yeux et de prendre acte qu’il est là, alors qu’il nous tient tout entier si tôt que l’on décrète qu’il n’existe pas.

Annah Arendt a cloué les Nazis aux murs en quelques mots, bien mieux que ceux qui égrenèrent leurs crimes à longueur de pages: « c’était des clowns. Hitler était avant toutes choses un clown. », a-t-elle lâchée pour mettre un terme à 40 années de méditation et de commerce avec leurs biographies.

Je note au passage que l’optimisme est toujours mère de résignation, alors que le pessimisme et la peur précèdent souvent les actes de bravoure les plus admirables.

Dé Gaulle, avant guerre, était le seul officier qui ne croyait pas que l'armée Française était la meilleure du monde et que la ligne Maginot était impressionante au point de dissuader les Allemands de s'en venir tâter le cul des jolies madmoiselles.
Les optimistes, les « approuveurs du monde », pour le dire comme Muray, lui opposaient leur mépris et fustigeaint son goût supposé pour l’auto flagellation, mais c’est toutefois lui qui annonça après l’étrange défaite que l’on n’avait perdu qu’une bataille et pas la guerre.
Les autres, les optimistes, les couillons de la lune, les imbéciles, croyaient alors que le Reich avait 1000 ans devant lui, pareil à ce qu’ils pensaient six mois plus tôt que le vieux Gamelin ferait tomber Hitler dans l’une de nos tranchés de 1914.

Barbarisation.

Il y a de cela quelques jours, je faisais la queue au Mac Donald, et pour une banale histoire de monnaie, le blondinet de 18 ans qui était devant moi a eu des mots avec la serveuse , une petite Française de souche qui devait s’appeler Tracy, où quelque chose comme ça.
N’y tenant plus, il lui a lancé un cinglant « je nique ta race », et c’est alors qu’un noir a surgi des cuisines pour arrondir les angles. Tout rentra dans l’ordre, et le jeune blanc lança à l’endroit du noir un retentissant « Merci, frère ».

C’est une histoire de fou.

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