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29.09.2007
Méditations au dessus d’une fosse à merde.
Lu dans la presse de ce jour:
« Chavez et Ahmadinejad s'unissent contre Bush ».
« Hugo Chavez voit en Ahmadinejad « une personne respectueuse de la paix internationale et un être humain extraordinaire ».
« Les deux hommes, s'appellent mutuellement « frère ».
« Chavez a déclaré que le Venezuela se tiendra au côté de l'Iran à tout moment et dans n'importe quelle circonstance ».
"Dans n'importe quelle circonstance"....Nous voilà prévenus...Le porc Iranien peut désormais vitrioler Israël autant qu'il lui plaira, son "frère" Catholique Hugo Chavez ne se fendra même pas d'un reproche.
Ahmainejad est « Musulman », Chavez est « Catholique », Bush est « calviniste », et les deux premiers sont « anti-Américains »…..
Islam, Catholicisme, Calvinisme, Anti-Américanisme……Autant de concepts dont il faut redéfinir les Essences immuables qui les sous-tendent pour d’une part comprendre à travers quels mots elles s’incarnent aujourd’hui. et d’autre part déceler ce qui se cache vraiment derrière les mots qui sont sensés les désigner.
Rome est-elle toujours dans Rome? Quel est l’Essence du Catholicisme, et au delà des mots et des références historiques, qui est Catholique aujourd’hui?
Genève est-elle toujours dans Genève? L’essence du calvinisme s’incarne-t-il toujours dans ceux dont la généalogie et l’histoire nous disent qu’ils sont calvinistes?
Les contempteurs de l’Amérique en veulent-ils vraiment à l’Amérique? leur rssentiment n‘aurait-elle pas une racine plus profonde et plus essentielle que celle qui se laisse voir et entendre?
Avons-nous vraiment pensé l’Islam? Serons nous capable de comprendre son incommensurable nocivité et l’étrange fascination qu’il suscite bien au-delà des mosquées sans avoir défini la métaphysique qui le fonde?
Pourrons nous encore longtemps nous aveugler en qualifiant l’Islam de « religion » sans avoir repensé ce qu’est une religion, et sans avoir compris que ce concept est vide de sens dés lors qu’il sert à définir génériquement la pratique des Chrétiens et celle des Musulmans?
Par delà ces considérations, il est temps de nous demander si nous faisons de l’histoire pour penser l’histoire ou ne plus avoir à y penser, et si nous nous servons des mots pour comprendre ce qui nous arrive ou pour, à l’inverse, ne pas avoir à faire l’effort de comprendre.
Lorsque nous rappelons doctement que "Bush est Calviniste", nous nous servons de l'histoire comme d'une science morte, une suite sans queue ni tête d'événements qu'on empile les uns sur les autres et dont on retient par coeur la chronologie pour s'abstenir de capter leurs sens.
il faut réapprendre à jouer avec les mots et démonter pièce par pièce les machines qui se cachent derrière eux….Jouer avec les mots pour démasquer ceux qui jouent sur les mots…
Il faut dresser une armée de nominalistes intransigeants, et qu’elle aille combattre les sophistes et les paresseux dans leurs cénacles, puisque sur cet immense champs de bataille que sera la terre au XXI ème siècle, ce théâtre d’ opération ne sera pas le moins stratégique….
Répétez après moi: « Pourquoi dites vous que Chavez est Catholique, que Bush es un protestant, et que l’Islam est une religion ,».
Apprenez cette phrase par cœur, amusez vous à poser cette question à trois volets, ne serait-ce que pour vous offrir le plaisir aristocratique de voir une jolie gueule de con se décomposer devant vous….
22:30 Publié dans 4th world war | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Marianne, la vieille qui vend ses bijoux.
« Pourquoi le premier ministre Du président Sarkosy nous dit-il que l’état est en faillite, alors qu’il vient d’accorder un « paquet fiscal » de 15 Milliards aux plus riches », s’interrogent ces jours-ci les imbéciles.
Ne leur vient-il pas à l’idée que nous pouvons être au bord de la ruine et fiscalement pris à la gorge ?
Devoir réduire les dettes de l’état ou alléger la pression qu'il fait peser sur la nation, tout cela relève de la contingence. Mais devoir faire les deux ici et maintenant témoigne de ce que l’on est au bord du gouffre et qu'il va nous falloir battre le record du saut à hauteur sans élan(1).
En vertu des circonstances et de nos convictions, on peut décider de s’endetter, augmenter les impôts ou décréter que nos enfants n’auront plus besoin d’armée pour les défendre des envahisseurs, mais nous, nous avons fait les trois…
Après 60 ans de Social-démocratie, la France se trouve comme dans la peau d’un homme qui le même jour aurait reçu l’ordre de son médecin de garder le lit et celui de son banquier de travailler beaucoup plus.
(1) ne riez pas, cette épreuve était inscrite aux jeux Olympiques de Paris en 1924, de même que la traversée de la scène avec obstacle, lequel consistait à escalader une péniche…Ou allons nous chercher tous ça…
07:10 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28.09.2007
Réplique d’anthologie.
Alors qu’un journaliste interrogeait Charles Pasqua sur les déboires judiciaires de son fils en fuite à l'étranger et sous le coup d’un mandat d’arrêt international, il eut cette réplique qu’on aurait put trouver sous la plume de Michel Audiard:
« Mon gamin, il est assez grand pour régler ses affaires tout seul: il a 60 ans... Foutez-moi la paix! »
A raconter avec l’accent Corse, c’est encore plus drôle.
La réplique à moins de gueule que le fameux « du haut de ces pyramides, machin…. », mais j’ai dans l’idée que ça va rester.
A rapprocher des centenaires qui se consolent de la mort d'un enfant en se disant qu’il était vieux et qu'ainsi va la vie, ou de ceux qui pour ne pas traumatiser les gosses, ne divorcent pas avant d‘avoir enterré le dernier.
Plus sérieusement, je ne saisis pas comment un homme peut réussir à raviver son instinct de survie et se convaincre que son existence ne fut pas une farce quand de vieux grisonnants rongés par la calvitie les appellent Papa.
Tout bien pesé, cette histoire n’est pas drôle. Pas drôle du tout.
On aurait dit Michel Audiard, mais c'était Cioran.
14:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
«Ralentissez, cocher! Je suis pressé! »
Les Kmers verts que d’aucuns s’acharnent encore à qualifier du nom d’écologistes, nous tiennent un discours qui repose sur deux postulats intégralement contradictoires dans leurs termes:
Ils nous disent en premier lieu que la planète est en danger, qu‘il faut donc agir au plus vite et que ces considérations ont la force des évidences où de la chose tranchée.
En second lieu, ils affirment qu‘il nous faut déclancher une mutation civilisationelle à l‘échelle de la planète, jeter en vrac aux orties les idées que nous avons put nous faire au cours des siècles de notre place sur la terre, des rapports qu’il nous faut entretenir avec elle et ce que nous sommes venu y faire…
Crumps! Bâtir une civilisation planétaire en une seule génération, mettre des ingénieurs agronomes aux commandes et qualifier d’ennemis du genre humain ceux qui voudraient simplement s’interroger sur ce qu’on laisse et ce que l’on prend.
Il suffit d’énoncer le problème pour que tout s’éclaire et que les écologistes apparaissent pour ce qu’ils sont, à savoir des malades.
Les faits sont là, les écologistes sont littéralement des malades.
Si certains affirment qu’il est urgent de changer de civilisation, il est alors urgent, a fortiori, de prendre le temps de vérifier cent fois, mille fois si les assertions de ces cassandres sont fondés, urgent de savoir par le menu qui sont ces gens, urgent de s’interroger jusqu’à l’épuisement sur la civilisation qu’ils nous enjoignent de bâtir et sur celles que nous devrions démolir.
Il n’y a rien qui à l’échelle de l’histoire des hommes puisse être aussi pressé qu’ils doivent s’ abstenir d’une réflexion dont la profondeur soit à la hauteur des enjeux qui s‘imposent à eux.
Les écologistes emploient souvent un mot qui les trahit: « changer les mentalités ».
Ne cherchons pas plus loin, car tout est là.
Leur fameuse « planète » est une espèce de figure rédemptrice à l’instar de ce que fut le prolétaire aux maîtres des goulags, et cette envie de « changement de mentalités » cache assez mal leur envie d’ouvrir des hôpitaux psychiatriques, de faire des enfants les éducateurs de leurs parents et de placer dans chaque foyer un membre de la Stasi en culotte courte.
Alors qu’il devait accomplir une mission urgente et qu’au fond de sa voiture qui allait trop vite, il avait du mal à se concentrer, Talleyrand eut ce mot resté célèbre:«Ralentissez, cochet! nous sommes pressés! »
06:35 Publié dans 4th world war | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26.09.2007
Généalogie de la pourriture.
« Dans National-socialisme, après tout, il y a du socialisme. »
Claude Jamet, journaliste de gauche, pacifiste et collaborateur notoire pendant la deuxième guerre mondiale.
« Pourquoi l’Iran n’aurait pas le droit au feu nucléaire, alors que les Américains et Israël le détiennent,? »
Dominique Jamet, fils de l’autre, journaliste à Marianne, pacifiste et collaborateur notoire pendant la quatrième guerre mondiale.
Ajoutons que Dominique Jamet ne manque généralement pas d’ajouter que « Contrairement à l’Iran, les Américains se sont servis de la bombe atomique, et que par conséquence, ce sont eux qui doivent susciter notre méfiance »
Ils s’en sont servis contre les forces de l‘axe, soit contre les amis de Papa…circonstance sans doute aggravante aux yeux de cette crapule congénitale.
Mais ce qui rend la comparaison accablante pour le fils à son père, c'est qu'il considère "les intentions belliqueuses d'Israël et des USA à l'endroit de l'Iran" comme la principale menace pour la paix dans le monde, reproduisant à l'identique la diarrhée verbale des pacifico nazis.
17:15 Publié dans 4th world war | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Citations du jour.
« S’il fallait lire tous les livres qu’on est sensé avoir écrit, on n'aurait plus une seconde à soi. »
Jacques Attila, à la fin d’un buffet dînatoire organisé à l’Élysée à l’occasion de la remise de palmes académiques et d’une ardoise fiscale au chanteur Faudel.
« Si je lisais tous mes livres, je n’aurais pas le temps d’en parler à la télévision »
Max Gallo, de l'Académie française, à la fin du même buffet dînatoire.
« Z’êtes bien organisé, les mecs, avec vos sacs en plastiques. Avec ce que vous ramenez, vous avez de quoi vous nourrir jusqu’à l’éloge posthume de Jean d’Ormesson! »
Alexandre Jardin, admiratif.
« Sachez, mon jeune ami qu’au XVIIIème siècle, Voltaire finançait l’achat de ses nègres en allant traîner à la cour de Catherine de Russie. Au début de sa carrière, elle payait pour qu’il vienne, à la fin pour qu’il reste chez lui! Prenez ce petit sac isotherme et perpétuez la longue tradition des lettre Françaiiise!»
Hélène Carrère d’Encause, de l'Académie Française, qui ne peut jamais s’empêcher de rouler sa caisse.
« Tiens, tu aimes les tripes de chameau, Max? »
Jacques Attali, s’adressant, étonné, à Max Gallo.
«Non, c’est Alexandre Adler qui m’a demandé de lui en prendre. »
Max Gallo, de l'Académie Française.
« Et si j’en ramenais à la grosse Breillat? »
Jacques Attali, pensif.
"J'ai cru entendre qu'on parle de moi"
Jean d'Ormesson, de l'Académie Française, s’avançant près de la table avec sa pique et son cabas
09:45 Publié dans XP est drôle | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.09.2007
Nil novi sub sole.
Lorsque l'envahisseur n'est pas encore dans la place, les imbéciles (les sociologues) nous disent que l'observation du terrain ne permet pas d'affirmer qu'il est en train de s'installer, en dépit des "phobies sécuritaires";
Si ses plans sont par bonheur enrayés, les mêmes en concluent que ceux qui criaient aux loups avaient tord de le faire.
Nous avons bien vécu sous une menace épouvantable pendant quarante ans, et le Communisme attend son Nuremberg .
Pendant que les marxistes envisageaient de nous vitrioler, les dhimmis de l'époque criaient "plutôt rouges que morts", défilaient contre les Pershing Américains et usaient de leur humour de chiottes contre "Reagan le cow-boy"...
Nil novi sub sole!
Ajoutons qu'un tel entêtement dans l'ignoble porte un coup sérieux au trop commode concept de "l'idiot utile", et que les anti-Américains d'hier et d'aujourd'hui apparaissent d'avantage comme étant les proies d'une joie mauvaise devant l'imminence d'un désastre et d'une attirance morbide pour la mort et l'asservissement.
« Lyon était sous la menace nucléaire tchèque
La Tchécoslovaquie avait été chargée par le pacte de Varsovie de conquérir le sud-est de la France.
HUIT JOURS pour conquérir Lyon, en utilisant si besoin l'arme nucléaire. Dix-sept ans après la chute du mur de Berlin, l'historien tchèque Petr Lunak livre dans un passionnant ouvrage, paru le mois dernier (*), quelques secrets de la guerre froide. Ils font froid dans le dos.
Petr Lunak, qui est également diplomate à l'Otan, se fonde sur quinze documents tirés des archives militaires de l'ex-Tchécoslovaquie. En 1997, la République tchèque a été l'un des premiers pays d'Europe de l'Est à déclassifier ses archives.
Celles-ci révèlent que l'armée tchécoslovaque avait été chargée par l'ex-Union soviétique d'opérer en cas de guerre une offensive sur le territoire français en vue de conquérir Langres, Besançon, Épinal, puis Lyon. « Jusqu'à la moitié des années cinquante, explique Petr Lunak, le pacte de Varsovie (organisation militaire réunissant l'URSS et les pays du bloc communiste, NDLR) misait sur une stratégie défensive. L'objectif était de déplacer un conflit éventuel sur le territoire de l'ennemi occidental. Avec le développement des armes nucléaires, Moscou et ses alliés ont mis ensuite au point un plan offensif pour occuper l'Europe occidentale. »
Aux termes d'un plan d'opération daté du 14 octobre 1964, approuvé par le président tchécoslovaque Antonin Novotny, Moscou, raconte Petr Lunak, avait dévolu « un rôle ambitieux et difficile » à l'armée tchécoslovaque : « vaincre les armées occidentales dans le sud de l'Allemagne de l'Ouest (ex-RFA) afin d'opérer au bout d'une semaine près de la frontière française ». Après la prise de Lyon par les Tchécoslovaques, l'Armée rouge était censée prendre le relais pour atteindre les Pyrénées. Des conversations entre généraux tchèques rapportées par l'historien montrent que ces derniers jugeaient toutefois ce plan irréaliste.
Ces documents révèlent surtout que Moscou envisageait d'utiliser éventuellement ses armes nucléaires pour parvenir à ses fins. Curieusement, ils ne font pas état des pertes humaines que devait entraîner une telle attaque mais se contentent d'estimer que les dégâts auraient été plus importants pour l'Ouest que pour le camp soviétique.
Un plan toujours intact en 1986
Le plan, qui, selon Petr Lunak, prévoyait « 130 tirs nucléaires pour atteindre Lyon », est resté intact jusqu'en 1986, date à laquelle l'ancien numéro un soviétique Mikhaïl Gorbatchev lançait sa perestroika et amorçait un rapprochement avec les pays occidentaux. Trois ans plus tard, l'empire soviétique s'effondrait comme un château de cartes. Le plan ne fut pas abandonné pour autant. En 1989, après la chute du communisme, il fut d'abord édulcoré de manière à proposer deux options, défensive et offensive. Et en janvier 1990, alors qu'il n'était plus qu'une relique de la guerre froide, il fut de nouveau modifié à la demande de l'ancien dissident Vaclav Havel, devenu président de la République tchèque. L'option offensive ainsi que les mentions des cibles allemandes et françaises passèrent aux oubliettes de l'histoire.
Pour Petr Lunak, ces documents révèlent la vraie nature du régime soviétique « qui a élaboré cette stratégie très agressive au début des années soixante en dépit d'une détente relative entre l'Est et l'Ouest et alors que l'Otan n'avait jamais envisagé d'offensive terrestre sur le territoire du pacte de Varsovie ».
Les documents publiés par l'historien tchèque laissent également supposer que les Soviétiques avaient déployé sur le territoire de l'ex-Tchécoslovaquie des ogives nucléaires après l'invasion du pays par les troupes du pacte de Varsovie en 1968. Ce déploiement est stipulé dans un traité signé en 1965 par les deux pays. « Mais nous n'en avons aucune preuve, précise Petr Lunak. Et les officiels de l'époque n'en ont jamais parlé. »
(*) « Planification de l'impensable-Projets de guerre tchécoslovaques 1950-1990 » publié aux Éditions pragoises Dokoran. 440 pages. »
16:40 Publié dans 4th world war | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
Esprit de Munich es tu là? (2)
En exclusivité, je livre à mes lecteurs, parce qu’ils le valent bien, les mots qui se trouvent entre les lignes de Villepin, et par extension, de Noam Chomsky, du journal Marianne et de tous le assassins de la plume qui se servent d’elle pour dire du mal de cap'tain Bush, et dans l’espoir que les futurs maîtres seront conciliants avec eux après qu’ ils aient pris d’assaut le navire occidental:
« "Nous devons être ouverts et tolérants envers l'Islam et les Musulmans car quand nous serons une minorité ils le seront en retour envers nous"
- Jens Orback, ancien ministre de la Démocratie suédois.
Outre qu’elle révèle la bassesse et la noirceur d'âme de son auteur, c'est d'abord sur sa connerie gigantesque que cette phrase lève un voile : Rien n'excite plus un fauve q'une biche qui pisse le sang derrière un bosquet.
09:45 Publié dans 4th world war | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
23.09.2007
Esprit de Munich es tu là?
«Concernant l’Iran, je prône la conciliation plutôt que l’affrontement »
(Villepin le fol)
« Être conciliant, c’est comme nourrir un crocodile
dans l’espoir qu’il vous mangera en dernier. »
(Winston Churchill)
08:35 Publié dans 4th world war | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.09.2007
Pleurer dans sa Rolls.
J'aime les poètes maudits, mais à la condition qu'ils soient maudits pour de vrai....
Je n’ai rien à faire des parias du dimanche qui traînent leurs croix sur un chemin de Damas fléché que leur a désignée la foule pour avoir sous ses yeux une vision d’elle en négatif, celle dont elle à besoin pour étaler sa médiocrité sans remord et se procurer cette pointe de regret prise au bar les soirs de longs whiskys, cette ligne de spleen reniflée la nuit pour mieux trouver la force de répandre sa crasse en journée .
Je n’aime pas les parias du dimanche... Ceux qui vivent sous des mansardes sans feux, font à la manière des ouvriers des dettes qu’ils remboursent, et soufflent de fait à leurs concierges ou leurs banquiers cette phrase, celle qu'ils ont besoin de prononcer pour dormir en paix: « et si dans le fond, ce pauvre type avait raison »?
Le poète en loque s’habille comme le bourgeois lui a dit de le faire. Mais le punk en cravate, l’écrivain de génie qui part en Suisse sur les recommandations de son conseiller fiscal, investit ses droits d’auteur dans une usine chimique délocalisée en Inde et pousse au suicide son éditeur indélicat, le poète de 17 ans qui voyant son œuvre achevée pose sa plume et s’en va trafiquer des armes et de la négresse, voilà tout le cauchemar du Bourgeois, les blessures qui le meurtrissent et que le poète rêvait de lui infliger quand il avait sept ans et qu’il mordait ses couvertures pour empêcher ses cris d‘être entendus par la bonne.
Oscar Wilde s’était rendu un jour chez son éditeur pour lui demander de l’argent, et l’autre esquiva la demande en parlant de poésie, jusqu’à ce que notre Oscar se lève et lui dise ceci: « nous ne sommes pas fait pour nous entendre. Je m’aperçois que vous êtes un poète et que je suis un homme d’argent. ».
Le poète qui s’en va se doit d’ajuster son nœud de cravate avant de se jeter d’un pont., se battre une heure avec lui devant la glace, éteindre, fermer la porte et se rendre sur les quais. S’il trouve plus esthétique que des balayeurs trouvent son corps bourré d’alcool et de pilules ou la tête explosée, qu’il aille s’allonger sur la banquette arrière de sa Rolls…Il ne convient pas au poète de quitter sur un malentendu l’homme de la foule contre lequel toutes ses lignes furent dirigés en lui laissant croire qu’il ne supportait pas l’ordre qu’il impose ici bas, alors que de son premier jusqu’à son dernier souffle il en avait à sa laideur.
Pour ne pas trahir sa condition, un poète se doit d’être riche. Ou trouver des amis qui le sont. Ou faire semblant de l’être. Si vraiment il doit vivre en pauvre, qu’il prenne alors exemple sur Léon Bloy et se fasse monstrueusement pauvre, qu’il mette en scène son indigence, qu’il en fasse un spectacle et qu‘il méprise ses bienfaiteurs avec l'insolence dont il est en droit de faire preuve et qu'ils méritent.
03:35 Publié dans Best of XP , Taillage de poncifs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

