18.06.2008

Kill the army now

http://ilikeyourstyle.net/index.php/2008/06/18/kill-the-army-now/


Je publie ici ce texte de Nicolas d'Ilys parce qu'il dit la même chose que que mon billet "du vrai gaullisme" en mieux et en plus renseigné.

http://chrnniques.blogspirit.com/archive/2008/04/13/du-vrai-gaullisme.html


Il faut vouloir, disait Jacques Bainville dans une formule particulièrement heureuse, les conditions et les conséquences de ce que l’on veut.

Où que l’on tourne les yeux dans le web « national » ou de droite, la réaction à propos du Livre blanc sur la défense est la même : scandaleux, perte d’indépendance et de souveraineté, et patin et couffin.

Parce que nous étions indépendants et souverains ? Sans rire ?

Il paraît urgent, devant ces réactions quasi-automatiques, presque pavloviennes, de rappeler quelques évidences.

D’abord les conditions : avoir une armée, cela demande d’y consacrer de l’argent. Ce n’est ni une question de grands mots, ni de principes, ni de volonté politique : il faut de l’argent pour payer matériels, recherche, frais de fonctionnement, pensions, etc. Cette évidence, que bien des excités du képi et des épaulettes semblent mépriser, demande à son tour quelques conditions dont d’abord celle-là : avoir de l’argent à dépenser.

L’argument qui consiste à réclamer qu’on dépense là et pas ailleurs est risible, car à son tour il supporte des conditions évidentes : ce qui pourrait être dépensé pour la défense ne peut qu’être pris ailleurs (car même si l’Etat volait pus à ses assujettis et autres vaches à lait, il ne modifierait en rien la répartition de sa redistribution ruineuse et absurde). Chacun sait bien que les seuls budgets où des économies significatives peuvent être faites sont les budgets sociaux de l’État et du para-État social particulier à la France. Chacun sait bien aussi que toute réforme drastique du rôle social de l’Etat en France — en clair tout abandon de la social-démocratie et démantèlement de l’Etat-providence — est impossible : les outils même qui permettraient ce démantèlement sont inexistants ou inopérants, à commencer par l’Europe qui ne joue pas de ce point de vue le seul rôle utile qu’elle pouvait avoir. Bien plus : un consensus — ce mot très français et si désastreux — existe dans la classe politique autour de la nécessité de garder ces systèmes sociaux ruineux et leurs a-côtés. Bien plus encore : alors même que seule une réforme qu’on peut dire ultra-libérale permettrait à l’État de retrouver de l’argent et la capacité de faire des choix réels pour déterminer à quoi le dépenser, ceux même qui réclament qu’on consacre de l’argent à l’armée sont souvent, de droite gaulliste ou nationale, parfois de gauche chevènementiste, les mêmes qui refusent le plus vigoureusement toute remise en cause des particularismes français qui empêchent ces réformes.

Il faut vouloir les conditions de ce que l’on veut : si vous voulez dépenser plus pour la défense et les activités régaliennes de l’Etat, il faut démanteler la république française en tant que sociale : sinon elle continuera à dépenser l’essentiel de ses recettes ou de ses emprunts à des dépenses sociales, puisque cela est inscrit dans son fonctionnement même, où manifester dans la rue, faire grève ou pleurnicher dans les journaux — toutes choses que les armées ne peuvent faire — permet de se voir donner de l’argent sans limite réelle par l’État.

La déploration de la réduction de nos armées est-elle plus cohérente du côté des conséquences ?

La conséquence de posséder une armée coûteuse, c’est qu’on doit l’utiliser.

À quoi ?

Ici encore les incantations et les souvenirs glorieux d’un empire colonial (heureusement) naufragé ne suffisent pas : y a-t-il une apparence que l’armée que l’on financerait serait utilisée à quelque chose ? et à quoi ?

D’abord l’armée française ne semble plus servir qu’à des missions de maintien de la paix et autres conneries du même genre. Même la protection de nos ressortissants dans des Bambolas-Bragamances improbables ne semble plus être une tâche naturelle à notre armée. Je ne parle même pas d’un éventuel usage de nos armes pour soutenir nos intérêts économiques ou diplomatiques : la politique africaine de Jacques Chirac et Dominique de Villepin avait déjà liquidé cette possibilité. Dans ces conditions, est-il souhaitable de consacrer des sommes importantes à une armée qui ne sert plus que de force de police sous mandat international ? Chacun répondra pour soi : quant à moi, résolument imperméable au romantisme de la quincaille militaire à drapeaux, fanions et flonflons, je trouve que moins on consacre de l’argent qu’on me prend à cela, mieux c’est. La police dans la banlieue de Bouaké, qui plus est police à peu près impuissante, sera bien mieux faite par les Africains entre eux.

Le souverainiste ou l’homme de droite pavlovien répondra alors souvent par trois arguments qui veulent dire qu’il faut quand même coûte que coûte financer au maximum l’armée :

— L’armée pourrait être amenée à ramener l’ordre sur le territoire national. C’est faux. Sauf à assister à des événements gravissimes et dans le même temps à un changement du régime lui-même cela n’arrivera pas, les émeutes de 2005 l’ont prouvé si 1968 ne l’avait pas fait. Il semble acquis que la cinquième république, et la république tout court, n’utilisera plus l’armée pour ramener l’ordre en France. Ou alors peut-être contre les Français eux-mêmes.

— L’armée pourrait avoir à sortir de son rôle humiliant de police onusienne pour retrouver, à la faveur d’événement soudains, son rôle traditionnel. L’argument est fallacieux en ce sens qu’alors, il faut revenir aux conditions énoncées plus haut et retrouver une armée nombreuse et coûteuse. Ce ne sont pas quelques milliers d’hommes en plus ou en moins qui feraient une grande différence en cas de conflit classique.

— La dissuasion nucléaire, au moins, doit être à tout prix préservée. Existe-t-il une seule personne pour croire sincèrement qu’un régime qui tremble, pleurniche et se justifie piteusement devant un coupeur de routes ivoirien tué par des soldats français ou trois barbus dispersés en morceaux de croyants déclencherait des représailles nucléaires faisant des millions de victimes civiles ? Giscard avait avoué voilà quelques années que s’il s’était trouvé en position d’ordonner l’usage d’armes nucléaires il n’aurait sans doute pas eu le courage de le faire. Dans ces conditions il s’agit simplement de maintenir un certain prestige avec la participation au club nucléaire. Encore cette participation n’est elle plus utilisée comme moyen de prestige efficace depuis François Mitterrand, qui en était le dernier conscient et capable d’en jouer. Dans ces conditions y consacrer le minimum d’argent pour la maintenir à un niveau crédible mais aussi faible que possible paraît la seule chose intelligente à faire.

Résumons : ni les conditions ni les conséquences d’un choix en faveur d’une armée forte et coûteuse ne peuvent être soutenus par le régime actuel de la France. Le mot régime n’étant pas à prendre au sens étroitement politique mais incluant les conditions morales, intellectuelles, sociales du pays.

La politique de Nicolas Sarkozy, à qui il y a bien assez à reprocher par ailleurs, est donc la seule possible.

On peut ne pas aimer l’OTAN. On peut en souligner les carences ou les ambiguïtés, pour ne pas dire pis. On ne peut pas nier que s’il s’agit de faire partie d’une puissance militaire qui ne soit pas anecdotique, l’alliance atlantique nord est la seule possibilité réelle ouverte à la France et à ses impuissances. Avec carences et ambiguïtés, certes. Mais il n’y en a pas d’autre dans les conditions actuelles.

Et l’apparente impasse où nous enferme ainsi Nicolas Sarkozy a au moins la vertu de souligner qu’il n’y a pas d’autre solution sauf à changer radicalement les orientations politiques les plus fondamentales prises par la France depuis l’après-guerre au moins.

Ajouterai-je que je n’attendais pas autre chose en votant Sarkozy voilà un an ? Il s’agissait de sortir enfin un peu des faux semblants, de l’hypocrisie, de l’infâme jeu de paravents où la France depuis de Gaulle se raconte des histoires pour se rassurer et ne pas voir la réalité. Ce jeu infiniment aggravé sous Jacques Chirac, Ségolène Royal ne pouvait que le perpétuer. Sarkozy, à son corps défendant sans doute, par ce qu’il est et ce qu’il représente plus que par sa propre volonté, le grippe et le crispe assez pour qu’il apparaisse dans toute sa crudité.

C’est le travail le plus utile que puisse pour l’instant faire un chef d’État français.

09.06.2008

La tache blanche originelle

Naturellement, il ne sert à rien d’envoyer cette vidéo à Madame Taubira, pour la simple et bonne raison qu’elle connaît parfaitement tout ce qui se dit ci-dessous.

Comme tout le monde.

Ne dites jamais à un Africain que les blancs ont mis fin à la traite négrière Arabo-musulmane, que sans la colonisation de l’Afrique par les occidentaux, il serait esclave ou que plus probablement encore, il n’aurait jamais vu le jour, il le sait.

Toutes ces histoires d’esclavagisme et de repentance ne servent qu’à désigner le blanc et le Juif comme ennemi ontologique. La culpabilité unique du blanc est en quelque sorte un mythe fondateur.
En tant que tel, il ne se discute pas.

Pas un seul noir Africain n'en veut aux blancs d'avoir mis ses ancêtres en esclavage. Pas un seul. Ce qu'ils leurs reprochent, c'est d'être blanc.



05.06.2008

Faut-il interdire Aristote?

Parvenu à son terme logique, dit-il [Aristote], l'état de sédition dû à l'absence d'homogénéité raciale ne peut se résoudre que de deux façons: soit la population indigène arrive à se débarrasser de la population allogène qu'elle s'était imprudemment associée; soit au contraire, cette dernière devient assez puissante pour exclure la population d'accueil. Dans les deux cas, la Cité ne survit, en tant que telle, que par suite d'un phénomène de ségrégation; dans le premier, elle retrouve son unité d'origine, avec tous les biens qui en découlent, par l'exclusion de ce qui y faisait obstacle; dans le second, le remplacement d'une population par une autre assure éventuellement la reconstitution, sur d'autres bases, d'une nouvelle unité sociale, dont, par discrimination, est exclue la population originelle.

Extrait de l'article "Aristote: l'homogénéité culturelle est essentielle à l'ordre de la cité", par Philippe CHAMP, Monde et Vie.

Merci à Xyr

31.05.2008

Casus belli

http://ilikeyourstyle.net/index.php/2008/05/31/casus-belli/



« Dix jours après que le gouvernement italien a adopté des mesures plus restrictives contre l’immigration, le Vatican a affirmé vendredi 30 mai que “le maintien de l’unité de la famille” et les regroupements familiaux pour les immigrés sont “un objectif fondamental” de l’Église catholique.

Dans la mesure où les immigrés, même clandestins, “représentent une ressource pour les sociétés où ils travaillent (…), il ont droit à ce que l’on affronte le problème des familles séparées”, poursuit le Conseil pontifical de la pastorale pour les immigrés dans un document adopté à l’issue d’une assemblée plénière.”Cela peut être fait avant tout en favorisant le regroupement familial dans le pays d’accueil”, souligne le Vatican.

Le Vatican estime lui qu’il est possible de faire face à la séparation des membres de la famille “en examinant les causes profondes des migrations et le rôle que le développement [économique] peut jouer dans la recherche d’une solution. »


Le dernier paragraphe du texte témoigne tout particulièrement de l’aveuglement de l’Église, lequel confine au fanatisme:

En vertu d’une idéologie dont elle est la proie, la civilisation occidentale et chrétienne s’attelle depuis deux siècles au développement économique et social de l’Afrique et du monde Musulman.

Il s’agit là d’une entreprise gigantesque et dictée par la foi en l’universalisme républicain, comparable à l’édification des pyramides et des Cathédrales par son ampleur et la passion religieuse qui la sous-tend

Le profit essentiel que nos protégés ont choisi de tirer de nos dispensaires et de nos programmes de vaccinations, c’est la force qu’on peut tirer d’une explosion démographique, laquelle, on ne le dira jamais assez, procède de la volonté politique unanime des dirigeants du tiers-monde d’opposer une suprématie quantitative à la suprématie qualitative de l’Occident.

C’est un fait sans précédent dans l’histoire du monde qu’une civilisation décide d’en sortir d‘autres de la fange, d’en faire ses égales et de leur apporter en quelques décennies ce qu’elle a conquis elle-même au prix de siècles de travail et d’abnégations. Or, de cet élan altruiste proprement irrationnel, ces bénéficiaires en ont conçu un ressentiment profond à l’égard de ses bienfaiteurs, et celui-là tourne chaque jour un peu plus vite à la haine .

L’Église croit donc qu’en persévérant dans l’erreur avec la constance du Diable, en jetant toujours plus notre or dans le tonneau des danaïdes, on finira par rendre ces populations autosuffisantes et les débarrasser de cette envie obsessionelle de nous voir plier sous le poids du nombre.

Elle croit donc qu’avec un dernier effort et quelques lignes de crédit en plus, l’Afrique noire et la sphère Musulmane vont devenir laborieuses, se peupler d’usines et de pôles technologiques au point d’en faire pâlir les foules Japonaises, et qu’enfin, l’espoir commun de ces peuples ne résidera plus dans la conquête d’un graal imaginaire usurpé par l’homme blanc au commencement du monde.

Cela ne relève pas de l’erreur d’analyse, mais littéralement de la folie.

Ajoutons que le Saint-Siège succombe à ce délire au prix de l’oubli de l’un de ses dogmes cardinaux, à savoir celui de la corruption de la chair et de l’un de ses corollaires les plus visibles, soit la propension des hommes à liquider leurs dettes morales en se débarrassant de leurs bienfaiteurs

Tendre sans arrières pensées la main à celui d’en face est un moyen très sûr de s’en faire un ennemi mortel, et c’est très mal connaître la nature humaine que de ne pas le savoir.

Ajoutons que le Pape contrevient-là aux règles les plus élémentaires de la charité chrétienne, puisque le confort moral et la reconnaissance terrestre qu’il mendie en ne s’opposant pas à la substitution ethnique de l’Europe Chrétienne, il l’obtient en acculant par avance nos fils à la violence et la barbarie.

Depuis que les Papes vont prier leur Dieu dans les Moquées de Constantinople, il est pour le moins légitime de se demander s’il est encore possible d’être à la fois Catholique et fidèle aux souverains Pontifes de l’époque, lesquels ressemblent furieusement à des anti-Papes.

Je n’affirme rien, je m’interroge.

24.05.2008

Sauver la planète en Cherokee

http://ilikeyourstyle.net/index.php/2008/05/24/sauver-la-planete-en-cherokee/


Il y a quelques jours, j’ai relu Max Weber et son Éthique protestante, esprit du capitalisme, ou pour être plus précis, je l’ai parcouru en diagonale, en regardant les Barbouzes, sur F3. J’adore le bruit des silencieux, dans les films d’Audiard, et j’aime bien quand Francis Blanche prend un accent Nazi terrible, comme dans l’histoire où Brigitte Bardot saute en treillis sur la France occupée pour la délivrer du joug Allemand, qu’elle tombe dans ses griffes, et qu’il menace de l’envoyer à Buchenwald si elle refuse de se faire prendre en levrette. La scène où il lui demande « voulez vous être torturée, petite Madmoiselle », et qu’elle répond « oh bin non alors », voilà ce qu’il faudra montrer aux Gremlins quand ils coloniseront la planète et qu’ils voudront savoir ce que c’est que c’est que le cinéma. Ça les fera rire, et pour le coup, ils ne seront pas trop cruels avec nous. Babeth s’en va-t-en guerre, qu’il s’appelait, ce nanard.

La pensée de Weber est la plus élevée qui se puisse trouver sous un crâne de sociologue. Ce qui n’est pas grand-chose. S’il avait su s’extirper de cette micro science et faire danser les concepts, il aurait compris que l’esprit du capitalisme est le pendant économique de celui qui sous-tend notre civilisation, et qu’à contrario, ceux qui veulent le mettre à bas cherchent le coup à trois bandes, l’effondrement du modèle judéo-chrétien par la fin de son économie de marché, à l’instar de Lénine qui voulait « tourner l’Europe par l’Afrique », où de tous les José Bovidé à moustaches dont l’attirance morbide pour l’économie planifiée n’a d’égal que l’affection qu’ils portent aux kamikazes palestiniens.

Le capitalisme pendait au nez de cette civilisation qui a fait le choix du libre arbitre, de l’aventure et de la crise permanente. Depuis deux siècles, des aréopages de barbo-moustachus veulent foutre l’avenir en cage, le tracer au cordeau et l’enfermer dans un éternel gosplan dicté par un prophète dont la statue de bronze serait sur la place, et les aspirations de ceux-là ont tout a voir avec la théologie.

La pensée anti-libérale est une hérésie de facture très classique, elle procède d’une révolte contre cette idée folle que le royaume du grand architecte n’est pas de ce monde, qu’il nous commande de chercher pitance et salut les yeux bandés, que notre chair corrompue nous entraînera chaque jour dans la fosse, mais qu’il a placé en nous la force d’en sortir.

Au sommet du G7 de 1983 dont les assemblés se tenaient dans la galerie des glace du palais de Versailles, le Président socialiste Mitterrand avait suggéré à ses homologues que soit crée une usine à gaz internationale destinée à prévoir les avancées technologiques futures. Le grand libéral et Chrétien Ronald Reagan lui répondit que d’autres maboules dans son genre avaient eu la même idée dans les années 30, qu’ils avaient reçu plein d’argent pour enculer les mouches, et c’est en brandissant son stylo sous les yeux de Mitterran le socialan qu’il dît de ses jean-foutre qu’ils n’avaient même pas prévu le remplacement de la plume par la bille. Sur ce, Thatcher a pouffé, et Le Français à baissé la tête comme le gros balourd qu’il était, en dépit du roman national qui le dépeint sous les traits d’un Florentin. Ce qui achève de rendre cocasse cette histoire, c’est que le pied Nickelé en chef s’est ensuite vengé sur Jacques Attali (l’auteur de la couillonade) en l’humiliant à son tour devant pleins de gens, pendant ses parties de golf .

Les problèmes de réchauffement climatique et de pénurie de matières premières prennent leur place dans l’interminable fanfare des affres que génère le capitalisme et qu’il finit toujours par résoudre et transcender.

Seulement, la catastrophe avance à grand pas, et les écologistes s’affolent. Déjà, les golden boy californiens roulent en voiture électrique et salissent beaucoup moins l’atmosphère que José Bové ou Yan Arthus Bertrand dans son hélicoptère de crétin. Si nous ne faisons rien, si nous ne modifions pas nos habitudes de consommation subito, il ne faudra pas vingt ans à l’humanité pour qu’elle apprenne des verts que ce sont des rouges, des Folamour travaillés par le fantasme annal et régressif d’un monde retourné à sa forme tribale, au troc, à la cueillette et aux documentaires de Nicolas hulot qu’on regarde en se gelant les couilles, malgré les pulls à cols roulés qui grattent.

C’est pour ça qu’ils pourrissent la vie à tout le monde avec autant de force, ils savent que leurs heures sont comptés. Raison de plus pour leur chier au nez en faisant longuement couler les robinets d’eau chaude, et les citoyens riches ont en sus le devoir de s’acheter des 4*4 et passer devant ces connards en trombe, quand ils sont réunis devant une flaque d’eau.

Un jour, nos petits enfants remercieront le président Bush pour le doigt d’honneur qu’il fît aux signataires des accords de Kyoto, et sans doute à-t-il donné là vingt ans d’avance à la civilisation occidentale, dans la guerre de sape que lui mène les écologistes.

19.05.2008

L‘Amérique, hélas

http://ilikeyourstyle.net/index.php/2008/05/19/l%e2%80%98amerique-helas/



Les hommes d’état majeurs se reconnaissent à cet œil de lynx qui transperce la brume pour cerner la vérité bien avant la foule, les experts et les observateurs de métier.

Le 12 septembre 2001, George Bush avait livré une prédiction qui s’avère aujourd’hui d’une justesse hallucinante, lui qui avait dit en l’espèce ceci:« tous ceux qui ne sont pas avec nous sont désormais contre nous ».

Nous somme à sept ans du 11 septembre, à cinq ans du débarquement de l’U.S. Army en Irak et de la prestation délirante de Villepin la tribune de l’O.N.U., et tout s’est éclairci.

En vertu d’une règle qui ne souffre jamais exceptions, les anti-Américains finissent très mal. Quand je dis très mal, je veux dire dans la fange et dans les draps des pires ennemis que la France et l‘occident n‘ont jamais eu en face d‘eux.

Ben Laden recommande dans ses messages publics la lecture d’Emmanuel Todd et de Noam Shomsky, soit respectivement le Maître à penser la géopolitique des souverainistes et celui des alter mondialistes. Voilà qui constitue en soi un événement proprement extraordinaire et de nature à monopoliser le débat public de chaque côtés de l’Atlantique, mais ce qui l’est encore davantage, c’est que cette promiscuité ne suscite pas la moindre interrogation ni la queue d’une prise de distance parmi les lecteurs de ces islamistes objectifs..

Pour nous en tenir rigoureusement aux faits, ça consiste en quoi, d’être contre l’Amérique après le 11 septembre 2001?

En ce que le maître d’œuvre de la campagne électorale de Jean-Marie le Pen réserve dans les grandes heures ses communiqués au site Oumma. Com.

En ce que ce leader nationaliste Français s’affiche au côté du racialiste Dieudonné M’Bala M’bala

En ce que le gaullo-souverainiste Coûteaux affirme à la tribune du parlement européen que la Syrie devrait avoir une bombe atomique pour que les arabes puissent tenir Israël à distance.

En ce que les héritiers de Maurras décrivent les terroristes du Hezbollah comme des serviteurs honorables du principe national.

En ce que Michaël Moore tient l’existence même de l’état hébreu pour la source principale des conflits au moyen-orient.

En ce que le protocole des sages de Sion soit vendu à Barbès sans que le moindre contempteur de l’administration Bush n’y voit malice….

Existe-t-il un seul leader d’opinion qui soit encore un contempteur sans ambiguïté de l’invasion migratoire et de l’Islam en étant toujours contre eux?

Non. Ça n’existe pas.

Les ennemis de l’Amérique sont donc mécaniquement déportés dans le camp d’en face, et ce en vertu d’un mécanisme qui les dépasse de toute évidence, pareil à ce que le collaborateur de circonstance Laval en était venu à souhaiter la victoire de l’Allemagne.

Vous verrez en effet que nous en somme au début de ce processus du Diable, et qu’ à moins de se renier totalement, les anti-américains fréquentables de l’avant 11 septembre 2001 finiront par envisager la conversion de l’Europe à l’Islam, et ce le plus sereinement du monde. Ben Laden l’à très bien compris, et ce n’est pas pour ses beaux yeux qu’il s’est fait l’agent littéraire de Todd à l’international. Pour les mêmes raisons, les prêcheurs Islamistes de la toile n’ont pas de mots assez doux pour les nationalistes Français et leurs envies de souveraineté. .

Je ne sais pas s’il est réaliste d’être pro-américain. Ce que je sais en revanche, c’est qu’il est totalement irréaliste de ne pas l’être.

En partant pour Londres, il est indéniable que de Gaulle faisait preuve d’une certaine naïveté, mais toutefois beaucoup moins que ceux qui le condamnait à mort depuis Vichy.

http://www.youtube.com/watch?v=75bTYgMKh5A

13.05.2008

Copains des Souverainistes à Babouches

Ces deux vidéos démontrent qu’il n’y a pas plus irréaliste que la Réal-Politique.

Que rien n'est plus préjudiciable aux intérêts de la France que la défense des intérêts de la France par delà les valeurs de la civilisation dont elle est un pan.

Que le choix de la réal-politique au détriment systématique de l’idéologie constitue la plus dogmatique et la pire des idéologies.

Que les Souverainistes sont in fine les ennemis les plus acharnés de la souveraineté réelle et possible de la France.






Un député du Hamas, "élu démocratiquement", comme aiment tant à le rappeler d'un ton grave les imbéciles:



Un ancien ministre Jordanien:

11.05.2008

Déjà partis

http://ilikeyourstyle.net/index.php/2008/05/11/deja-partis/



Je viens de parcourir un reportage sur les CPF sans papiers qui n’hésitent plus à sortir au grand jour. A la vue de ces gens défilant dans les rues de la Capitale alors qu’ils sont très légitimement recherchés par la police, je me suis mis à penser à Worldpress. A Ilys. Au bol à cornichon. A moi. Moi aujourd’hui et moi demain. Moi dans vingt ans, si mon cancer du poumon, mon foie d’ivrogne et mes fantômes me laissent aller jusqu’ à 50 ans.

Nous retiendrons un jour qu’à l’heure précise où les toujours clandestins n’ont plus été tenus à la clandestinité, on pouvait écrire tous le mal qu’on en pensait à la seule condition de prendre leurs places. Il s’agit d’une clandestinité sans frissons, sans radio Londres, sans balles dans la peau, sans bâillons et sans cochons dans les valises, mais d’une clandestinité authentique .

S’exprimer à partir d’un hébergeur américain pour se protéger de l’appareil judiciaire et des coups de ciseaux du ministre de la police, cela consiste stricto sensu à se faire éditer à l’étranger, cacher son identité véritable aux autorités pour éviter ses foudres et même lui faire oublier que l’on est toujours sur le sol de France. .

Ceux qui parlent encore d’eux-mêmes dans ce pays se sont déjà exilés. Ce n’est pas grave. C’est même très amusant. La fée technique nous camoufle si bien qu’à l’instar de Muray, on peut se délecter de la catastrophe aux terrasses des troquets les plus classieux. Comme lui, , je trouve la post-modernité plus propice à la création que les Alpilles ne l’étaient sous les yeux de Cézanne, et l’art est une chose bien plus précieuse que la vie.

Pour rien au monde je n’aurais voulu naître avant, mais je sais de quoi ce drôle d’exil nous parle et ce qu‘il annonce. Je sais qu’un jour, il nous faudra partir pour de bon ou pour le moins qu’il nous faut vivre avec cette idée subito. Pour apprendre à l’aimer.

C’est beau la Corse. Et la Floride, aussi. Il y a du soleil presque toute l’année, là-bas… Avec une prudence toute terrienne, mes parents ont déjà réglé leur succession… Mes quelques économies sont au Liechtenstein…Worldpress est aux States… L’occident chrétien à de quoi faire sauter vingt fois la planète, si on l’emmerde de trop… Il a dans ses livres toute la sagesse requise pour que soient châtiés ses ennemis du dehors et ceux qui sont dans son ventre…Un jour, il enverra des pères fondateurs sur Mars, poursuivra sa geste et fera de la terre un cloaque à pouilleux gigantesque. Une Wallonie francophone et diverse étendue du pole nord aux pôle sud… Last but not least, Après le Dies Irae, Nous serons délivrés….

Voyez comme la vie est belle. Vraiment belle, putain.

Seuls l’espoir et les illusions pourraient venir nous la gâcher.

08.05.2008

Les trois étapes

“Maintenant, le réveil farouche et orthodoxe est un phénomène mondial. Il faut vivre dans la lune pour croire que l’on pourra “intégrer” des musulmans pacifiques et non conquérants. Il faut oublier ce qu’est la rémanence du sentiment religieux (ce que je ne puis développer ici). Il faut oublier la référence obligée au Coran. Il faut oublier que jamais pour un musulman l’Etat ne peut être laïque et la société sécularisée: c’est impensable.

Il faut enfin oublier comment s’est faite l’expansion de l’Islam du VIe au IXe siècle. Une étude des historiens arabes des VIIe et IXe siècles, que l’on commence à connaître, est très instructive : elle apprend que l’islam s’est répandu en trois étapes dans les pays chrétiens d’Afrique du Nord et de l’Empire byzantin. Dans une première étape, une infiltration pacifique de groupes arabes isolés, s’installant en paix. Puis une sorte d’acclimatation religieuse: on faisait pacifiquement admettre la validité de la religion coranique. Et ce qui est ici particulièrement instructif, c’est que ce sont les chrétiens qui ouvraient les bras à la religion soeur, sur le fondement du monothéisme et de la religion du Livre, et enfin lorsque l’opinion publique était bien accoutumée, alors arrivait l’armée qui installait le pouvoir islamique — et qui aussitôt éliminait les Eglises chrétiennes en employant la violence pour convertir."

Jacques Ellul

25.04.2008

La lettre volée

http://ilikeyourstyle.net/index.php/2008/04/25/la-lettre-volee/


J’ai compris pourquoi le discours selon lequel « on ne peut pas empêcher les travailleurs pauvres de l’hémisphère sud d’émigrer vers les pays riches, et qu’on aura beau construire des murs, patin couffin…. » relève de la jobardise la plus absolue, de celles qui font rire pendant un siècle ou deux sur les bancs des amphis et même dans les bistrots.

Comment, se diront nos arrières petits-enfants, nos aïeux ont-ils été assez fous et aveuglés par les superstitions de leurs temps pour décréter qu’ils ne pouvaient rien contre une sorte de délinquance que par ailleurs et en amont, ils avaient décidé de ne jamais punir?

Un immigré clandestin est un délinquant qui dans le cas d’une interpellation par la police risque une convocation au tribunal, lequel décide parfois de se conformer à la loi, auquel cas il confie à la même police le soin de le retrouver. Celle-ci arrive parfois à lui remettre la main dessus, et dans ce cas, il peut-être remis dans un avion. Si par bonheur il est mis fin à ce délit que constitue sa présence sur nos territoires, il ne lui est en revanche jamais demandé de le réparer.

Procédons par analogie.

Un clandos, c’est l’équivalent d’un type qui volerait chez Leclerc en ne risquant que d’être serré par les vigiles pour se voir remettre une convocation au tribunal ayant autorité pour décider s’il doit rendre ou non la marchandise. Dans ce cas, si par extraordinaire la convocation arrivait jusqu’à la boite aux lettres du voleur, que celui-ci, magnanime, décidait de s’y rendre et que le juge n’était pas trop laxiste, le voleur aurait trois jours pour rendre la marchandise, avec une remise de peine sur les denrées de premières nécessités… Si les chose se passaient comme ça, les établissements Leclerc seraient des passoires, et personne ne pourraient empêcher les miséreux de la ville de les franchir d’assaut pour nourrir leurs familles, comme on dit au CNRS, dans les médias et dans les ministères.

L’immigration clandestine est donc un délit qui présente la singulière particularité d‘être totalement dépénalisé. Le sens commun est parfaitement suffisant pour comprendre que si les clandestins étaient punis d’une reconduite à la frontière précédée de quatre ans de prisons, non seulement nous ne ferions aucune entorse aux principes de droit en vigueur sous nos cieux, mais nous tordrions aussi le cou à cette fable d’un occident condamné à la submersion, comme dans la thèse N-Z de l’espace vital.

La propagande tape si fort et tout cela crève tellement les yeux que tout le monde n’y voit que du feu.

Un clandestin reconduit à la frontière, c’est comme un automobiliste qui aurait pris la route à contre sens et que la police reconduirait chez lui en lui faisant promettre d’être sage et de ne ne plus prendre le volant

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